Moins tendre, toujours friable

Ce PSG – Naples était un vrai match de Ligue des Champions. De l’intensité, une ambiance électrique, un haut niveau technique et des erreurs d’arbitrages. Paris a rapporté un bon point de San Paolo, mais pourra nourrir des regrets, notamment sur son début de seconde période.

Pour une fois, Paris a mis l’intensité qu’il fallait contre une « grosse » équipe. Thomas Tuchel a reconduit la composition d’équipe victorieuse face à Lille (2-1) pour globalement maitriser la première période. Neymar avait du feu dans les jambes et s’est offert un récital durant les 45 premières minutes tandis que la défense est restée solide face aux offensives adverses. Après un beau numéro de soliste de Mbappé, Juan Bernat a sauvé sa prestation mitigée depuis le début du match pour récompenser le travail de son équipe ( 1-0, 45e+2).

Un trou d’air qui ne pardonne pas

Mais le Napoli ne comptait pas en rester là et les consignes d’Ancelotti à la mi-temps ont fait mouche. Les parisiens sont retombés dans leurs travers et ont trop laissé le ballon à leur adversaire en début de seconde période. Sans les multiples interventions de Gianluigi Buffon, Naples aurait pu marquer plusieurs fois. Mais le vétéran italien veillait. Un pressing toujours plus dérangeant et une intensité monstrueuse pendant 15 minutes ont eu raison du PSG qui, après une énorme erreur de Thiago Silva, a offert un péno transformé par Insigne (1-1, 63e). Non, il n’y avait pas hors-jeu sur cette action, n’en déplaise aux supporters parisiens. Mais d’autres erreurs d’arbitrages peuvent légitimement les mettre en colère. On pense surtout à la faute évidente dans la surface napolitaine de Maksimovic sur Bernat à la 72e, mais aussi aux nombreux accrochages non sanctionnés qu’a subi Neymar.

Concernant le reste des joueurs, Allan jouait le couteau entre les dents et était partout sur le terrain en seconde période. Kalidou Koulibaly a encore fait sa loi, en atteste son superbe tacle face à Mbappé à la demi-heure de jeu. En parlant de Kyky, ce duel raté et l’action de but vendangé à la 85e sont le symbole d’un match trop terne pour un joueur de sa trempe (et avec de telles prétentions salariales). Verrati a fait du Marco au milieu, tandis que Draxler s’est montré solide et pourrait bien laisser le Duc Adrien sur le banc quelques temps. Quant à la défense, Thilo Kerher monte en puissance depuis quelques semaines et ça s’est vu, Thiago Silva a gâché sa prestation avec une erreur impardonnable et Meunier a souvent manqué le dernier geste offensif.

Un groupe encore très ouvert

Paris peut avoir des regrets de n’avoir rapporté qu’un seul point, car la qualification est encore loin. Mais Liverpool a totalement relancé la course à la qualif en s’inclinant à Belgrade à la surprise générale. Les Reds, maintenant deuxièmes du groupe, ne comptent qu’un point d’avance sur le PSG et devront obtenir de bons résultats au Parc puis face à Naples pour espérer continuer la compétition. La prochaine journée de LDC, avec un Paris – Liverpool alléchant, est donc déterminante. Mais rien ne sera joué avant le 11 décembre prochain, date de la fin des phases de poule, d’autant que Belgrade peut aussi encore prétendre aux huitièmes de finale.

Ce groupe C est très certainement le plus intéressant de tous et nous promet encore de belles surprises. Pour une fois que le PSG doit se démener pour sortir de poule, on peut se dire que c’est aussi une bonne préparation pour les hommes de Tuchel en vue de la phase finale de la Champion’s League. Si, toutefois, ils arrivent à l’atteindre.

 

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