Pourquoi la trade deadline va définir les ambitions de la conférence Est

Jeudi soir prochain (21h),  les franchises NBA ne pourront procéder au moindre échange jusqu’à la fin de saison et devront ainsi boucler un effectif qui ne bougera pas d’un poil jusqu’à juin. D’ici à cette date fatidique, chaque roster a des chances d’être chamboulé. A l’Est, face à l’ogre Cleveland, les transferts effectués seront un reflet des ambitions des franchises et indiqueront si les Cavs sont toujours considérés comme un épouvantail indétronable.

Les Cavaliers font ils toujours peur ?

On ne change pas une équipe qui gagne. Champions en juin dernier, les coéquipiers de LeBron James ont attaqué l’exercice 2016-2017 avec un effectif inchangé. Malgré les mêmes forces en présence, Cleveland est moins souverain cette saison que l’année dernière. Les Cavs sont toujours leaders de la conférence Est mais l’écart n’est pas incroyable entre la formation de l’Ohio et ses poursuivants comme Boston, Washington, Toronto ou Atlanta. Surtout, ces franchises et les Celtics et Wizards en particulier semblent plus à même de venir à bout de Cavaliers invincibles lors des derniers playoffs.

CLEVELAND, OH - APRIL 2: LeBron James #23 and Kyrie Irving #2 of the Cleveland Cavaliers celebrate after scoring during the first half against the Miami Heat at Quicken Loans Arena on April 2, 2015 in Cleveland, Ohio. NOTE TO USER: User expressly acknowledges and agrees that, by downloading and or using this photograph, User is consenting to the terms and conditions of the Getty Images License Agreement. Jason Miller/Getty Images/AFP

Aujourd’hui, Boston et Washington semblent en capacité de titiller l’armada emmenée par Kyrie Irving, LeBron James et Kevin Love. Ou en tout cas plus en capacité que l’année dernière. Donc oui les Cavaliers font toujours peur de part leur passé, leur titre l’an dernier, leur effectif dense et de qualité. Mais les hommes de Tyronn Lue effraient moins.

Quelles ambitions pour les Hawks, Wizards et Celtics ?

Inatteignables lors des deux dernières saisons, les Cavs sont devenus jouables et il est envisageable de voir ses adversaires directs tenter des coups lors des dernières heures de la période des trades.

On pense notamment à ses principaux concurrents : Boston, Washington et Atlanta, équipes les mieux placées pour aller chercher les Cavs dans une conférence Est plus ouverte qu’auparavant.

NBA: Preseason-New Orleans Pelicans at Atlanta HawksAtlanta : un gros coup ou rien ?

 

Commençons par les Hawks. Si l’arrivée de Dwight Howard est une réussite après une cinquantaine de matchs, l’effectif d’Atlanta n’est pas assez dense pour embêter Cleveland sur 7 matchs potentiels d’une série de playoffs. Aux côtés de Paul Millsap, l’ancien Laker, Rocket et Magic forme une raquette très solide sur laquelle les Hawks doivent insister face à Cleveland, dont la force intérieure laisse à désirer.

Lors de leur seule confrontation avec les Cavs cette saison, les Hawks se sont imposés. Il s’agissait de la seule défaites des coéquipiers de LeBron James lors des 10 premiers matchs. Atlanta a les armes pour faire mal à Cleveland mais est trop léger sur les postes 2 et 3, où Kent Bazemore, Thabo Sefolosha et Tim Hardaway Jr sont vaillants mais n’ont pas leur place attitrée dans le 5 d’une équipe qui ambitionne d’aller chercher une finale de conférence. Aujourd’hui les Hawks n’ont pas les joueurs pour viser si haut mais un gros coup dans les dernières heures pourrait leur faire passer un vrai cap.

Washington : un 6ème homme en urgence

Passons à Washington. Emmenés par un John Wall en mode MVP, les Wizards n’arrêtent pas de grappiller des places et sont actuellement 3ème à l’Est. Le duo Wall-Beal fonctionne à merveille grâce à sa complémentarité : Wall possède une vision du jeu dont peu de joueurs peuvent se vanter tandis que Beal est un excellent scoreur capable de prendre feu. Les deux hommes sont bien aidé par le reste du cinq de départ, convaincant cette saison.

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Le problème des Wizards vient du banc et du faible apport de ce dernier. Aucun joueur n’apporte plus de 7 points ou 2 passes ou 3,5 rebonds ! Même avec le meilleur 5 du monde, une équipe de peut pas viser très haut sans un minimum de qualité sur le banc. On sait que la direction avait Lou Williams dans le viseur mais le fabuleux 6ème homme s’est envolé pour Houston et, au vu de la contrepartie récupérée par les Lakers, on ne comprend pas que Washington n’ait pas accéléré sur le dossier. C’est un joueur de ce profil dont les Wizards ont besoin. On pense par exemple à Bojan Bogdanovic, en situation inconfortable à Brooklyn.

Boston : Butler, George, Griffin : un gros trade pour titiller les Cavs ?

Et terminons avec les Celtics, cas le plus intéressant lorsqu’on voit toutes les pistes que Boston est capable d’étudier. En effet, Danny Ainge possède de nombreuses contreparties avec des jeunes joueurs et des choix de drafts extrêmement intéressants.

Lorsque Boston a échangé Kevin Garnett et Paul Pierce à Brooklyn en 2013, on ne pensait pas qu’il s’agirait, 3 saisons plus tard, d’une excellente opération pour les Celtics. Si les hommes du Massachusetts n’ont récupéré que des joueurs en carton en échange (Gerald Wallace étant le moins pire et Keith Bogans pas le meilleur), c’est surtout les choix de drafts récupérés par les C’s qui aujourd’hui ressemblent au jackpot. Car les arrivées des légendaires Celtics chez les Nets ont été un échec et Brooklyn se retrouvent aujourd’hui au fin fond de la NBA, donnant à Boston des choix de draft très élevés.

NBA: Boston Celtics at Houston Rockets

Boston a récupéré Jaylen Brown en 3ème position de la dernière draft et risque d’obtenir le premier choix de la prochaine (Brooklyn est denier de la ligue actuellement). En sachant que les Celtics possèdent encore les droits des Nets sur la draft 2018 et qu’ils possèdent des jeunes joueurs talentueux et au salaire plutôt faible (Jaylen Brown, Jae Crowder, Marcus Smart, Avery Bradley, Terry Rozier), de gros joueurs pourraient prendre la direction de l’Est du pays avant la trade deadline.

On sait que Danny Ainge ne veut pas prendre d’énormes risques et si un gros trade est effectué, il sera gagnant pour Boston. On parle de Blake Griffin, qui plait à Boston. Le nom de Paul George est également évoqué. Mais le nom qui revient le plus fréquemment est celui de Jimmy Butler. L’arrière des Bulls n’est pas indispensable pour la direction de Chicago et les Celtics ont de quoi les faire craquer. Il faudra sûrement lâcher le 1er choix de draft 2017 et un joueur supplémentaire mais cela ressemblerait à bon coup qui pourrait faire passer Boston d’outsider à une opposition sérieuse pour les Cavs.

Dans tous les cas, des trades seront effectués dans les dernières heures de la période de trades. Leur calibre définira si les franchises situées entre la 2ème et 4ème place à l’Est, auparavant effrayées par l’épouvantail Cleveland, aspirent désormais à viser plus haut et titiller les Cavs lors des prochains playoffs.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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