[Top 50] Qui sont les meilleurs joueurs de la NBA ? [7/7]

La rédaction d’En Tribunes a bossé. Pour vous, nous avons classer les joueurs NBA pour vous proposer notre Top 50 des meilleurs éléments de la ligue. Évidemment, il est difficile de comparer des joueurs aux postes différents et aux responsabilités plus ou moins importantes. Notre classement est forcément subjectif. Nous avons voulu classer les joueurs dans l’ordre dans lequel nous les choisirions pour remporter un titre NBA, objectif ultime du sportif de haut niveau. Certains choix choqueront, décevront ou feront un buzz énorme sur la toile. Nous savons que ce classement peut remettre en cause la vie paisible que nous menons. Qu’importe, il fallait faire ce classement. Pour vous.

Pendant une semaine, vous pourrez suivre l’évolution de ce classement. Aujourd’hui, voici nos choix de la 5ème à la 1ère place. Enjoy.

5 – James Harden (Houston Rockets)

Arrière/Meneur – 1,96m – 99kg – 27 ans – Drafté en 2009

Quelle saison pour le barbu ! Décalé à la mène par Mike d’Antoni sur les phases offensives, James Harden a haussé son niveau de jeu par rapport à l’an dernier et s’impose aujourd’hui comme le favori pour le titre de MVP, décerné dans quelques semaines. 4ème meilleur marqueur de la ligue avec plus de 29 points par match, Harden a surtout délivré 11,2 passes décisives par rencontre, ce qui le classe tout en haut dans le classement des meilleurs distributeurs de caviars cette saison. S’il a vu son efficacité au shoot rester stable, son shoot à 3 points est légèrement moins fiable que lors des saisons précédentes. Au sein d’une franchise où l’attaque rapide est prônée et où un shoot extérieur n’est jamais de trop, Harden s’éclate et il est parfaitement entouré pour s’épanouir. Certes, ses coéquipiers ne sont pas des foudres de guerre mais leurs qualités permettent au barbu de rayonner. D’abord, Ryan Anderson, Eric Gordon ou encore Lou Williams sont là pour artiller de loin et profiter des prises à deux sur leur leader pour sanctionner les défenses. Ensuite, alors que l’équipe est portée sur les extérieurs, un joueur comme Nene est précieux dans son impact dans la raquette et il est le seul capable de scorer à l’intérieur. Enfin, Pat Beverley, Trevor Ariza ou Clint Capela font le sale boulot en défense et soulagent Harden dans un domaine ou il est en difficulté. Cette saison, comme depuis trois exercices, le natif de Los Angeles est le joueur le plus présent sur la ligne des lancers. Il provoque énormément de fautes en plaçant parfaitement ses bras et ses pénétrations sont dévastatrices. Avec 10,9 tentatives par match, il totalise là son plus gros total en carrière. Il s’agit même de la 3ème plus grosse moyenne du 21ème siècle derrière Shaquille O’Neal en 2000-2001 (13,1 lancers par match), Dwight Howard en 2010-2011 (11,7) et Allen Iverson en 2005-2006 (11,5). Si Harden est élu MVP d’ici un mois, il pourra remercier son coach, Mike d’Antoni. En débarquant dans le Texas l’été dernier, le technicien à l’accent offensif a fait le choix fort de faire mener Harden et, lui qui jouait auparavant à l’arrière, a obtenu plus de responsabilités. Alors oui, il avait déjà pas mal de ballons l’an dernier mais désormais, c’est lui qui remonte la balle et met en route les systèmes. En conséquence, il donne près de 4 passes supplémentaires par rapport au dernier exercice et dicte son propre tempo pour ses Rockets. A la manière de Russell Westbrook , on a des doutes sur la capacité d’Harden a jouer le titre en étant la première option de son équipe en jouant ainsi. En effet, comme l’ogre de l’Oklahoma, tout passe par le barbu à Houston et il y a une très grosse Harden dépendance. Peu de ballons ne passent pas dans ses paluches et si leur leader n’est pas dans un bon soir, les Rockets ne pourront pas l’être. Mais contrairement à son ancien coéquipier du Thunder, Harden a prouvé qu’il pouvait faire gagner son équipe et si Houston termine la saison avec le 3ème bilan de toute la NBA, c’est en très grande partie grâce à son numéro 13.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

81

29,1

8,1

11,2

44

34,7

En carrière

615

22,1

50

5,7

44,2

36,4

Les + : Excellent provocateur de fautes / Grosse panoplie offensive

Les – : Moins bonne défense que François Fillon pendant la campagne présidentielle

4 – Stephen Curry (Golden State Warriors)

Meneur – 1,90m – 86kg – 29 ans – Drafté en 2009

Double MVP en titre, le meneur des Warriors ne fera pas le triplé. Après deux exercices sur une autre planète, Stephen Curry devra céder sa couronne à Russell Westbrook ou James Harden dans un mois, tous les deux auteurs d’une saison monumentale. Mais si le shooteur fou de Golden State n’a pas été le meilleur joueur de la saison, il n’est cependant pas redescendu sur Terre et vient encore une fois de claquer une année monstrueuse. Avec la signature de Kevin Durant cet été, Curry a vu débarquer un coéquipier de choix. Durant joue dans la même catégorie que lui, celle des très très grands. Avec KD à ses côtés, le meneur star a forcément vu son impact diminuer au sein du jeu des Warriors et cela semble tout à fait normal. Avec 5 points et un rebond de moins par match par rapport à l’année dernière, Curry domine moins la NBA qu’auparavant et son adresse a également chuté de quelques points. Mais Stephen Curry n’est pas moins fort, il a juste moins de responsabilités. En effet, sa valeur intrinsèque n’a pas diminué et si Kevin Durant venait à partir, on est certain que le numéro 30 rayonnerait à nouveau. Il est toujours le meilleur shooteur de la ligue et même de l’histoire. Son adresse extérieure, bien qu’en baisse, reste hallucinante lorsqu’on prend en compte le volume et la sélection de shoot de Curry. Il prend des tirs que personne n’ose prendre. Et en rentre un bon paquet. Les défenses galèrent pour l’arrêter et sa capacité à dégainer à tout moment les oblige à le coller. Dans ces cas là, Curry a souvent la lucidité pour pénétrer ou décaler sur un coéquipier pour sanctionner. Car le meneur n’est pas qu’un shooteur. Il est un joueur très intelligent, juste dans ses choix et capable d’adapter son jeu, en shootant moins par exemple, lorsque les systèmes défensifs l’exigent. Évidemment, il est bien entouré et il est forcément plus facile de sanctionner une défense lorsqu’on décale sur Klay Thompson plutôt que sur Sean Kilpatrick mais si ces coéquipiers sont présents actuellement, ce n’est pas par hasard et Curry n’y est pas étranger. Contrairement à James Harden ou Russell Westbrook, Curry attire les bons joueurs et son jeu n’empêche pas la présence de grands noms à ses côtés. La signature de Kevin Durant en est la preuve. Il n’est pas toujours facile d’associer des superstars ensemble. Prenons l’exemple de Kobe Bryant dont l’association avec Dwight Howard, Pau Gasol et Steve Nash avait tout pour éclater tout sur son passage mais cela n’a pas fonctionner. Plus récemment, le duo Westbrook-Durant n’a pas réussi à gagner de titre alors que, avec la présence de Harden sur le banc, le Thunder avait de belles perspectives d’avenir. A Golden State, on sait recevoir et si Durant a signé là-bas, ce n’est pas seulement parce que le beau Kevin a tiré à pile ou face. Il a sûrement espéré que jouer avec le double MVP en titre fonctionnerait bien et que leurs deux façons de jouer étaient complémentaires. Il a eu raison. Aujourd’hui en finales NBA, les Warriors ont prouvé à ceux qui pouvaient en douter qu’il est possible d’associer deux joueurs qui tourne à 60 points par saison. Ajoutez à cela deux All Stars qui répondent aux doux noms de Klay Thompson et Draymond Green et vous obtenez un cocktail explosif. Curry n’éclipse rien et il permet à chacun de s’épanouir sur le parquet et d’exploiter ses qualités au maximum. De plus, il sort des playoffs monstrueux. Les Warriors ont enchainé les sweeps et peuvent remercier leur meneur. Avec 29 points, 5,5 rebonds et 6 passes de moyenne, Steph Curry a clairement haussé son niveau de jeu et c’est ce qu’on attend d’un leader. Il prouve qu’on peut compter sur lui quand ça devient chaud et si cela vous parait normal pour un joueur de ce calibre, on a vu certains leaders faire de l’huile quand il y avait de l’enjeu et être en partie responsables des vacances précipitées de ses coéquipiers. On passe le bonjour à un barbu texan, qui se reconnaitra. Curry fait partie de la crème de la crème des joueurs de basket et on peut vous garantir que dans quelques années, son nom sera encore dans toutes les mémoires.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

79

25,3

4,5

6,6

46,8

41,1

En carrière

574

22,8

4,4

6,8

47,6

43,8

Les + : Meilleur shooteur de l’histoire / Grand leader

Les – : Pas un foudre de guerre en défense / Frêle physiquement

3 – Kevin Durant (Golden State Warriors)

Ailier – 2,06m – 108kg – 28 ans – Drafté en 2007

Avant de rejoindre l’armada des Warriors l’été dernier, Kevin Durant a formé durant des années un duo étourdissant avec la bête physique qu’est Russ Westbrook, et même un trio magique avec James Harden pendant un temps, du côté d’OKC. Mais voilà, après avoir atteint les Finales en 2012, ce groupe ultra jeune à l’époque (les trois avaient moins de 23 ans !) et ultra talentueux (a-t-on déjà vu trois potentiels MVP au sein d’une même équipe dans l’histoire de la ligue ?) a explosé et seul le marsupilami Westbrook est toujours un membre du Thunder. Pourtant, sur le papier ce duo avait tout pour régner durant des années sur la ligue, avec un Westbrook hallucinant d’un point de vue individuel (voir son profil plus tôt dans ce classement) et un Durant monstrueux d’efficacité et de facilité offensive, l’amenant même au titre de MVP en 2014. Mais en playoffs, la belle machine s’est systématiquement enrayée, poussant Keke Dudu à s’exiler du côté de Golden State, s’attirant ainsi une immense flopée de critiques venues de toute la planète basket et plus encore. Il faut dire que le choix de l’ailier avait de quoi faire grincer quelques dents, puisqu’il a choisi de rejoindre l’équipe qui venait de la battre en finale de conférence quelques semaines plus tôt. Tout a déjà été dit sur ce choix qui va changer la face de la ligue pour des années et des années, et loin de nous l’intention de revenir une énième fois dessus. Non, le but est plutôt de voir comment ce choix reflète la vraie personnalité de KD, un tueur au sang froid sur le terrain et donc aussi capable de prendre les décisions qui s’imposent hors terrain pour l’amener là où tous les champions rêvent d’aller : au paradis que procure la sensation de gagner un titre NBA. Individuellement, KD est tout simplement dans ce qui se fait de mieux, et s’il n’est pas une place ou deux plus haut dans ce classement c’est uniquement dû à la présence juste devant lui d’un monstre des terrains parti pour laisser une empreinte indélébile sur l’histoire de la NBA, et d’un taiseux deuxième plus jeune MVP des Finales de l’histoire. Immensément long et fin, il est capable de défendre très dur sur son adversaire direct lorsque les circonstances l’imposent, et sa taille lui permet de gober un nombre de rebonds impressionnant. Symbole de l’ailier moderne capable de tout faire sur un terrain, il dispose d’une excellente vision du jeu qui lui permet de distribuer un grand nombre de caviars, surtout au sein de l’extraordinaire machine offensive des Warriors où il a par ailleurs su parfaitement s’imposer, preuve une fois de plus de son intelligence de jeu. Mais plus que tout ce que l’on vient de citer, ce qui frappe chez Durant quand on le voit jouer sur un terrain, c’est son incroyable facilité offensive et sa faculté à toujours trouver un moyen de marquer. A l’heure actuelle, c’est bien lui le meilleur attaquant pur de la ligue et sans contestation possible. Son efficacité n’a jamais été aussi grande que cette année, et c’est bien simple, il peut scorer de n’importe quel endroit du terrain en donnant l’impression de ne rien forcer du tout, et sur n’importe qui. C’est cette sensation de voir jouer un adulte avec des gamins qui prédomine quand on voit jouer Durant faire face à tous les défenseurs de la ligue, et qui le rend magique à observer. Il n’est pas qu’un scoreur unidimensionnel, loin de là même, mais quel attaquant, et quelle classe surtout ! Le mot facilité semble avoir été inventé pour pouvoir décrire KD déployer ses grands bras et artiller à 3 points, finir par un dunk dans le trafic, ou poser ses petits moves au poste bas avec une aisance fascinante. Il ne lui manque plus qu’une ligne à son palmarès : un titre NBA, qui le consacreraistcomme l’immense joueur qu’il est déjà, mais il a besoin de cette bague pour passer un cap. A lui d’aller la chercher avec son équipe dès cette année dans la passionnante finale qui s’annonce face aux Cavs d’un certain LeBron James.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

62

25,1

8,3

4,8

53,7

37,5

En carrière

703

27,2

7,2

3,8

48,8

37,9

Les + : Attaquant merveilleux / Élégant / Polyvalent / Peut défendre / Trop de choses à dire pour le faire tenir en une ligne

Les – : A échoué à gagner un titre dans la franchise qui l’a drafté / Peut défendre plus dur sur de plus longues séquences

2 – Kawhi Leonard (San Antonio Spurs)

Peut-on être tout timide et très introuverti et faire complètement tourner la tête de chacun de ses adversaires ? Normalement non. Mais si Kawhi Leonard était normal, on le saurait. Drafté en 15ème position par les Spurs en 2011 derrière Jan Vesely, Alec Burks ou Brandon Knight, que l’on salue chaleureusement, Leonard n’a pas explosé tout de suite en NBA. Remplaçant lors de la première partie de sa saison rookie, Leonard n’était alors qu’une doublure de Richard Jefferson et lorsque celui-ci s’envole pour Golden State, l’ailier tressé s’installe en tant que titulaire dans la rotation de coach Pop. Il le restera. Avec une progression constante, Leonard prouve à tout le monde qu’il a les épaules pour jouer dans la grande maison Spurs. Champion avec San Antonio en 2014, Leonard fait définitivement partie du gotha de la NBA lorsqu’il est désigné MVP de la finale remportée face au Heat des Three Amigos. Défenseur d’élite, il a montrer à tout le monde qu’il pouvait freiner LeBron James et ses bons amis et ainsi mettre fin à deux ans de règne sur la ligue. Sur les trois derniers matchs de cet affrontement, il score 29, 20 puis 22 points et s’invente scoreur au moment opportun. Les Spurs décrochent un nouveau titre, le 5ème d’un certain Tim Duncan, légende texane, qui prendra sa retraite deux ans plus tard. Leonard est alors amené à être l’avenir des Spurs en prenant le relai de ce bon vieux Tim. Lourde tâche. L’été dernier, alors que Timmy n’était plus présent à San Antonio, que Manu Ginobili venait de souffler ses 39 bougies et que Tony Parker se faisait toujours plus vieux, on se disait qu’une ère se terminait et que l’avenir des Spurs serait moins radieux que son passé. Si, en effet, une époque est révolue, l’avenir s’est éclairci lorsque Kawhi Leonard a enfilé son maillot et prouver qu’il n’était pas trop large. Dans une franchise qui a toujours prôné le collectif et la multiplicité de joueurs de qualité, Leonard a dû s’imposer comme un leader, rôle qui n’a jamais existé à San Antonio. En tout cas pas à cette échelle. Si Tim Duncan recevait plus de ballons que ses coéquipiers, il était toujours entouré par Ginobili et Parker à leur apogée, qui soulageaient le meilleur ailier fort de l’histoire. Aujourd’hui, Leonard est quasi-seul et les Spurs sont dépendants de leur numéro 2. Bien épaulé par LaMarcus Aldridge tout de même, il doit se sublimer soir après soir. Et il le fait à merveille. Avec plus de 25 points par match, il progresse dans son apport offensif et ses limites ne sont pas visibles. Son adresse extérieure a diminué mais c’est logique vu les responsabilités qu’il endosse. De plus, et contrairement à des joueurs comme Durant, Curry, Thomas, Harden ou Westbrook, Leonard est un défenseur d’élite et c’est là qu’il est le plus impressionnant. Alors qu’il doit porter son équipe en attaque, il est aussi en charge d’être un leader défensif, rôle qu’il incarne à merveille. Double meilleur défenseur de l’année en titre, Leonard est le meilleur two-way player de la ligue. Il excelle dans ce domaine grâce à un physique imposant et un placement toujours juste. Ses grands membres lui permettent de gêner ses adversaires et il profite de son intelligence et de sa lucidité défensive pour s’imposer comme une barrière humaine. Si Kawhi Leonard était un homme politique,  il serait Ministre de la Défense à coup sûr. Son caractère de timide est surprenant dans une ligue et un sport qui prônent le spectacle et l’extravagance. Le Spur n’aime pas parler devants les caméras, il n’aime pas humilier ses adversaires, il ne parle pas sur et en dehors du terrain, ne chambre pas. Kawhi Leonard est humble et ça fait du bien. Personne ne le déteste. L’homme au talent aussi grand que ses mains est différent et apporte un vent de fraîcheur dans une NBA parfois trop caricaturale.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

74

25,5

5,8

3,5

48,5

38,1

En carrière

398

16,4

6,2

2,3

49,5

38,8

Les + : Meilleur défenseur du monde / Humble / Sang-froid impressionnant

Les – : Pas facile à trouver

1 – LeBron James (Cleveland Cavaliers)

Ailier – 2,03m – 113kg – 32 ans – Drafté en 2003

Un classement est difficile à concocter et il y a toujours débat pour évaluer les qualités et les défauts d’un joueur et pour le comparer à ses collègues. Chaque classement est contestable et sa subjectivité engendre forcément des débats, des doutes, des questionnements. Nous-mêmes avons eu des difficultés pour ranger chaque joueur car il est compliqué de confronter des profils opposés comme Draymond Green et Russell Westbrook par exemple, dont les styles de jeu sont totalement opposés. Nous avons eu des débats sur chaque joueur et nous n’étions presque jamais en accord sur la place exacte de chacun. Pour tous les joueurs. Tous, sauf un. Celui-là, c’est LeBron James. Dans un sport qui a vu passé quelques légendes, le King est d’ores et déjà une d’elles et est et restera le joueur le plus dominant du début de 21ème siècle. Certains osent la comparaison avec l’intouchable Michael Jordan. Ils ne sont pas complètement fous. Drafté en première position de la draft 2003 dans une cuvée de grande qualité (Dywane Wade, Chris Bosh ou encore Carmelo Anthony sélectionnés la même année), LeBron James était, avant d’être majeur, déjà annoncé comme un crack. Il est compliqué de gérer une telle pression pour un gamin de 19 ans qui débarque dans le plus grand championnat du monde. Il est difficile d’être au niveau des attentes d’un public intransigeant qui ne laissera pas beaucoup de droits à l’erreur. Pas si dur pour un joueur comme LeBron. Débarqué en NBA avec le surnom de Chosen One, LeBron James a immédiatement prouvé qu’il avait sa place dans cette ligue et qu’il avait les armes pour s’imposer comme un cador de l’histoire de son sport. Dès sa deuxième saison, LeBron joue plus de 42 minutes par match, plus gros total parmi tous les joueurs. Le gamin a alors 20 ans. Il vaut déjà plus de 27 points, 7 rebonds et 7 passes par rencontre. A l’époque, on sait déjà que James sera un grand et qu’il marquera l’histoire du basket. En 2007, après quatre saisons en NBA, il porte les Cavs jusqu’en finales NBA. Il est alors entouré par environ personne mais n’a pas besoin de plus pour éclabousser la ligue de son talent immense. L’année suivante, il termine meilleur marqueur avec 30 points par match mais il n’arrive pas à gagner avec Cleveland. A sa décharge, Zydrunas Ilgauskas est alors le deuxième scoreur de la franchise et malgré toute l’affection que nous portons au grand chauve lituanien, que l’on salue s’il nous lit, le King aurait difficilement pu être moins bien entouré. Résultat, deux saisons et autant d’échecs en playoffs plus tard, LeBron fait un choix fort, qui bouleversera la NBA, en signant à Miami pour rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh et former un trio intraitable. Comme prévu, le Heat est monstrueux et la bête à trois têtes écrase tout sur son passage. Il lui faudra un an de rodage et une défaite surprise face aux Mavericks de Dirk Nowitzki en finales NBA pour mettre la machine en route et décrocher deux titres consécutifs en 2012 et 2013. Après l’échec du three-peat face aux Spurs l’année d’après, LeBron James se lance un défi immense : retourner à Cleveland, chez lui, pour gagner et réussir là où il avait échoué quelques années auparavant. A son retour, Kevin Love et Kyrie Irving l’entourent et LeBron est à nouveau le leader d’une équipe à trois visages. Ils échouent une première fois en 2015 face à Golden State mais réussissent l’année suivante en prenant leur revanche sur ces mêmes Warriors. L’enfant roi est de retour et il montre qu’il est vraiment le King en réussissant l’impossible. Aujourd’hui, LeBron James est dans la ligue depuis 14 années et sa domination à 32 ans est incroyable. Il a appris à se préserver au cours de la saison régulière pour être plus performant en playoffs. Personne ne peut arrêter le King, peut-être pas même Golden State et son équipe à 4 All-Stars. Des joueurs comme Durant, Leonard, Curry ou Harden sont très durs à arrêter mais sont parfois dans des mauvais soirs et deviennent freinables. LeBron ne fait pas partie de ceux là. Si l’on peut mettre ses poursuivants dans la case des superstars, James est au dessus de cela et il y a une grande classe d’écart entre le premier de notre classement et son dauphin. Aucun joueur, dans la NBA actuelle, n’arrive à la cheville du King. Les années passent et c’est toujours la même rengaine. LeBron James pourrait porter n’importe quelle équipe en playoffs. Il n’a pas beaucoup de défauts. On pourrait lui reprocher un shoot extérieur pas ultra fiable ou quelques cheveux en moins mais James est un cyborg. Un cyborg intelligent. Il est le basketteur ultime, très costaud physiquement, rapide en transition, excellent en défense, grand et mobile, meneur, ailier, capable de tout faire sur un terrain, de laisser le jeu à ses coéquipiers ou de le prendre à son compte quand il le faut. On a la sensation qu’il appuie sur un bouton au début des playoffs et que même une machine ultra-sophistiquée ne pourrait l’arrêter. En NBA, il y a LeBron et les autres car James ne laisse la place à personne et domine tout depuis son arrivée dans la ligue. King Jong-Un.

STATS

Matchs

Points

Rebonds

Passes décisives

Shoots %

3pts %

Cette saison

74

26,4

8,6

8,7

54,8

36,3

En carrière

1061

27,1

7,3

7

50,1

34,2

Les + : Tout

Les – : Autant de cheveux sur le crâne que de mauvais matchs en carrière

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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