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Ce dimanche, se déroulera la 115ème édition de Paris-Roubaix. Au programme, 257 km avec des pavés, du vent et des pavés. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce Paris-Roubaix version 2017.

Encore plus de pavés

Quels filous ces organisateurs ! Remarquant que Paris-Roubaix manquait de secteurs pavés, ils en ont ajouté deux supplémentaires sur la route des coureurs : celui de Briastre qui mesure plus de trois kilomètres et celui de Solesmes qu’on peut définir comme court mais dur (une montée de 800 m assez pentue pour pouvoir repartir en arrière si on s’arrête de pédaler). Ainsi, sur les 257 km à parcourir, 55 seront pavés, soit plus d’un cinquième de la course. A l’arrivée, le vainqueur aura l’honneur de recevoir le fameux pavé. Pas très glorieux comme trophée, c’est lourd et c’est esthétiquement aussi beau que le dernier coloriage de ma petite sœur. Autant aller chercher un caillou dans la forêt.

Au départ, ils seront 199 (dont 31 français) répartis dans 25 équipes (dont 6 françaises). A noter également qu’ils seront quatre vainqueurs sur la ligne de départ (Terpstra (NED), Degenkolb (ALL), Hayman (AUS) et Boonen (BEL)). Sauf surprise, à l’arrivée ils seront cinq.

Tom Boonen vainqueur en 2005 (photo) puis 2008, 2009 et 2012

Du spectacle et une imprévisibilité prévisible

Si vous voulez gagner de l’argent, je vous conseille plutôt de parier sur la troisième division norvégienne de hockey sur glace. Même si vous ne vous y connaissez pas vous aurez certainement plus de chance de gagner car sur ces dernières années, la course nous a réservé bien des surprises avec des scénarios dignes de Camping 3. Les récentes victoires de Hayman et Terpstra confirment d’ailleurs que les favoris ne sont pas toujours les vainqueurs à l’arrivé. Une fois de plus, les coureurs devront être d’une vigilance de tout instant. Dans cette course, la victoire tient souvent à un rien et tout peut basculer en l’espace de dix secondes. Il risque de pleuvoir des crevaisons et bravo à celui qui réussira à ne pas s’arrêter, que ce soit pour changer une roue ou faire gazouiller la fauvette. Derrière votre écran, je vous conseille donc d’être aussi attentif que quand vous matez l’arrière train de votre pote Valentine.

Ancien champion de France, Arnaud Démare est souvent poisseux sur les pavés du Nord

Un duel Sagan-Van Avermaet en vue

Cette année, le grand favori s’appelle Peter Sagan. Double champion du monde en titre, le Slovaque collectionne les podiums sur les classiques mais connaît des difficultés à gagner. Récent deuxième de Milan-San Remo et troisième de Gand-Wevelgem, il bute souvent sur un Greg Van Avermaet qui l’a déjà battu deux fois au sprint. Sagan devra donc garder un œil sur le coureur BMC et un autre sur la route si il ne veut pas justifier l’expression « jamais deux sans trois ». En course pour la victoire lors du Tour des Flandres le week-end dernier, Sagan a été victime d’une chute malheureuse. Attention au sursaut d’orgueil du champion.

Ils sont nombreux à pouvoir gagner ce dimanche. Evoqué précédemment, Greg Van Avermaet semble un des plus fort dans l’optique d’un succès. Vainqueur du Het Nieuwsblad, du GP E3 Harelbeke, de Gand-Wevelgem et deuxième du Tour des Flandres, le Belge marche sur ses adversaires comme Jésus sur l’eau. Avec une saison d’ores et déjà réussi, il sera là sans pression et vu sa forme du moment, il sera difficile de l’arrêter si il est lancé.

Sagan et Van Avermaet sont tout les deux tombés lors du Tour des Flandres

Derrière ces deux monstres, quelques outsiders. En effet, les Degenkolb (ALL), Boom (NED), Kristoff (NOR), Boonen (BEL), Naesen (BEL), Boasson Hagen (NOR), Lampaert (BEL), Keukeleire (BEL), Stannard (ANG) et Démare (FRA) (il fallait bien caser un français) font partie de ceux qui auront leur carte à jouer. Boonen retiendra particulièrement notre attention. A 36 ans, le quadruple vainqueur de Paris-Roubaix va disputer sa dernière. Comme Cancellara l’an dernier, on s’attend à une ovation pour cette légende qui risque de beaucoup manquer au cyclisme. N’oubliez pas vos mouchoirs.

Un prono ?

Allez ! Je me mouille. Intéressant et toujours bien placé depuis le début de la saison, je vois bien Oliver Naesen se glisser sur le podium derrière un Sagan qui va survoler la course comme Peter Pan. Toujours représentée, l’équipe Quick Step aura un coureur sur le podium, j’en suis sûr. Je vois bien Stybar (RTC) troisième. Côté français, je mise sur un top 10 de Yoann Offredo.

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

Une réaction au sujet de « Paris-Roubaix, le vainqueur n’est jamais celui qu’on pense »

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