[Top 50] Qui sont les meilleurs joueurs de la NBA ? [4/7]

La rédaction d’En Tribunes a bossé. Pour vous, nous avons classer les joueurs NBA pour vous proposer notre Top 50 des meilleurs éléments de la ligue. Évidemment, il est difficile de comparer des joueurs aux postes différents et aux responsabilités plus ou moins importantes. Notre classement est forcément subjectif. Nous avons voulu classer les joueurs dans l’ordre dans lequel nous les choisirions pour remporter un titre NBA, objectif ultime du sportif de haut niveau. Certains choix choqueront, décevront ou feront un buzz énorme sur la toile. Nous savons que ce classement peut remettre en cause la vie paisible que nous menons. Qu’importe, il fallait faire ce classement. Pour vous.

Pendant une semaine, vous pourrez suivre l’évolution de ce classement. Aujourd’hui, voici nos choix de la 20ème à la 16ème place. Enjoy.

20 – Gordon Hayward (Utah Jazz)

Ailier – 2,03m – 102kg – 27 ans – Drafté en 2010

On s’attaque au Top 20 et dans le même temps aux All Stars, leaders de leur équipe. Gordon Hayward en est un. Chef d’orchestre d’un Jazz séduisant, l’ailier a joué sa partition superbement cette saison et si Utah s’est offert un deuxième tour de playoffs face aux Warriors, c’est en partie grâce à son beau rouquin (rouquin ou pas, il y a débat). Ultra complet, Hayward n’a pas beaucoup de défauts et s’il peut encore s’améliorer dans pas mal de domaines, il n’a pas de lacune qui le freine grandement sur un parquet. A 26 ans, sa progression est constante et devrait continuer de l’être. Le Jazz a mis en place une politique sportive intelligente et ses signatures de l’été dernier lui ont permis d’en être là où il est. Les dirigeants sont futés et devraient faire venir des joueurs de complément pour entourer des leaders déjà solides. Intelligent, il faudra l’être cet été car Hayward possède une player option qu’il n’activera pas forcément. Si Utah propose des garanties sportives intéressantes, l’ailier pourrait aller voir ailleurs (un petit coucou pour le Massachusetts) pour jouer le titre plus rapidement et espérer décrocher une bague au sein d’une équipe plus compétitive. Une pige à Boston semble plausible et Hayward a de quoi s’y épanouir tant les Celtics évoluent à un haut niveau. Leur manque de joueurs à l’aile est également un atout non négligeable pour Hayward qui se verrait proposer un beau paquet de minutes. De notre côté, on met une petite pièce sur une re-signature à Utah pour quelques années car l’association avec notre Rudy national fonctionne bien et le Jazz représente l’avenir de la conférence Ouest. Pour que ces promesses ne restent pas que des promesses, il faudra d’autres joueurs pour épauler Gobert et Hayward, qui n’en demandent pas moins. L’idéal serait de signer Chris Paul mais ça ne semble pas faisable. Pourquoi pas la signature d’un Kyle Lowry, libre cet été. Ce pari pourrait être gagnant-gagnant et Hayward et ses potes auraient de quoi jouer les troubles fêtes à l’Ouest avec un roster de qualité et un plan de jeu alléchant. Le tempo lent du Jazz pose problème à de nombreuses franchises et Quin Snyder saura utiliser les armes qui seront mises à sa disposition. On croit au Jazz et on pense qu’il a de quoi progresser s’il agit intelligemment cet été. Messieurs les dirigeants, les cartes sont entre vos mains. A vous de jouer.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

73

21,9

5,4

3,5

47,1

39,8

En carrière

516

15,7

4,2

3,4

44,4

36,8

Les + : Complet / Intelligent / Polyvalent / Bon partout

Les – : Pas de réelle augmentation du niveau de jeu en playoffs / Incroyable nulle part

19 – Paul Millsap (Atlanta Hawks)

Ailier-fort – 2,03m – 111kg – 32 ans – Drafté en 2006

L’un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue. L’ancien joueur du Jazz aux côtés de Al Jefferson et Deron Williams et désormais faucon à Altanta depuis quatre saisons, Paul Millsap est d’une discrétion rare pour un joueur de cette valeur. Peu en vue médiatiquement, l’ailier fort s’exprime sur le terrain et le fait plutôt très bien. Lorsqu’on pense aux meilleurs poste 4 de la NBA, le nom de Millsap n’est pas un réflexe, pas un automatisme. Mais il fait partie de ceux là, ceux sur qui on peut compter, qui font preuve d’une régularité impressionnante et qui ne fléchissent jamais. Paul Millsap, c’est l’assurance d’une grande fiabilité dans la raquette. Longtemps associé à Al Horford chez les Hawks, il a vu partir son pote cet été à Boston et à vu débarquer le papy Dwight Howard. A la manière d’un libertin motivé à une soirée échangiste, Millsap ne fait pas attention à son partenaire et peu importe son identité, il est performant. Howard n’a pas du tout le même profil que Horford, il est plus athlétique, plus « pivot » que le néo-Celtic, qui peut se décaler en poste 4. Mais Millsap n’a pas bronché et joue toujours son meilleur basket. Avec Howard, il prend un tout petit peu moins de rebonds mais marque plus. D’ailleurs, il n’a jamais autant scoré que cette saison, où il tourne à plus de 18 points par match. Excellent défenseur, il ne laissera pas passer grand monde. D’un point de vue contractuel, Millsap vient de faire une croix sur sa prochaine saison optionnelle, qui lui aurait apporté 21,4 millions de dollars. Il peut viser plus haut. A 31 ans, il est à la recherche d’un nouveau contrat et il devrait en signer un bien juteux et bien long. Il veut un dernier gros chèque et pour une longue durée. Les Hawks peuvent lui offrir cela mais le défi sportif pourrait être plus excitant ailleurs. En effet, Millsap n’a jamais gagné de bague et les perspectives sportives des Hawks ne tendent pas vers les sommets de la NBA. Atlanta ne sera pas champion l’an prochain et, à part un coup de génie des dirigeants, la franchise n’a que peu de chances de le devenir dans les années à venir. Alors l’ailier fort pourrait privilégier un changement d’air pour aller chez une équipe en besoin d’intérieurs pour aller chercher le titre. Le feuilleton Millsap sera passionnant cet été.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

69

18,1

7,7

3,7

44,2

31,1

En carrière

837

14,2

7,5

2,3

49,3

32,8

Les + : Complet / Très bon défenseur / Robuste

Les – : Peu athlétique / Ne fait pas partie de l’élite dans un domaine

18 – Mike Conley (Memphis Grizzlies)

Meneur – 1,85m – 79kg – 29 ans – Drafté en 2007

Au moment de la signature de son contrat record signé cet été (153 millions de dollars sur 5 ans, plus gros contrat de l’histoire au moment de la signature), énormément de monde a douté de la légitimité de Conley à devenir le joueur le mieux payé de l’histoire de la ligue. Nous en faisions parti. Un an plus tard, Conley a fait taire une belle partie de ceux-là et nous les premiers. S’il semble incontestable de dire que le meneur des Grizzlies ne mérite pas d’être le joueur le mieux payé de l’histoire de la NBA, il est tout autant incontestable de dire qu’il a haussé son niveau de jeu à un point que peu soupçonnait. Conley a clairement posé ses balls sur la table et elles ne sont pas toutes petites. Le garçon a augmenté sa moyenne de points de plus de cinq unités, a distribué plus de passes que l’an dernier, a pris plus de rebonds que jamais, a plus intercepté. Bref, Conley a surpris et si les Grizzlies ont décroché un spot en playoffs, c’est surtout grâce à lui. Bien aidé par Marc Gasol, le meneur a dégagé une assurance et une maitrise tout au long de la saison et sa capacité à organiser une équipe sur un terrain est impressionnante. Excellent gestionnaire, il dicte le tempo et met ses coéquipiers sur les bons rails. Il joue juste et il n’y a rien de plus agréable pour un joueur d’avoir un meneur de ce calibre. Si les postes 1 et 5 sont de qualité à Memphis, on ne peut pas dire que le reste soit flamboyant et Conley n’a pas beaucoup de monde pour conclure ses actions et pour que ses passes soient décisives. Cela ne l’a pas empêcher de briller et les Grizzlies avec. Il faudra du changement à Memphis cet été pour que les gros oursons passent un cap. Sinon, si Chandler Parsons pouvait s’acheter du talent en vacances, ça pourrait aider. Conley a des chances de faire sa carrière entière à Memphis et il aimerait pouvoir lutter avec les grandes forces de l’Ouest, ce qui n’est pas le cas actuellement.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

69

20,5

3,5

6,3

46

40,8

En carrière

706

14,2

2,9

5,7

44,3

37,9

Les + : Gestionnaire exemplaire / Grosse progression cette saison / Intelligent dans ses choix

Les – : Pas le corps le plus solide / Un peu trop de pertes de balles / Peu de passes pour un meneur d’élite

17 – Damian Lillard (Portland TrailBlazers)

Meneur – 1,90m – 88kg – 26 ans – Drafté en 2012

Alterego de C.J.McCollum au sein du backourt des Blazers, Damian Lillard compose avec son compère l’un des duos d’arrières les plus excitants de la NBA. Capables de se trouer tous les deux en même temps, les deux grands attaquants qu’ils sont sont injouables quand ils prennent feu. Si McCollum est un très bon arrière, Damian Lillard fait parti du gratin lorsqu’on évoque les meneurs de jeu. Quand il a chaud, il a vraiment chaud et si on le jetait dans l’océan pour l’éteindre, un phénomène climatique nouveau ferait son apparition et l’océan prendrait feu tant Lillard est brûlant. Capable de pointes au scoring (13 matchs en carrière à plus de 40 points), Lillard est une machine à marquer. Auteur, le 8 avril dernier, d’un immense match face à Utah où il avait scoré 59 points en distribuant 5 passes et sans perdre un seul ballon, le meneur de Portland fait parti de ces joueurs qui marchent à la confiance et qui, s’ils sont dans un bon soir, n’ont plus de limites. On connaissait Cheik sans limite au FC Metz en Ligue 1, on parlera désormais de son homologue américain, Damian without limit. En amélioration constante depuis son arrivée dans la ligue il y a 5 saisons, Lillard, qui n’a jamais débuté une rencontre NBA sur le banc, devrait un jour terminer meilleur scoreur sur une saison. Offensivement, sa palette est très diversifiée et lorsque son shoot extérieur répond présent, il est compliqué de freiner le natif d’Oakland. Ses lacunes défensives sont son plus gros défaut mais Lillard compense cela par un énorme apport de l’autre côté du parquet. En plus, sa capacité à porter une franchise sur ses épaules est bluffante et il s’impose de plus en plus comme un leader qui est toujours là lorsqu’on a besoin de lui. Cette saison, les Blazers ont déçu mais Lillard s’est battu jusqu’au bout pour décrocher un spot en playoffs et Portland est bien conscient qu’il tient là une pépite.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

75

27

4,9

5,9

44,4

37

En carrière

396

22,4

4

6,2

43

37

Les + : Monstre offensif / Leader comme on en fait peu

Les – : Lacunes défensives

16 – Jimmy Butler (Chicago Bulls)

Arrière – 2,01m – 99kg – 27 ans – Drafté en 2011

Après les signatures l’été dernier de Dwyane Wade et Rajon Rondo, deux pointures du basket mais deux profils peu complémentaires et encore moins avec Butler, on doutait de l’osmose que pouvaient créer ces trois là. Les doutes ont été justifiés et la saison des Bulls a rapidement tourné au vinaigre avec trois joueurs, certes de haut calibre, mais sans shoot extérieur alors qu’ils occupent tous les trois des postes où ce shoot est indispensable dans la NBA moderne. Mais dans le marasme rouge et noir, un seul a sorti la tête de l’eau et a réussi une saison exemplaire. Cet homme là, c’est Jimmy Butler. Le bulldog a montré à toute la sphère NBA qu’il avait les épaules pour s’imposer en leader à la fois défensif, comme il l’avait prouvé depuis quelques temps, mais aussi offensif, domaine dans lequel il a fait énormément de progrès, notamment dans la diversité d’options de jeu qu’il propose lorsque ses Bulls attaquent. Impressionnant physiquement, Butler a progressé dans la création et peut de plus en plus se créer son shoot et attaquer le cercle en un contre un. Si l’apport de Wade a été décevant sur le terrain, la légende du Heat aura servi de mentor à celui qui a tous les atouts pour devenir son successeur dans la domination au poste d’arrière dans la ligue. D’abord défenseur d’élite, Butler a franchi un palier en attaque mais garde cette qualité en défense qui fait de lui un des meilleurs two-ways player de la ligue. Derrière LeBron ou Kawhi Leonard, Butler n’a pas grand chose à envier aux autres joueurs dans ce domaine. Soir après soir, il broie le meilleur attaquant adversaire sans peine et n’hésite pas à le détruire de l’autre côté. Aujourd’hui, il est la cible de beaucoup de franchises qui visent le titre car Butler a pour lui de ne pas demander le ballon tout le temps. Les Celtics, par exemple, auraient une belle idée en proposant un échange incluant pourquoi pas leur 1er choix de draft pour récupérer Butler et franchir un cap pour aller taper les Cavaliers l’année prochaine. A suivre.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

76

23,9

6,2

5,5

45,5

36,7

En carrière

399

15,6

4,8

3,1

44,8

33,7

Les + : Two-way player de folie

Les – : Shoot extérieur en carton pâte

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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