Racing 92 et Stade Français : deux semaines de confusion

Ce fut un véritable coup de tonnerre qui fit trembler le rugby français le 13 mars dernier. Sans que personne ne le voit venir les clubs de rugby franciliens du Stade Français et du Racing 92 ont annoncé leur fusion. Ç’aurait été une grande nouvelle pour le rugby français.

Toute cette histoire a fait beaucoup de bruit pour finalement peu de chose. Seulement 6 jours après l’annonce de la fusion, Jacky Lorenzetti, patron du Racing, annonça finalement que les deux clubs garderont chacun leur propre identité. Il a fait cette annonce le 19 mars suite au mécontentement des partis internes (joueurs et staff). Tout le rugby français reprit donc ses activités habituelles.

Qu’aurait donné la fusion ?

Mais, à l’annonce de cette fusion, les réseaux sociaux se sont enflammés, de vifs débats ont eu lieu et de nombreux questionnements sont apparus :

  • Que deviendrait le derby parisien en cas de fusion ?
  • Comment se réorganiserait le top 14 ?
  • Pourquoi cette fusion ? Qui en est à l’origine ?
  • Des joueurs ne pourraient donc plus jouer ?

Tentons d’analyser ce qu’aurait engendrer cette folle fusion, ses raisons et l’impact qu’elle aurait eu sur le championnat français.

L’idée de cette fusion se serait faite dans l’optique de mieux faire face aux défis de la performance et à l’éducation. Sur le plan financier cela aurait permis de redonner plus de pouvoir économique. Des rumeurs tournaient aussi sur le côté caché de cette fusion. Jacky Lorenzetti et Thomas Savare respectivement à la tête du Racing et du Stade Français étaient à l’origine de ce pacte.

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Thomas Savare et Jacky Lorenzetti

Un maquillage du rachat du stade ?

Après avoir investi 30 à 40 millions d’euros, Thomas Savare le président des roses et bleus est en fin de route. Pour des raisons financières et personnelles, cette saison est sa dernière avec le club parisien du Stade Français. Le stade français serait donc un nouveau cœur à prendre, et, à ce sujet, les rumeurs circulent à tout va. Lorenzetti aurait profité de ce départ pour racheter le club et être à la présidence d’un « super-club » parisien. Ou alors cette fusion aurait-elle été le fruit d’un commun accord entre les deux présidents pour sauver le cas de Thomas Savare. Une autre option a aussi fait débat, c’est la possibilité que les Qatari rachètent le club. Cette place vacante à la tête du club serait une superbe opportunité pour le Qatar qui ne cesse d’investir dans le sport et notamment à Paris. Ils veulent faire de Paris leur vitrine internationale. Après le foot et le handball, pourquoi pas le rugby ? Surtout que le club a 6 à 8 millions de dettes à effacer. Une rumeur tourne donc sur le fait que la fusion aurait eu lieu pour éviter aux qatari de racheter le club parisien.

Si personne ne reprend le Stade Français il serait amené à jouer en fédérale la saison prochaine.

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Une contestation incontestable

Rapidement après l’annoncen une opposition s’est mise en place, notamment du côté du Stade français. En effet ce sont les membres de ce dernier qui sont en position délicate. Tout de même soutenus par quelques ciel et blanc, les joueurs du Stade ainsi que le staff et des supporters se sont mis en grève pour manifester leur mécontentement et réussir à garder l’identité de leur club. Il faut comprendre aussi que cette fusion aurait engendré la suppression d’environ 45 postes au sein des joueurs et du staff.

La grève prolongée des joueurs et du staff du Stade Français a posé problème pour le déroulement des matchs de top 14. Montpellier devait rencontrer le Racing et le Stade Français s’opposer à Castres. Alors que Castres a accepté le report du match en vu des circonstances, le MHR veut jouer le match ou sinon faire appel à la FFR. Il faut dire qu’un forfait rapporte 5 points et que cela perturberait tout le classement du top 14 et montrerait des inégalités entre certaines victoires et défaites avec d’autres clubs. Finalement, après quelques concertations et réunions, les deux matchs ont été reportés. Si la manifestation avait été amenée à perdurer, le problème se serait aggravé.

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Une rupture prématurée

Finalement, tout cela fut un coup d’épée dans l’eau qui a plongé le top 14 et son image au fond du trou pendant deux semaines. Tout le rugby français a repris ses activités habituelles.

Le Stade Français est donc de nouveau un cœur à prendre. Son président laisse un délai de 3 mois pour trouver un successeur. Surveillez donc ce club qui pourrait refaire parler de lui dans les semaines à venir.

Amateur de sport extrême, quand il cherche un glacier, c’est pas pour prendre un cornet vanille-pistache mais pour le descendre en snowboard.

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