Qui es-tu Félix Auger-Aliassime ?

Ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose. Qualifié pour les demi-finales du Masters 1000 de Miami suite à sa victoire sur Coric hier (7-6 6-2), Félix Auger-Aliassime est encore méconnu du grand public. Pourtant, le monde du tennis ne tarit pas d’éloges sur ce Canadien de 18 ans. Déjà comparé aux Federer et Djokovic, il fait tomber tous les records de précocité. Portrait d’un futur grand.

Coupeur de têtes

Quand la télé canadienne lui demandait en fin de saison dernière son objectif pour 2019, Félix Auger-Aliassime glissait malicieusement qu’il espérait intégrer le top 100. Alors : langue de bois ou modestie ? Quoi qu’il en soit, si le top 100 constituait son seul objectif en 2019, il peut partir en vacances et attendre 2020 sereinement. Actuellement 57ème mondial (108ème en début de saison), assuré d’intégrer le top 40 à la fin de la semaine, il a commencé l’année en boulet de canon. Après avoir disputé sa première finale dans un ATP 500 à Rio de Janeiro fin février, le voilà en demi-finale d’un Masters 1000 après être passé par les qualifications. Aliassime vit un rêve éveillé. En l’espace d’un mois, il a grappillé quatre-vingt-dix places au classement ATP et ce n’est qu’un début.

Sur le terrain, le natif de Montréal a fait tomber du lourd et affiche d’ailleurs une statistique monstrueuse. Sur les cinq matchs qu’il a disputé contre des membres du top 20, il en est toujours ressorti vainqueur. Mieux, sur ces cinq matchs, il n’a laissé filer aucun set. Parmi les victimes, on retrouve Pouille, Fognini, Basilashvili et donc Coric. Il ne vous aura pas échappé que dans cette liste il manque un nom. Les patriotes diront que Lucas Pouille a perdu à deux reprises, que nenni. Si ce cinquième est particulier, c’est parce-que c’est un membre du top 10. A Indian Wells, le Canadien s’est en effet offert le Grec Tsitsipas. Un exploit que AA devra rééditer ce vendredi contre l’Américain John Isner, neuvième mondial.

Jumeau avec maître Roger

Cette folle épopée à Miami n’est pas son premier coup d’éclat. Depuis qu’il a quatorze ans, AA brûle les étapes. Quatorze ans, c’est son âge lors de sa première qualification pour un Challenger : un record ! Déjà en 2015, le Québécois faisait donc parler de lui. En alternant les compétitions junior et les Challengers dans les années qui ont suivi, Félix Auger-Aliassime s’est forgé, doucement mais sûrement. Il a ainsi remporté l’US Open junior 2016 et quatre tournois Challengers (deux en 2017 et deux en 2018), justifiant un peu plus les espoirs placés en lui.

L’an passé, il a disputé son premier match dans le grand tableau d’un Grand Chelem après s’être extirpé des qualifications à Flushing Meadows. Eliminé dès le premier tour par l’autre grand espoir canadien Denis Shapovalov, AA avait dû abandonner en raison de palpitations cardiaques anormales. Cependant, on n’oubliera pas qu’au terme de 2h de match, les deux Canadiens étaient au coude-à-coude (7-5 5-7).

Côté style de jeu, Auger-Aliassime n’est pas le joueur le plus spectaculaire du circuit. Doté d’un très bon service, il tient une solide moyenne de neuf aces par match depuis le début du tournoi à Miami. Une qualité de service qu’il doit en grande partie à ses 193 centimètres. Malgré cette haute taille, le Québécois se déplace extrêmement bien, contrairement aux grands joueurs classiques. Très athlétique et mobile, il n’est pas avare d’efforts et faire l’essuie-glace ne lui fait absolument pas peur. Ajoutez à cela une certaine aisance au filet et une frappe de balle puissante et vous obtenez l’un des plus grands espoirs du tennis mondial.

Enfin, dernière caractéristique qui lui est propre : sa date de naissance. Né un 8 août, il a cette date en commun avec un certain… Roger Federer. Signe de l’histoire ou pur hasard, l’avenir nous le dira…

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

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