Et si on se faisait un p’tit bilan de la saison NBA ?

Si dans le petit monde de la NBA, la grande évaluation finale attendra bien évidemment les Finales en juin, la moitié de la saison régulière vient d’être atteinte, aussi chez En Tribunes nous avons décidé de dresser un premier bilan pour féliciter les bons élèves mais aussi taper sur les doigts des cancres de la ligue. Allez c’est parti pour un mini conseil de classe de notre douce et tendre NBA, avec aujourd’hui un focus sur les joueurs, avant de nous concentrer sur les équipes la semaine prochaine. Enjoy !

Top of the pop : James Harden (Houston Rockets)

On ne va pas vous mentir, il était dur de trancher et de ne retenir qu’un nom pour cette catégorie. Il y a 15 jours notre choix aurait certainement été bien différent, puisque nous aurions pu récompenser le Greek Freak Giannis Antetokounmpo, le revenant Kawhi Leonard ou encore le nouveau 3ème plus prolifique shooteur à 3 points de l’histoire Stephen Curry. Oui mais voilà, après le début de saison plus que compliqué de son équipe, Monsieur James Harden en a eu marre de perdre, et il a donc décidé de nous offrir des orgies statistiques absolument irréelles. C’est bien simple, sur les 15 derniers matchs, ce brave James tourne à plus de 40 points (oui oui vous avez bien lu), martyrisant n’importe quelle défense NBA ou chevilles adverses (coucou Jamal Murray). Les compteurs explosent, sa barbe se magnifie de jours en jours, et surtout son équipe se remet à gagner, réussissant à quitter les bas-fonds de la conférence Ouest pour se rapprocher de son sommet. Harden est actuellement en train de nous offrir ce qui n’est ni plus ni moins que l’un des plus beaux shows offensifs jamais vus (sur le plan individuel j’entends) sur un parquet de basket, et sur les 40 dernières années seuls Jordan et Kobe ont atteint de tels sommets offensifs. Rien ne semble pouvoir l’arrêter et comment donc l’ignorer au moment de choisir notre top individuel de mi-saison ? Cependant, attention à la surchauffe, et rien ne garantit qu’une stratégie aussi simple que « donnez la balle à James et le regarder jouer » puisse permettre aux Rockets de rééditer leurs sublimes playoffs de l’an dernier. Mais après tout, qui sait où la Barbe s’arrêtera ?

Le gros flop qui fait mal : Chris Paul (Houston Rockets)

Aaah Cricri. Mon Crici. T’as voulu prendre un maximum de caillasse cet été en dépit de tes belles paroles nous assurant que tu ne « voulais que gagner » ? Tout l’oseille que les Rockets ont dû aligner sur toi et qu’ils te verseront surtout même quand tu auras des rhumatismes et de l’arthrose, a empêché de conserver des éléments clés comme Trevor Ariza ? Bats les couilles le Paulo, aucune pression. Non content donc d’avoir négocié comme un chien de la casse pour avoir un des plus gros contrats de l’histoire (160 millions de dollars sur 4 ans alors qu’il a déjà 33 piges, tranquillou Billou) malgré l’évidence du fait qu’il allait mettre les Rockets dans la mouise jusqu’au cou, tu nous sors donc dans la foulée ton pire début de saison depuis ton année rookie. Bravo l’artiste, chapeau bas, on est sur du flop de qualité là. Moyenne de points la plus basse en carrière (péniblement au-dessus des 15 points/match) et pourcentage au shoot le plus dégueu all time également (41,5 % seulement), influence sur le jeu moindre et surtout blessures à répétition, n’en jetez plus la coupe est pleine. CP3 a toujours eu une image de perdant magnifique, échouant toujours près du but en se battant avec courage, forçant l’admiration de ses pairs et des fans. Mais cette année, les choses sont différentes. Personne n’a compris son entêtement à signer un giga contrat cet été malgré son âge avancé et la nécessité de conserver certains joueurs majeurs dans l’effectif de Houston, mais en plus de cela Chris est tout simplement dramatique sur le plan purement sportif. Son duo avec James Harden avait régalé le monde entier l’an passé et fait trembler les Warriors. Cette année, le barbu est très (trop) seul, et il ne pourra pas tenir éternellement son équipe à bout de barbe comme il le fait actuellement. CP3 doit donc revenir vite au niveau qui était le sien, et assumer la somme colossale que Houston a misé sur lui, au risque de finir l’année comme il l’a commencé : en tant que plus gros flop de la Ligue. Come on man, wake up !

La surprise qui fait plaisir : Luka Doncic (Dallas Mavericks)

Compliqué de faire un choix ici aussi, et celui de prendre Luka Doncic n’était pas forcément évident. Cependant il nous semblait essentiel de parler du génial rookie slovène dans ce bilan de mi-saison, car il est tout bonnement en train de réaliser l’une des meilleures saison rookie de l’histoire, rien que ça ! Jugez en plutôt au niveau statistique : 20 points et 6,7 rebonds agrémentés de 5 passes décisives en moyenne à chaque match, c’est simplement monstrueux. Ajoutez-y un nombre incalculable d’actions clutchs dans le money time, et vous obtenez un cocktail détonant qui s’est déjà imposé comme le franchise player des Mavs et qui pourrait même être All-Star dès cette année !

La question donc, c’est de savoir pourquoi nous l’avons choisi dans cette catégorie. En effet, Luka Doncic ne sort pas du tout de nulle part bien au contraire, puisqu’en Europe il a purement et simplement tout remporté aussi bien sur le plan individuel que collectif, et ce en club comme en sélection. Mais voilà, les américains ont tout de même trouvé le moyen de douter de son potentiel malgré son CV impressionnant, et il ne fut donc drafter qu’en 5ème position lors de la dernière cuvée. De plus, même ses plus fervents fans convaincus qu’il s’agissait d’un véritable prodige n’auraient certainement jamais pu penser que Doncic serait aussi dominant aussi vite, et particulièrement au scoring. Les doutes sur sa capacité à encaisser le niveau physique de la NBA étaient réels et pour le coup justifiés, mais le slovène est en train de casser des bouches par paquets de 12, et ce pour le plus grand bonheur des Mavs. Voilà donc pourquoi Luka Doncic est notre surprise de la saison, car un rookie aussi bon à seulement 19 ans, c’est franchement flippant pour la suite et pour ses adversaires.

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