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Alors que la NBA est de retour depuis quelques jours, Entre Potes passe en revue les candidats au titre si prestigieux de MVP, qui récompense le meilleur joueur de la saison. Contrôle technique de 8 candidats au trophée suprême.

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Stephen Curry

Double tenant du titre de MVP,  le Warrior entrerait encore plus dans les livres d’histoire en cas de triplé. Stephen Bern.

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Pourquoi ce sera lui

Double tenant du titre, Curry peut légitimement être considéré comme favori à sa propre succession. Il est au sommet de sa carrière et aucun souci physique ne le perturbe actuellement. L’arrivée de Kevin Durant peut lui permettre de distribuer encore plus de caviars et le bilan de Golden State devrait avoir toutes les caractéristiques pour permettre à Curry d’espérer le titre de MVP. En effet, le précieux sésame est souvent décerné à un joueur dont l’équipe se classe au sommet ou au moins dans le top 3 de sa conférence. Golden State devrait jouer les premiers rôles à l’Ouest et le Chef Curry pourrait en bénéficier.

Pourquoi ce ne sera pas lui

L’équipe de la Baie d’Oakland, en Californie, accueille cette saison un nouveau membre et pas des moindres. L’arrivée de Kevin Durant a tout pour réduire les statistiques personnelles de Curry, en tout cas au niveau du scoring. En effet, et c’est purement physique, lorsqu’on ajoute un joueur qui tourne à plus de 25 points par match dans un effectif qui garde tous ses cadres, ces derniers vont forcément subir une diminution dans leur apport statistique. Il n’y a qu’un ballon sur le terrain et Steph Curry devra collaborer avec son nouveau compère pour gagner des matchs. Si les Warriors se retrouvent à la première place de la conf’ Ouest,  les votes pour le MVP seront sûrement partagés entre le shooteur de talent et le longiligne KD.

LeBron James

Homme à tout faire des Cavaliers, rien ni personne ne résiste à LeBron James Bond. Véritable leader sur et en dehors du terrain, il est le principal artisan du titre ramené en juin dernier à Cleveland. Ailier polyvalent, le kid d’Akron est toujours au sommet de la NBA, à bientôt 32 ans, déjà.

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Pourquoi ce sera lui

Champion en titre au sein d’une franchise qui a gardé (à peu de choses près) la même ossature, LeBron James devrait continué à mener Cleveland vers le sommet de la conférence Est. Le King pourrait profiter de l’arriver de Kevin Durant chez les Warriors et du partage des richesses du côté de San Francisco pour rattraper le temps perdu et retrouver le graal qu’il n’a plus atteint depuis 2013, à Miami. Bien entouré par Kyrie Irving et Kevin Love, LeBron pourrait se rapprocher d’une ligne statistique à 25 points, 7 passes décisives et 8 rebonds de moyenne, digne d’un MVP.

Pourquoi ce ne sera pas lui

A 32 ans, LeBron James est plus proche de la fin que du début de sa carrière. En NBA depuis ses 19 ans, le King a déjà joué près de 1000 matchs en NBA, soit plus que Larry Bird, Magic Johnson (qui avait ses raisons) ou encore Tracy McGrady pour ne citer qu’eux. On ne serait pas étonné que LeBron soit benché par Tyronn Lue pour économiser celui qui pourrait permettre à Cleveland d’aller chercher le doublé en juin prochain. La concurrence à l’Est pour les Cavs semble faible et on ne serait pas étonné de voir LeBron manquer quelques matchs sur la deuxième partie de saison lorsque Cleveland aura pris quelques longueurs d’avance. Outre le manque de matchs possible, LeBron James donne l’impression de se préserver pour les playoffs chaque année pour tout détruire sur son passage lors des phases finales. Comme s’il pouvait aller chercher le trophée de MVP mais qu’il préférait se concentrer sur la victoire collective.

Kawhi Leonard

Le tressé n’est pas un stressé. Timide devant les caméras, Kawhi Leonard s’exprime sur les parquets et il ne le fait pas trop mal. Double tenant du titre du meilleur défenseur de l’année et deuxième dans la course au MVP la saison dernière, l’ailier des Spurs espère bien franchir un nouveau cap cette année.

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Pourquoi ce sera lui

Deuxième l’année dernière au classement du MVP derrière l’intouchable Steph Curry, on pourrait se dire que Kawhi Leonard ne part pas de très loin. Pourtant, le discret mais hyper talentueux ailier n’était pas destiné à jouer les premiers rôles d’une franchise aussi importante que les Spurs au moment de son arrivée en NBA, en 2011. Drafté en 15ème position derrière des joueurs comme Jan Vesely ou Jimmer Fredette (que l’on salue chaleureusement), Leonard a explosé et est aujourd’hui une référence du basket mondial. Doté d’abord de qualités défensives inégalées, l’ailier progresse en attaque et porte les Spurs saison après saison. San Antonio trustera les premiers spots de la conférence Ouest. Leonard pourrait s’appuyer sur la grosse saison de sa franchise pour décrocher le titre de MVP en plus de sa progression programmée. Chaque année, on ne pense pas à San Antonio et chaque année, ils sont là. Ils ne faut pas les prendre pour des jambons, ces Spurs. Kawhi Leonard Couenne.

Pourquoi ce ne sera pas lui

Si les Spurs seront au top de la conférence, ça passera d’abord par un collectif rondement huilé. Véritable leitmotiv de la philosophie de Greg Popovich, le collectif est au centre du rendement des Spurs ces dernières saisons. Certes portée par des individualités (Duncan depuis longtemps, aidé par Parker et Ginobili puis Leonard ces dernières saisons), la réussite des Spurs ne sort rarement un joueur auteur de statistiques individuelles suffisamment importantes pour décrocher le titre de MVP. Depuis 13 saisons, San Antonio dépasse toujours les 60% de victoires et pourtant aucun Spur n’a été désigné MVP sur ces années. Kawhi Leonard pourrait confirmer cette stat et ne pas être assez dominant d’un point de vue purement statistique par rapport à un Curry au scoring ou à un Westbrook un peu partout.

James Harden

Souvent résumé à sa barbe, certes splendide mais qui ne fait pas gagner des matchs, James Harden est avant tout un joueur NBA et pas un presseur de citrons. Depuis son arrivée à Houston, Harden enfile les paniers comme des perles mais ne porte pas Houston au sommet de la NBA. Propulsé comme sur des roquettes par son nouveau coach Mike d’Antoni, qui prône l’attaque à outrance, Harden devrait réaliser une saison pleine au niveau statistique. Suffisant pour décrocher le titre de MVP ?

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Pourquoi ce sera lui

Scoreur dans l’âme, James Harden ne se privera pas cette saison. Bien aidé par les systèmes de d’Antoni, le barbu devrait s’éclater. En scorant à foison et distibuant les passes décisives à ses nouveaux potes Eric Gordon et Ryan Anderson ou ses anciens comme Trevor Ariza par exemple, on ne serait pas étonner de voir Harden au sommet du classement des meilleurs marqueurs voire des meilleurs passeurs. Pourtant, Harden n’est pas un véritable passeur mais statistiquement, il nous fera mentir à coup sûr. Il devrait cartonner en attaque et noircir les feuilles de stats.

Pourquoi ce ne sera pas lui

Parce que le basket est un sport qui se joue des deux côtés du terrain. Difficile de trouver un joueur aussi talentueux en attaque mais difficile d’en trouver un bien pire en défense. Harden est une biche en défense et ce n’est pas sympa pour la biche. On aurait déjà aperçu Bambi défendre mieux que Harden sur certaines séquences. Autre souci pour le beau barbu, son équipe. Malgé son début de saison plutôt réussi, on voit mal Houston dans les premières places de la conférence Ouest et ça compte énormément pour le trophée de MVP. Malheureusement pour lui, Harden n’a pas les mêmes coéquipiers que Steph Curry ou LeBron James. Il est seul, trop seul.

Kevin Durant

Nouveau maillot, nouveau défi. L’ancien pote de Russell Westbrook dans l’Oklahoma, Kevin Durant arrive à Golden State avec une pression immense. Ce sera le titre ou les critiques. Ou les deux car les critiques sont déjà tombées sur Durant à qui on reproche d’être parti vers la facilité. Les Warriors ont sorti une saison record l’année dernière (73V-9D) et l’ailier débarque pour retrouver l’ivresse d’un titre. Pourra t-il aller chercher le trophée de MVP, comme en 2014 ?

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Pourquoi ce sera lui

Ogre statistique, KD arrive dans une franchise où il aura de l’espace. Les défenses ne se concentreront pas seulement sur lui car il faudra gérer les shooteurs que sont Steph Curry et Klay Thompson sans oublier celui qui fait le sale boulot sans sourciller, Draymond « Domenech » Green. Durant sera plus souvent ouvert. Lorsqu’il sera en feu et que les défenses se resserreront sur lui, il aura la possibilité de faire une passe de plus vers un Splash Brother qui saura mettre dedans, offrant une passe décisive à Durant. Autre point important, Golden State devrait se retrouver au pire deuxième de la conférence Ouest en fin de saison et le classement de son équipe est essentiel pour la course au MVP.

Pourquoi ce ne sera pas lui

Qui dit arrivée dans une franchise comme Golden State, dit forcément concessions statistiques. Sauf surprise, Durant, comme les autres joueurs des Warriors, devrait baisser dans beaucoup de catégories statistiques. La saison dernière, Green, Thompson et Curry valaient plus de 66 points à 3 tandis que Durant tournait à plus de 28 points. Le calcul est vite fait, ça donne 94 points par match pour 4 joueurs, soit 3 petits points de moins que ce que scorait Utah l’année dernière à 15 joueurs. Durant va devoir apprendre à partager même s’il le faisait déjà avec Westbrook à OKC mais à Golden State, il n’aura pas qu’un joueur à ses côtés. La présence du double tenant du titre de MVP n’aide pas forcément Durant. En effet, Curry aussi va produire des stats et évoluer à un niveau de jeu très élevé et les deux joueurs vont sûrement se partager des points si les Warriors terminent bien classés à la fin de la saison.

Russell Westbrook

38 points, 10,5 rebonds et 10 passes décisives de moyenne. 4 victoires, aucune défaite. Tel fut le bilan du début de saison de Russell Westbrook. Tonitruant. Libéré de Kevin Durant cet été, Russell Westbrook aura carte blanche cette saison pour tout casser sur son passage. Ses statistiques devraient être stratosphériques mais parviendra t-il à mener OKC suffisamment haut pour prétendre au titre de MVP ?

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Pourquoi ce sera lui

Quand on pense à Russell Westbrook, on ne pense pas à la finesse ou à l’élégance mais plutôt à un pitbull hyper physique capable de détruire une défense à lui tout seul. Accompagné par Kevin Durant depuis ses débuts en NBA, Westbrook a vu partir son compère chez l’ennemi cet été. Pas grave, Russ va s’occuper de tout. Certains parlent d’une saison en triple double de moyenne, pour nous ça semble compliqué mais il ne devrait pas être très loin. On pourrait tabler sur un exercice 2016-2017 à plus de 30 points par match en y ajoutant plus de 8 rebonds et plus de 9 passes. Des stats totalement dignes d’un MVP.

Pourquoi ce ne sera pas lui

Capable de porter son équipe un jour et de la faire couler le lendemain, Russell Westbrook aimante tous les ballons et on ne le changera  pas mais forcément il y a des jours sans et le meneur explosif du Thunder alterne la quasi perfection et l’abus. Les montagnes Russ. Prendre 44 shoots c’est immense. Perdre 10 ballons c’est également beaucoup trop. Pourtant Westbrook a déjà réalisé ces deux performances après 4 petits matchs cette saison. Alors certes il finira la saison avec des moyennes statistiques impressionnantes mais il y aura beaucoup de déchet également. Collectivement, le Thunder a très bien démarré sa saison mais on les voit mal titiller les Spurs ou les Warriors lorsque les playoffs approcheront. Westbrook est pas si mal accompagné avec de bons gaillards comme Victor Oladipo qui peut scorer tout comme Enes Kanter dans la raquette. Steven Adams, récemment prolongé pour 25M de dollars par saison est également un excellent joueur à l’intérieur. Westbrook devra gagner avec sa franchise pour espérer décrocher le titre de MVP et cela peut passer par des sacrifices statistiques.

Blake Griffin

Un peu plus discret depuis quelques temps, plus complet et toujours là pour mettre un petit poster de temps en temps, Blake Griffin n’apparait pas comme un immense favori dans la course au MVP. A 27 ans, le rouquin aura sûrement un moins bon bilan collectif que les Warriors et de moins bonnes stats individuelles que James Harden par exemple mais il pourrait se situer dans une moyenne qui peut lui faire accéder au trône tant convoité.

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Pourquoi ce sera lui

Sur l’aspect individuel, Griffin devrait se rapprocher du double-double de moyenne avec des statistiques avoisinant les 22 points et 9 rebonds de moyenne. Pas incroyable mais du très solide tout de même. Il profitera des passes décisives de Chris Paul pour scorer et son influence sur le jeu des Clippers pourrait passer un nouveau cap cette saison. DeAndre Jordan est un super pivot à ses côtés mais pas un grand scoreur et Griffin va continuer à être l’option numéro 1 en attaque du côté de Los Angeles. Collectivement, même si les Clippers ne se trouveront sûrement pas aux deux premiers spots de la conférence, normalement réservés aux Warriors et aux Spurs, ils peuvent viser la troisième marche du podium sans prétention. Et peut être plus. Imaginons que les Warriors mettent du temps à se trouver et perdent quelques matchs. Les Clippers paraissent très forts en ce début de saison, en témoigne leur victoire impressionnante à San Antonio. Il faudra réaliser une saison pleine et la grosse côte posée sur la tête de Blake Griffin pourrait faire déjouer les pronostics.

Pourquoi ce ne sera pas lui

Griffin a joué 102 petits matchs lors des deux dernières saisons. Il faudra réaliser un exercice avec plus de rencontres au compteur pour prétendre au trophée de MVP. Il faudra également une progression statistique car ses 21,5 points de moyenne depuis son arrivée en NBA ne seront pas suffisants pour battre des Durant ou Leonard. Le cap du double-double pourrait être un objectif important dans sa progression mais l’aspirateur à ballons qu’est DeAndre Jordan à ses côtés n’est peut-être pas du même avis et pourrait contrarier Griffin dans ses gobabes de rebonds. D’un point de vue collectif, les Los Angeles Clippers sont assez réguliers depuis quelques saisons mais il faut grimper à l’étage au dessus pour qu’un de ses joueurs soit un prétendant sérieux pour devenir MVP. Il faudrait une saison énorme individuelle et collective pour Griffin qui semble partir avec un wagon de retard sur ses concurrents.

Damian Lillard

Pur meneur scoreur, Damian Lillard a porté Portland sur ses épaules la saison dernière. Solides en playoffs malgré un effectif peu dense, les Blazers peuvent remercier leur charismatique meneur car Lillard est un incroyable joueur. Clutch, lucide et excellent shooteur, le natif d’Oakland, où les Warriors sont implantés, peut-il espérer le titre de MVP cette saison ?

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Pourquoi ce sera lui

Statistiquement, la saison de Damian Lillard ne devrait pas poser de problèmes pour la course au MVP. Scoreur dans l’âme mais capable de donner la bonne passe à l’instant opportun, le meneur peut être inarrêtable lorsqu’il met ses shoots. Quel début de saison impressionnant avec Portland ! Tournant à 34 points, 5 passes et 5 rebonds de moyenne à plus de 52% au shoot, Lillard pose des stats folles pour l’instant. Cela va sûrement diminuer mais sa progression semble sans limites. Surtout, s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas lui reprocher, c’est son poids dans le jeu des Blazers. Omniprésent surtout offensivement, Lillard sait comment enflammer un Moda Center souvent brûlant pour acclamer son héros. Côté collectif, Portland a terminé l’exercice 2015-2016 à une surprenante 5ème place et le recrutement de cet été semble intéressant. Les apports de Festus Ezeli et Evan Turner en provenance de Golden State et Boston peuvent faire progresser l’équipe. Allen Crabbe a été conservé dans l’effectif malgré une grosse offre de Brooklyn. Il faudra que les Blazers aillent titiller les ténors de la conférence pour espérer décrocher le titre de MVP.

Pourquoi ce ne sera pas lui

Impressionnant offensivement, Lillard est tout sauf un cador en défense. Il est loin d’être une buse (coucou James Harden) mais n’excelle pas dans le domaine contrairement à LeBron James ou Kawhi Leonard. On peut également relever ses statistiques à la passe qui ne sont pas suffisantes pour un meneur de son niveau. Avec 6 passes décisives de moyenne depuis son arrivée dans la ligue, Lillard doit tabler sur une progression de près de 2 points dans cette catégorie pour atteindre les sommets. On cherche peut-être la petite bête mais c’est ce qu’il faut pour devenir le meilleur joueur de la NBA. Collectivement, même si les Blazers montrent de belles choses, ils devraient finir relativement loin de San Antonio, des Clippers ou de Golden State. Cela serait rédhibitoire même en cas de saison énorme. Le titre de MVP passera par un bilan collectif plus élevé pour Damian Lillard.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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