Les tirages du PSG et de l’OL sont-ils les pires possibles ?

La sentence du hasard est tombée et elle est irrévocable. Pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions,  le PSG a hérité de Manchester United tandis que l’OL se verra défier le FC Barcelone. Deux montagnes se dressent donc sur la route de nos deux clubs français, ce qui nous amène à nous poser cette question : pouvait-on imaginer pire issue à ce tirage ?

Paris favori, Lyon un peu moins

Depuis quatre ans, le PSG n’était pas vraiment verni au tirage des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Après Chelsea en 2014 et 2015, puis le Barça il y a deux ans et enfin le Real de Madrid l’an passé, le club de la capitale s’apprête à découvrir Manchester United, un nouveau gros poisson que les Parisiens n’ont encore jamais affronté en Coupe d’Europe. Si United apparaît en-dessous d’un Real Madrid, la situation dans laquelle les Parisiens aborderont cette double confrontation sera néanmoins similaire à celle qu’ils ont connu l’an passé. En effet, face à une équipe en recherche de confiance et déjà distancée en championnat, le PSG aura une fois de plus de plus l’étiquette de favori.

A l’inverse, Lyon n’aura absolument rien à perdre. Face au grand FC Barcelone du petit Léo Messi, les Gones devront espérer plus qu’un simple miracle pour sortir vainqueur du duel qui les opposera au champion d’Espagne en titre. Qualifié en huitièmes pour la treizième année consécutive, le Barça ne s’y est incliné qu’à deux reprises. De son côté, l’OL est de retour à ce stade après  sept ans d’absence. Une stat qui prouve bien que les Rhodaniens ne boxent pas dans la même catégorie que les Catalans. Une différence de niveau qui s’observe également dans les championnats domestiques de chacun. Quand le Barça roule sur la Liga, Lyon perd à domicile contre le Stade Rennais. Ainsi, entre ces deux équipes encore invaincues depuis le début de la compétition, le nom du favori se dégage très nettement.

Paris a les cartes en main

Hormis dans le cas où son adversaire aurait été l’Atletico, Paris savait qu’il serait favori de son huitième de finale. Restait seulement à déterminer à quel point il le serait. Au vu du tirage, on va dire que c’est du 65-35%. Nul doute que Thomas Tuchel aurait préféré croiser le fer avec l’Ajax Amsterdam ou Schalke 04. Avec tout le respect que nous avons pour ces équipes, elles n’ont vraiment rien d’effrayant pour une équipe comme le PSG. Si les Parisiens n’ont rien à envier à Manchester non plus, leurs craintes vis-à-vis du club mancunien seront déjà plus grandes que celles potentiellement ressenties à l’égard des deux équipes évoquées précédemment.

Affronter une équipe malade c’est comme faire un escape game de niveau débutant. Sachant que tu es censé réussir, la victoire n’est que soulagement alors que la défaite est synonyme d’une terrible désillusion. Autrement dit, l’état de santé des Red Devils ne fait qu’augmenter la pression qui pèsera sur les épaules parisiennes. Quand on sait comment certains gère cette dernière au sein de l’effectif parisien, on est en droit de ne pas être serein comme Baptiste. Néanmoins, l’issue finale de ce choc dépendra plus de la prestation de Neymar et ses partenaires qu’autre chose. D’ailleurs, si on voit le même Paris que celui qui a reçu Liverpool il y a une semaine, Manchester United pourra sûrement faire une croix sur la Ligue des Champions. On attend seulement des Parisiens du sérieux. Pour l’instant ça devrait suffire.

David contre Goliath pour l’OL

A première vue, Lyon a tiré l’équipe que tout le monde souhaitait éviter. Tel Jésus, Barcelone marche sur l’eau. Déjà leaders de Liga, les Blaugranas écrasent tout type d’opposition sur leur passage. En feu, Lionel Messi illustre l’incroyable début de saison du club. Intenable, l’Argentin marque but sur but, devenant un peu plus éternel à chaque rencontre. Si je vous demande tout de suite si vous croyez plus en une qualif lyonnaise ou à l’existence du Père Noël, beaucoup me répondront que l’homme au traîneau et à la barbe blanche n’est pas un mythe. Ceux-là, je les comprends car, pour Lyon, cela s’apparente vraiment à une mission impossible, surtout quand on sait que Fékir sera absent au match aller en raison d’une suspension.

Mission impossible ? Vraiment ? Maxwell Cornet qui en plante trois en deux matchs à City c’était possible peut-être ? Clairement pas. Et pourtant il l’a fait. Plus généralement, Lyon qui va taper City à l’Eithad Stadium personne n’aurait pu se l’imaginer une seule seconde début septembre. Et pourtant ! C’est là où cette équipe peut-être formidable. Quand elle joue avec le cœur et que ses individualités laissent leur melon de côté, elle peut renverser des montagnes. Alors certes, la marche qui les attend paraît si haute que la dépasser semble relever de la fiction. Mais au moins, les Gones ne prendront pas leurs adversaires de haut comme ils auraient été capables de le faire face à une équipe comme Porto. Leur motivation sera maximale. Finalement, ce tirage s’avère peut-être être un mal pour bien.

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

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