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Alors que le football français se remettait à peine de ses émotions après la brillante qualification la veille de l’ASM face au City de Pep Guardiola, l’Olympique Lyonnais a poursuivi la belle semaine européenne des clubs français en allant chercher avec les tripes sa place en quart de finale de l’Europa League sur la pelouse de la Roma. Retour sur une qualif’ dans la douleur qui marquera peut être le début d’une belle épopée européenne.

Une entame parfaite… très vite gâchée

Dès le début de match on sent que le match va être long pour des lyonnais qui subissent les assauts romains dans un Stadio Olimpico chauffé à blanc. Mais contre le cours du jeu et alors qu’Anthony Lopes vient déjà d’être sauver par sa barre transversale, le jeune Diakhaby propulse le cuir au fond des filets romains d’un coup de casque rageur sur un service millimétré du petit mais puissant Mathieu Valbuena.

On se dit que le plus dur est fait avec ce but plein d’un réalisme froid toujours nécessaire dans ce genre de rendez-vous européen, mais les largesses défensives d’une défense pas toujours sereine (comme trop souvent ces derniers mois) permettent à la Roma de revenir immédiatement dans la partie grâce à l’inépuisable Strootman qui vient marquer un but degueu certes, mais un but qui relance totalement les locaux. La tempête romaine commence alors à s’abattre sur les têtes lyonnaises et dans la grisaille un homme permet à l’OL de serrer les fesses et de s’accrocher, le portier Anthony Lopes, auteur d’un nombre impressionnants de parades décisives.B9711436700Z.1_20170316232756_000+GTL8NBE2L.2-0

Au milieu de terrain le jeune Lucas Tousart confirme qu’il est un des meilleurs lyonnais en ce moment en surnageant et permettant à son équipe de souffler un peu à de rares occasions, son duo avec le capitaine Max Gonalons étant souvent à l’origine des bonnes interventions défensives lyonnaises. On se dit qu’à ce rythme là ce n’est qu’une question de temps avant de voir Lopes aller cher la balle au fond de ses filets une seconde fois, et le public pousse de plus en plus fort derrière une équipe romaine galvanisée.

Ce qui devait arriver arriva, et sur un centre en papier mâché du pharaon El-Shaarawy, qui tient actuellement plus de la momie que de Ramsès II et dont la coupe de cheveux mériterait une sanction exemplaire, la Roma trouve enfin la faille avec un CSC pour le pauvre Tousart. Tout un peuple y croit alors plus que jamais, et dans le camp français le spectre de voir une nouvelle équipe de ligue 1 se liquéfier au match retour après en avoir planter 4 à l’aller ressurgit.

Le roseau lyonnais a plié mais n’a pas rompu

Mais cet OL a un ADN européen que ne possède pas encore ce PSG version QSI et la dernière demie-heure va confirmer que cette équipe sait aussi faire le dos rond quand cela est nécessaire, une qualité loin d’être anodine pour aller loin dans une compétition européenne (coucou les parisiens).

La fin de match est haletante mais pas non plus irrespirable et le principale frisson des 20 dernières minutes réside peut être plus dans l’entrée du monument Francesco Totti que dans les offensives romaines qui se heurte systématiquement à un mur de maillots blancs. Cornet et Fékir auront même deux énormes occasions d’aller égaliser en fin de rencontre mais ils ne pourront trouver la faille, et au bout de cinq minutes de temps additionnel qui parurent beaucoup moins longues que celles au Camp Nou il y a une semaine, l’OL tient enfin sa qualification pour les quarts.508b2

A l’heure où s’écrivent ces lignes, le tirage au sort vient d’être dévoilé et il permet aux lyonnais de croire en leurs chances d’aller au bout, puisqu’ils accueilleront les turques de Besiktas lors du match aller au Parc OL avant d’aller se déplacer dans la bouillante Vodafone Arena au retour. Rien ne sera simple face au leader du championnat turque mais l’absence du meilleur buteur de Besiktas Vincent Aboubakar (expulsé lors du 8ème retour pour un coup de tête) prive les turques de leur meilleure arme offensive, et si les solutions ne manquent pas (Talisca, Quaresma, Babel…) les lyonnais semblent suffisamment armés pour surmonter cet obstacle et continuer à croire en leur rêve.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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