[NBA : les grandes questions] Qui sera champion ?

Jusqu’au 17 octobre et le coup d’envoi de la nouvelle saison NBA, En Tribunes vous accompagne en tentant d’apporter une réponse aux grandes questions que soulève le prochain exercice de la plus belle ligue du monde. Qui perdra en finale contre les Warriors ? Qui va tanker comme un cochon ? Qui va flirter avec une soeur Kardashian ? Éléments de réponse.

Warriors : again and again ?

Trois des quatre derniers titres NBA ont filé du côté de San Francisco. Sans un exploit de LeBron James et ses potes en 2016, les Warriors auraient réalisé un 4 à la suite fou. Il n’empêche qu’ils sont déjà et resteront l’une des meilleures équipes de l’histoire de la plus belle ligue du monde. Cet été, DeMarcus Cousins a rejoint Steph Curry, Klay Thompson, Kevin Durant et Draymond Green pour former un quintet complètement dingo. Sur le papier, a t-on déjà vu un 5 de départ avec autant de qualités individuelles ? Clairement pas. Si leurs stats seront forcément diluées par la densité de leurs coéquipiers, tous les cinq sont parmi les 5 meilleurs joueurs du monde à leur poste, voire plus.

Golden State sera favori à sa succession, indéniablement. Pour l’exploit, il faudra jeter un oeil sur les Rockets, qui ont perdu de la qualité défensive sur l’aile avec les départs de Luc Mbah A Moute (Clippers) et Trevor Ariza (Suns), mais ont chopé Melo Anthony qui sortira sûrement du banc pour apporter du scoring. Les Cavaliers seront loin du titre avec le départ de LeBron James. Le King est parti chez les Lakers et devrait patienter un an avant d’être un sérieux candidat au graal. OKC a vu Melo partir mais Dennis Schroeder est venu jouer les backups de luxe à la mène pour faire souffler Russell Westbrook. A l’Est, on suivra forcément Kawhi Leonard sous sa nouvelle tunique. Avec les Raptors, l’ex-spur devrait jouer les premiers rôles de sa conférence. Les Celtics vont enregistrer les retours de Gordon Hayward, blessé lors du premier match l’an dernier, et Kyrie Irving, indisponible en playoffs. Enfin, les jeunes Sixers seront à suivre. Joël Embiid et Ben Simmons vont progresser et Philly devrait rester l’une des équipes les plus excitantes de la ligue.

L’avis de la rédac’ : deux vrais outsiders

On serait complètement inconscient de ne pas miser sur les Warriors. Forcément, les hommes de Steve Kerr ont toutes les cartes en main pour aller chercher une nouvelle bague et ainsi un peu plus marquer leur époque. Une seule chose pourrait les perturber : les blessures. Il en faudrait sûrement plus d’une pour embouteiller l’autoroute qui devrait les mener vers le titre. Lors des derniers playoffs, face aux Rockets, le vent aurait pu tourner lorsque le genou de Steph Curry le privait de la pleine expression de son talent. Avec le renfort de Boogie Cousins, il en faudra plus pour faire tanguer ces Warriors mais l’ex pivot des Pelicans a une tendance Brandon Royesque à voir son corps se fragiliser.

Faisons tout de même un point sur les équipes à même de faire tomber Golden State. Pour nous, il y en a deux. D’abord Houston. Il est vrai que les départs d’Ariza et Mbah A Moute posent question. Il est indispensable, face à Kevin Durant, d’avoir de la défense sur l’aile. Les deux hommes n’apportaient pas énormément plus mais ils apportaient au moins ça. Mais à la place, Carmelo Anthony a atterri dans le Texas. Certes, l’ancien Knick, est un très médiocre défenseur. Aussi, sa capacité à switcher en défense, ce qui faisait la force de Houston l’an dernier, apparait bien faiblarde. Mais l’apport offensif de Melo n’est pas à négliger, lui qui tournait à plus de 22 points par match il y a encore deux saisons. Le duo défensif Harden-Melo est plus que poreux et Chris Paul, P.J. Tucker et Clint Capela devront redoubler d’efforts pour compenser.

L’autre potentiel bourreau des Warriors est vêtu de vert. Les Celtics de Boston ont de quoi faire peur a plus d’une équipe. Rappelez-vous l’an dernier. Gordon Hayward, l’une des recrues phares de l’été, se tord la jambe après moins de six minutes de jeu, et c’est le drame dans le Massachusetts. Mais la blessure du rouquin propret, indisponible pour le reste de la saison, aura au moins permis à deux jeunes pépites d’éclore. Jayson Tatum et Jaylen Brown n’étaient pas attendus aussi haut et ils ont fait oublier leur jeune âge bien vite. Leur maturité, compilé à l’aisance offensive du premier et aux grosses qualités défensives du second, en font des seconds couteaux idéaux. Kyrie Irving s’est blessé mi-mars et a manqué les playoffs. Tant pis. Les deux jeunes pouces, bien aidés par Al Horford et Terry Rozier notamment, ont emmené les Celtics jusqu’en finale de conférence. Avec le retour des deux recrues de l’été dernier, le 5 de Boston a de l’allure. De là à aller battre les Warriors sur 7 matchs, il y a un pas que l’on ne franchira pas. Mais les titiller, c’est possible.

 

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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