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Voilà, c’est fini. La 124ème édition du tournoi des six nations s’est donc refermé sur une touche perdue de l’équipe de France ce samedi. A un an de la Coupe du Monde, ce tournoi a mis en valeur le niveau proche de toutes les équipes (hormis l’Italie). Mais avant de nous projeter, revenons sur ce tournoi version 2018.

L’Angleterre a offert un merveilleux cadeau à l’Irlande

Les Anglais faisaient office de grandissime favori. Au début du tournoi, le XV de la Rose restait sur une série exceptionnelle de 22 victoires en 23 matchs avec pour seule défaite un match à Dublin (9-13 contre l’Irlande) où le Grand Chelem leur avait échappé. Mais cette année, l’Angleterre nous a fait une craquante à la Jo-Wilfried Tsonga. Après une victoire les yeux fermés en Italie (46-15), les Anglais ont énormément peiné face aux Gallois et l’ont emporté au terme un combat d’une intensité terrible (victoire 12-6). Et puis ce qui devait arriver arriva. Face à de valeureux écossais, ils ont mangé la poussière et encaissé leur première défaite du tournoi. Une petite rouste 25 à 13 qui a semé le doute dans les esprits anglais. Tant de doutes que pour la première fois depuis quatorze ans, les Anglais ont perdu trois matchs d’affilée. Oui car deux semaines après l’Ecosse, c’est l’équipe de France qui a croqué de l’Anglais en l’emportant 22-16, avant que l’Irlande domine à son tour les hommes d’Eddie Jones (15-24).

Cette craquante anglaise a très largement profité aux petits bonhommes verts irlandais. S’appuyant sur un pragmatisme à la Ranieri, le XV du trèfle, sans faire rêver, a décroché le troisième Grand Chelem de son histoire. Parfois chanceux, les Irlandais sont apparus intouchables tout au long du tournoi. La machine verte a juste eu besoin d’un petit réglage au Stade de France (victoire 15-13 dans le temps additionnel). Mais on ne peut s’empêcher d’imaginer si Sexton avait manqué son drop, que se serait-il passé ? De toute façon, avec des si on peut refaire le tournoi et faire gagner l’Italie. On notera également le symbole irlandais avec un Grand Chelem décroché le jour de la Saint Patrick.

Ecosse et Pays de Galles : les petites surprises du chef

A la vue du classement, voir l’Ecosse troisième n’est pas si étonnant. Sur les cinq dernières années, le XV du Chardon a connu une progression qui fait aujourd’hui d’elle une équipe du top 8 mondial. Battre la France et l’Italie fait désormais partie de la norme pour les Ecossais. Mais là où ils nous surpris, c’est bien évidemment contre l’Angleterre. Ce succès tellement inespéré vient transformer un bon tournoi en un excellent tournoi. En remontant sur la boîte pour la première fois depuis 2013, l’Ecosse s’affirme un peu plus. Par ailleurs, cette montée en puissance des Ecossais rend la compétition d’autant plus intéressante et imprévisible. Et ça, ça fait plaisir.

Si l’on parle beaucoup du XV du Chardon et de son exploit face aux Anglais, on parle un peu moins du XV du Poireau. Avant dernier du classement l’an passé, les Gallois ont réalisé un tournoi solide. Solides à domicile (3 victoires), ils sont passés proches de l’exploit à Twickenham puis à Dublin. Sans faire de bruit et malgré de nombreux absents, le Pays de Galles termine deuxième du tournoi.

Ledu

France, bonjour frustration

Le terme frustration pourrait être défini comme le fait de regarder les matchs de l’équipe de France en supportant les Bleus. D’ailleurs, si Mohammed Henni supportait les Bleus, il casserait une télé par match. Héroïque tout au long des deux mois de compétition, le XV de France a rivalisé avec les meilleurs et pour la première fois depuis la finale de la coupe du monde 2011, on a vibré avec notre équipe nationale. Mais malgré le courage et l’évolution positive de l’animation offensive, les Bleus finissent sur un bilan négatif (3 défaites pour 2 victoires). Cause de frustration : trois défaites avec moins de six points d’écart à chaque fois dont une fois avec deux et un points d’écart. Que ce soit le drop de Sexton ou le pénalty manqué de François Trou-Duc, à chaque fois les Bleus sont passés à un poil de sourcil de la victoire. Si cela peu apparaître encourageant, c’est surtout rageant car les tricolores méritaient bien mieux que cette triste quatrième place.

Italie, bonjour frustration…épisode 38

Que dire ? L’Italie est courageuse, comme tous les ans. L’Italie a titillé de gros calibres, comme tous les ans. L’Italie a bien souvent craqué dans les vingt dernières minutes et perdu sur de petites erreurs, comme tous les ans. L’Italie est encore dernière, comme tous les ans… Les tournois se suivent et se ressemblent pour la Squadra Azzurra. Cette dernière semble coincé à ce niveau depuis belle lurette. Contre l’Ecosse, les Italiens ont eu une occasion en or. Alors qu’ils menaient de douze points à moins de vingt minutes de la fin, ils ont explosé et encaissé un sévère 17-3 ponctué de deux essais. Pour sa dernière, Sergio Parisse a vécu ce qu’il vit et revit tous les ans depuis 2002 et son arrivée en sélection. Bien triste tournoi donc et bien triste sortie pour l’emblématique capitaine de la Squadra.

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

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