Merci Jérémy

La saison de cyclisme sur route s’achève. Une fin qui emmène avec elle certains coureurs, qui mettent un terme à leur carrière professionnelle. C’est le cas de Jérémy Roy, fidèle de Marc Madiot. Le coureur tourangeau méritait bien un hommage.

On a beaucoup parlé de Sylvain Chavanel, de sa fin de carrière, lui qui a été champion de France, triple vainqueur d’étapes sur le Tour, porteur du maillot jaune, entre autres. Mais ce départ ne doit pas éclipser celui de Jérémy Roy. Un coureur exemplaire, toujours souriant, et qui aurait, peut-être, mérité un meilleur palmarès. Pour autant, son travail a toujours été bien fait. La meilleure illustration ? Sur le dernier Tour du Poitou-Charentes en Nouvelle-Aquitaine, en août dernier. Chaque étape, il était à la  planche pour chasser les échappés, et ramener le peloton. Le bilan ? Une performance historique d’Arnaud Démare, puisqu’il a gagné toutes les étapes.

Mais Jérémy Roy, c’est également un formidable baroudeur. Son plus grand fait, qui est aussi une des plus grandes désillusions de ces dernières années, c’est sur le Tour 2011 qu’il a lieu. Seul en tête, il se dirige vers une belle victoire d’étape. Mais dans la descente du col d’Aubisque, il n’a plus de jus. Si bien que Thor Hushovd bouche plus de deux minutes, pour le déposer, et le priver de ce succès de prestige. Jérémy Roy, véritable attaquant sur cette Grande Boucle, trouvera tout de même une consolation, avec le prix de la combativité sur le podium des Champs-Élysées.

À l’arrivée de la 13e étape du Tour 2011, Jérémy Roy, déçu, n’a pas pu empêcher le retour d’Hushovd.

Un gars en or

Toujours fidèle à l’équipe FDJ, le coureur natif de Tours a de nombreuses fois porté des attaques, et lancé des échappées au long cours. Trop peu récompensé cependant. Son plus beau succès se situe en 2005, en remportant la cinquième étape de Paris-Nice. Chez les professionnels, il n’a levé que trois fois les bras. Sa dernière victoire remonte à 2011, sur le grand prix d’ouverture La Marseillaise. Cela correspond également à la dernière année où la formation de Marc Madiot était vraiment offensive. En 2012, les éclosions successives de Thibaut Pinot, Nacer Bouhanni et Arnaud Démare font changer les plans de l’équipe. Désormais, Jérémy Roy reste équipier, et accompagne ses leaders.

En plus d’être bon baroudeur, Jérémy Roy pouvait réaliser de belles performances sur les contre-la-montre. En 2012 et 2013, il est vice-champion de France de la spécialité, à chaque fois derrière Sylvain Chavanel. Comme quoi, les deux ont des trajectoires parfois similaires. C’est son sourire dans le peloton, avec les journalistes, et le public qui reste marquant. Un gars en or. Il montera une dernière fois sur son vélo chez les professionnels, ce dimanche, à l’occasion du Chrono des Nations, aux Herbiers. En même temps qu’un certain Sylvain Chavanel. Tiens donc.

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