[Top 50] Qui sont les meilleurs joueurs de la NBA ? [5/7]

La rédaction d’En Tribunes a bossé. Pour vous, nous avons classer les joueurs NBA pour vous proposer notre Top 50 des meilleurs éléments de la ligue. Évidemment, il est difficile de comparer des joueurs aux postes différents et aux responsabilités plus ou moins importantes. Notre classement est forcément subjectif. Nous avons voulu classer les joueurs dans l’ordre dans lequel nous les choisirions pour remporter un titre NBA, objectif ultime du sportif de haut niveau. Certains choix choqueront, décevront ou feront un buzz énorme sur la toile. Nous savons que ce classement peut remettre en cause la vie paisible que nous menons. Qu’importe, il fallait faire ce classement. Pour vous.

Pendant une semaine, vous pourrez suivre l’évolution de ce classement. Aujourd’hui, voici nos choix de la 15ème à la 11ème place. Enjoy.

15 – Blake Griffin (Los Angeles Clippers)

Ailier-fort – 2,08m – 113kg – 28 ans – Drafté en 2009

Le rouquin le plus costaud de la NBA squatte donc la 15ème place de notre 50. Pas mal pour un joueur réputé unidimensionnel à sa sortie de fac et incapable de shooter ou faire autre chose que dunker et prendre des rebonds. Quelques années plus tard, il fait pourtant partie intégrante de la reconstruction opérée avec un certain succès par les Clippers. Après une première saison blanche à cause d’une blessure au genou et un envol en NBA donc retardé, Blake Griffin dispute enfin un match avec sa nouvelle franchise lors de la saison 2010. Monstrueux individuellement, il finira Rookie Of The Year et confirme ce qu’on pensait de lui : inarrêtable une fois lancé, il dispose d’une explosivité et d’une puissance hors du commun même au sein de la NBA. L’arrivée de Chris Paul à l’été suivant ainsi que Doc Rivers à la tête de l’équipe transforme le visage de la franchise. Fini de perdre, maintenant place à de vraies ambitions. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu, et depuis ce jour les Clippers ont toujours échoué à atteindre seulement la finale de conférence, pourtant bien loin de leur objectif initial d’aller chercher une bague. Ce bon Blake fait pourtant de son mieux, lui qui progresse année après année, allant jusqu’à finir 4ème pour le vote du MVP en 2014, sa saison la plus aboutie. Dunkeur fou, rebondeur très solide grâce à ses capacités physiques hors normes, il s’est au fil du temps largement amélioré à la passe mais surtout au tir au point de devenir très régulier à mi-distance et même plutôt menaçant à 3 points. Capable d’enchaîner les airballs sur la ligne des lancers francs lors de sa saison rookie, Griffin est désormais un joueur que les défenses de NBA ne peuvent plus se permettre de laisser seul à longue distance sous peine de sanction. Malgré toutes ses qualités l’ami Blake ne gagne pas en playoffs avec sa franchise, et il pourrait bien changer d’air cet été. Free agent, il va être désiré par à peu près toutes les franchises NBA flairant le bon coup d’un joueur encore dans la force de l’âge et ultra dominant sur son poste. Il va chercher un contrat max et va l’obtenir sans problème, mais va t-il chercher un nouveau défi et une nouvelle équipe pour assouvir son désir de titre? C’est fort possible, et on peut par exemple penser à une reconstitution de son duo universitaire avec Russell Westbrook du côté d’OKC. L’option d’une re-signature n’est évidemment pas à écarter, et dans tous les cas l’avenir du meilleur rouquin de la ligue sera extrêmement intéressant à suivre.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

61

21,6

8,1

4,9

49,3

33,6

En carrière

471

21,5

9,4

4,1

51,8

29,9

Les + : Physique de monstre / Progression constante au tir

Les – : Se blesse trop / Ne passe pas de cap collectif

14 – Kyrie Irving (Cleveland Cavaliers)

Meneur – 1,90m – 87kg – 25 ans – Drafté en 2011

Lieutenant de LeBron James depuis trois saisons et le retour du King à la maison, Kyrie Irving est une référence à la mène en NBA. Très apprécié par le public pour ses gestes fantasques et son sens du spectacle, l’ancien de Duke ne doit pas être résumé qu’à ses crossovers. Excellent scoreur, Irving a planté plus de 25 points par match cette saison, ce qui représente largement sa meilleure moyenne en carrière dans le domaine. Il complète bien LeBron dans son apport offensif et sa nette progression à 3 points fait un bien fou à coach Lue qui peut faire bénéficier son meneur des pénétrations de James, qui peut ressortir et être confiant pour la suite de l’action. En progression également à la passe, Irving n’a jamais été un grand distributeur de caviars et une amélioration dans ce secteur peut lui faire passer un nouveau cap. Des caps, il en a franchi depuis son arrivée en NBA il y a 6 ans. Attendu au tournant après avoir été drafté en première position en 2011, Irving a tout de suite montré qu’il avait les épaules pour être le leader de ces Cavaliers en perdition. Sa présence dans le roster n’a pas été anodine dans le choix de James de revenir au bercail. Pas sûr que LeBron ait risqué un retour sans une certaine garantie pour l’épauler. Par ailleurs, Irving est exemplaire depuis le retour du King et il s’épanouit pleinement dans ce rôle de lieutenant. Capable de soulager James au scoring et de prendre les choses en main quand les défenses se resserrent sur son leader où qu’il est dans un moins bon soit, Kyrie est également toujours au rendez-vous lorsqu’il y a de l’enjeu et Cleveland peut remercier son meneur quant à la quête du titre la saison dernière. Ses shoots clutchs dans le match 7 face aux Warriors ont été très précieux et le mérite doit lui en revenir. Défensivement, si certains considèrent Irving comme un joueur solide dans le domaine, nous émettons plus de réserves sur sa capacité à freiner ses adversaires directs. Mais il compense par un apport offensif important. Aujourd’hui, les défenses doivent effectuer une petite prière pour espérer stopper Irving. Kyrie Eleison.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

72

25,2

3,2

5,8

47,3

40,1

En carrière

381

21,6

3,4

5,5

45,7

38,3

Les + : Shoot / Spectacle / Scoring

Les – : Pas dans l’élite à la passe

13 – Paul George (Indiana Pacers)

Ailier – 2,06m – 99kg – 27 ans – Drafté en 2010

Paul George vient tout juste de réaliser une campagne de playoffs monstrueuse sur le plan individuel et pourtant du côté des Pacers tout le monde ne parle que d’un éventuel départ de la star de l’équipe. En effet, celui qui est considéré à juste titre comme un des tout meilleurs joueurs de la ligue ne semble plus en odeur de sainteté dans l’Indiana. Pourtant, il a su se remettre d’une terrible blessure subie avec team USA il y a 3 ans, et revenir plus fort au point de remporter l’or olympique en 2016, et ramener les Pacers en Pplayoffs. Mais son contrat expire dans un an et il est de notoriété publique que le natif de Los Angeles rêve de rejoindre un jour la franchise de son coeur, les Lakers, et la ramener au sommet de la ligue. Il ferait en effet passer un sacré cap aux angelinos, car PG13 est quand même un quadruple All Star, ancien MIP de la ligue, 3 fois dans le troisième 5 NBA, bref une vraie pointure de la balle orange. Gros scoreur naturel, défenseur plus que solide, rebondeur sérieux, il est surtout un joueur de défi qui se sublime pour les grands matchs et les grands rendez vous, le genre de joueur à qui vous confiez la gonfle dans les moments chauds pour le voir terrasser l’équipe adverse. Il n’est jamais meilleur que quand la tension est à son maximum et que la balle sembler peser plusieurs kilos dans vos mains. Ses stats en postseason sont systématiquement meilleures qu’en saison régulière, preuve de la capacité du bonhomme à augmenter son niveau lorsque les circonstances l’exigent, tout l’inverse d’un Kyle Lowry ou d’un DeMar DeRozan par exemple. Mais malgré tout cela, sa franchise et lui semblent voués à prendre des chemins différents, les Pacers voulant reconstruire autour de Myles Turner tandis que PG13 veut gagner un titre, et vite de préférence. Chez En Tribunes, on mise sur un trade dès cet été pour ne pas le voir filer sans contrepartie dans un an, et pourquoi pas chez les Lakers, club de coeur de l’ailier et favoris pour l’accueillir.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

75

23,7

6,6

3,3

46,1

39,3

En carrière

448

18,1

6,3

3,2

43,2

37

Les + : Joueur de grands moments / Leader / Attaquant de très haut niveau

Les – : Ne se sent plus à l’aise dans sa franchise / Peut progresser à la passe et la création

12 – Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

Ailier, meneur et tout le reste – 2,11m – 100kg – 22 ans – Drafté en 2013

Capable d’environ tout faire sur un terrain, Giannis Antetokounmpo est, avec LeBron James, le joueur le plus complet de la NBA. Bon scoreur, bon rebondeur, bon défenseur, bon passeur, bon à la mène comme sur l’aile, la légende raconte que le grand grec est serveur à la buvette du Bradley Center à la mi-temps et qu’il s’occupe de la fermeture de la salle après chaque match. Auteur d’une saison remarquable à seulement 22 ans, Antetokounmpo a toutes ses chances pour décrocher le titre de MIP qui récompense chaque année le joueur ayant le plus progressé sur une saison. Il sera en concurrence avec Nikola Jokic et Rudy Gobert. Giannis représente l’avenir de la NBA et est l’image d’une ligue qui est de plus en plus fervente de joueurs multitâches, grands et mobiles, scoreurs et passeurs, gros rebondeurs et rapides. Son style de jeu s’apparente à celui de Ben Simmons, dont les premières minutes sous le maillot des Sixers se font attendre. S’il n’est pas plus haut dans notre classement, c’est parce que ses Bucks ne représentent pas encore une grande force de la conférence Est et que, même si on n’a aucun doute là dessus, nous n’avons pas la preuve qu’Antetokounmpo peut s’imposer comme un leader d’une équipe jouant le titre NBA. En tout cas, il ne l’a pas encore prouvé. Mais cela résulte plus d’une absence de qualité chez ses coéquipiers plutôt que de lacunes personnelles. Car Giannis n’a pas grand chose à se reprocher quant à son apport sur le parquet. Il est la définition du mot « valuable » et Milwaukee dépend énormément de son prodige grec. S’il venait à revenir en octobre avec un shoot à 3pts, seul point faible de son riche arsenal offensif, l’homme aux bras aussi longs que son nom deviendrait injouable et le calvaire que représente déjà une mise en place défensive sur lui serait alors démultiplié et le Greak Freak croquerait ses adversaires les uns après les autres. Aujourd’hui, Antetokounmpo est l’avenir de la ligue et sa polyvalence incroyable peut faire regretter le choix de certaines franchises lors de la draft 2013 où il avait été sélectionné en 15ème position derrière des joueurs comme Anthony Bennett, Cody Zeller ou encore Ben McLemore (coucou Cleveland, Charlotte et Sacramento). Le grec ne compte pas s’arrêter là et ne soyez pas surpris s’il gagne quelques places lors de notre prochain classement.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

80

22,9

8,8

5,4

52,1

27,2

En carrière

318

14,9

6,9

3,6

49,7

27,7

Les + : Qualités physiques / Polyvalence infinie

Les – : Shoot extérieur / Nom de famille

11 – John Wall (Washington Wizards)

Meneur – 1,93m – 88kg – 26 ans – Drafté en 2010

Ce brave Jean Mur ne dispose certes pas d’un nom très sexy une fois traduit en français, mais une fois qu’il s’agit de basket, on parle bien là d’un des tout meilleurs joueurs de la planète. Drafté en première position par les Wizards en 2010, il a mis quelques saisons à bien apprivoiser toutes les ficelles du poste de meneur de jeu et à exploiter pleinement son formidable potentiel, mais cette saison semble celle de la maturité pour l’ancien joueur de Kentucky. Connu lors de ses jeunes années pour sa vitesse d’exécution prodigieuse et une capacité à accéder au cercle proprement hallucinante, il s’est, au fur et à mesure des saisons acheter un shoot extérieur, notamment à mi-distance où il est désormais très fiable. Mais surtout, il s’est affirmé comme étant l’un des meilleurs passeurs (si ce n’est le meilleur avec Chris Paul) de la ligue. Ses qualités physiques naturelles sont tout bonnement hors du commun, mais il est aussi un joueur très créatif et un dribbleur de très haut calibre. Capable de défendre le fer sur son vis-à-vis (un peu moins bien lors des récents playoffs), ce que très peu de meneurs de la ligue peuvent se targuer de pourvoir faire, on tient donc là un superbe playmaker, doublé d’un bon défenseur (quand l’envie lui prend) et d’un remarquable finisseur. Il comble petit à petit ses faiblesses au shoot, même si, à longue distance, il n’est pas une énorme menace pour les défenses adverses pour le moment. Ses superbes dispositions naturelles ont quelque peu été gâché cette année par un certain manque d’alchimie entre lui et l’autre leader de l’équipe avec qui il forme un backourt aussi jeune qu’injouable quand ils sont en rythme, j’ai bien sûr nommé Bradley Beal. Ces deux là ont du basket pleins les mains c’est sûr, mais pour passer un cap il faudra mettre les querelles de côtés et exploiter pleinement leur potentiel qui semble sans limite. La franchise est bien structurée, l’effectif encore jeune et plein de potentiel, reste maintenant à transformer tout cela sur le terrain. L’avenir de Wall comme des Wizards peut s’annoncer radieux, mais la route vers un titre NBA est longue et semée d’embûches, alors fais tout pour ne pas te prendre le Mur en pleine face Jean.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

78

23,1

4,2

10,7

45,1

32,7

En carrière

500

18,8

4,4

9,2

43,3

32,1

Les + : Créativité / Qualités physiques naturelles / Leader

Les – : Entente avec Beal / Shoot de loin

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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