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Ça y est, Monaco est champion. Le club du Rocher a sorti une saison historique en venant à bout du grand Paris Saint-Germain. Un exploit qu’on n’avait pas vu venir et que l’ASM doit à un collectif immense. Nous aurions pu analyser la saison de chaque homme au cas par cas, nous avons préféré en faire ressortir sept. Sept hommes sans qui Monaco n’aurait pas été Monaco cette saison.

Benjamin Mendy

Dévoreur de couloir

Présent dans l’effectif monégasque depuis cet été seulement, Benjamin Mendy a mis quelques semaines à s’acclimater au sein du club de la principauté. Mais après des débuts pas impériaux, le latéral gauche s’est imposé comme un patron de cette équipe. Véritable ambianceur du vestiaire, Mendy a autant fait danser ses coéquipiers après les matchs que ses défenseurs pendant. Peu rassurant défensivement, le néo-bleu est une machine en attaque et apporte du danger constamment grâce à sa qualité de centre et une puissance de feu. Il est le symbole du nouveau système de Jardim et son apport offensif permet à l’ASM d’avoir une corde supplémentaire à son arc. Et ce n’est pas une cordelette. Appelé pour la première fois par Deschamps en équipe de France, Mendy a un boulevard devant lui pour s’imposer comme le titulaire indiscutable au poste de latéral gauche. Et les boulevards, il a l’habitude de les croquer à pleines dents.

Fabinho

L’indispensable discret

Il n’est pas celui qui est le plus en vue en dehors du terrain. Il n’est pas celui qui attire le plus les caméras. Il ne cause pas de problèmes dans un vestiaire. Par contre Fabinho est un des meilleurs joueurs du championnat de France et sa constance et sa polyvalence font de lui le rouage clé de Jardim. Le portugais l’a fait basculé aux côtés de Bakayoko au milieu de terrain et celui qui évoluait en tant que latéral droit auparavant a un rendement impressionnant dans sa nouvelle position. Bon récupérateur, intelligent dans son jeu vers l’avant, présent physiquement, Fabinho est complet et oriente le jeu monégasque à merveille. Il ne marquera jamais 15 buts par saison, il ne donnera jamais 15 passes non plus mais le brésilien est précieux. Indispensable même. Monaco ne serait pas là sans Fabinho. Quand Tiémoué Bakayoko s’arrache dans la récupération et le combat physique, Fabinho assure le lien entre la défense solide et l’attaque de feu. Toujours lucide, Fabinho ne fait que rarement le mauvais choix. Il n’a pas été rassurant lors de la fin de match aller face à City et son équipe s’est effondrée. Monaco est dépendant de Fabinho. Et ça, c’est bien la preuve que le garçon n’est pas là en touriste.

Bernardo Silva

Funambule

Le magicien de la Ligue 1. Nommé parmi les quatre meilleurs du championnat aux côtés du lyonnais Lacazette et des parisiens Verratti et Cavani, le milieu portugais a du s’incliner devant l’uruguayen mais n’a cependant pas grand chose à lui envier. Comme il n’a pas grand chose à envier à grand monde. 1,73m. 65kg. Voilà les mensurations d’un lutin vendeur de rêve. S’il n’est pas le meilleur joueur de Ligue 1, Bernardo Silva en est le plus élégant. Maestro de l’ASM cette saison, le portugais a su organiser le jeu quand il le fallait, frapper et marquer quand bon lui semblait et donner la bonne passe au bon moment. Souvent juste dans ses choix, Silva propose un football qui fait du bien aux yeux. Sur les rotules depuis quelques semaines, il a été le principal artisan du gros début de saison monégasque. Son but en fin de match face au PSG en début d’année (1-1 au Parc des Princes) est un des tournants de la saison.

Kylian Mbappé

Joueur indécent

Il est des profils de joueurs que l’on ne voit qu’une fois dans une vie, des joueurs qui allie à merveille qualité technique, physique et mentale. Qui s’expriment parfaitement devant les caméras après avoir détruit des défenses et enfilé les buts comme des perles. Kylian Mbappé en fait partie. Et il a l’âge d’un bachelier. A un moment de sa vie où la plupart de ses amis sont en colonie de vacances et calèrent pour résoudre une équation, le beau Kylian a réalisé, en quatre mois, ce que tout joueur de football qui se respecte rêve de faire en une carrière. 15 buts en 16 matchs de Ligue 1, 6 buts en autant de rencontres européennes face à des gros calibres comme Dortmund, City ou la Juve. Rien que ça. Et le garçon a 18 ans. Celui qui gagnait, il y a un an, la coupe Gambardella et mangeait encore des Miel Pops au petit déj’, a délogé Valère Germain en février et s’est imposé comme la pépite qui fait saliver toute l’Europe. Aujourd’hui estimé aux alentours de 100 millions d’euros avec moins de 50 matchs chez les pros, Mbappé n’est pas certain d’être là la saison prochaine tant son nom est sur toutes les lèvres européennes. Même s’il a peut-être joué hier son dernier match à Louis II, Mbappé aura illuminé le paysage du foot français et l’on ne peut que l’en remercier.

Leonardo Jardim

Entraineur

Présent en principauté depuis trois saisons, l’entraineur portugais est le chef d’orchestre de ces virtuoses monégasques. Son sens tactique a clairement permis à Monaco d’aller chercher le titre cette saison. Si on évalue la qualité d’un entraineur à sa capacité à s’adapter aux joueurs dont il dispose, Leonardo Jardin est incontestablement une pointure du coaching. L’an dernier, alors que Monaco ne possédait pas des armes offensives aussi puissantes et diversifiées que cette année, Jardim a proposé une équipe avec un bloc bas, capable de résister à n’importe quelle attaque et d’exploiter la moindre perte de balle en se projetant rapidement en contre. C’est d’ailleurs cette défense en béton qui sut parfaitement manipuler Arsenal à l’Emirates (1-3) en 8èmes de finale de Ligue des Champions il y a deux ans. Un match qui a marqué les esprits. L’été dernier, alors que l’ASM enregistrait les retours de Valère Germain et Radamel Falcao et signait des latéraux capables d’apporter constamment du danger devant, Jardim a su bouleverser ses plans tactiques en proposant un plan de jeu porté sur l’attaque, bien plus séduisant. Il a également replacé Fabinho au milieu de terrain et Monaco s’est transformé en une armada offensive, l’une des plus prolifiques d’Europe. Son schéma de jeu en 4-4-2 a permis cela et l’ASM doit beaucoup à son technicien portugais, enfin désigné meilleur coach du championnat.

Luis Campos

Directeur sportif

Signé à l’été 2013, lors de l’accès à l’élite de l’ASM, Luis Campos est le symbole de la politique sportive menée par le club depuis l’arrivée de Rybolovlev. Le technicien portugais débarque en principauté avec une mission claire : faire de Monaco le nouveau Porto. Campos, fort de 15 ans de coaching au Portugal, doit mettre en place une politique de recrutement qui fera de Monaco rentable dans ses ventes et investissements. Le désormais directeur sportif du LOSC doit trouver les plus belles pépites d’Europe, les signer avant qu’elles ne deviennent trop chères, les faire progresser sous le maillot blanc et rouge et les revendre après deux ou trois saisons pour rentabiliser le club. Il est l’homme qui a fait signer Tiémoué Bakayoko pour 8 millions d’euros, Bernardo Silva pour 15 millions ou encore Thomas Lemar pour 4 millions. Cet été, en cas de départ, ces trois joueurs pourraient rapporter près de 150 millions d’euros à l’ASM. Il est également responsable des signatures, l’été dernier, de Benjamin Mendy, Djibril Sidibé et Kamil Glik et son influence fut primordiale dans l’éclosion de Kylian Mbappé cette saison.

 

Dmitry Rybolovlev

Investisseur

Débarqué sur le Rocher en 2011, le milliardaire russe est celui qui a permis à Monaco de pouvoir rivaliser financièrement avec les grands clubs français. Lorsque l’investisseur acquiert deux tiers de l’ASM, le club est relégable en Ligue 2 et un coup de pouce financier est nécessaire pour se sauver. Rybolovlev met la main à la poche et Monaco se sauve puis, après de multiples investissements, est champion de Ligue 2 et accède à la première division à l’été 2013. Du haut de ses 8 milliards d’euros, le gentil monsieur n’hésite pas à sortir le chéquier et dans un football où l’argent devient de plus en plus indispensable pour gagner, c’est lui qui permet à l’ASM de mettre confortablement en place sa stratégie financière consistant à acheter des jeunes joueurs prometteurs, les faire progresser puis les revendre en effectuant des plus-values intéressantes. C’est également grâce à lui que Monaco passe un vrai cap en 2013 en signant Jeremy Toulalan, Eric Abidal, Ricardo Carvalho, Joao Moutinho et surtout Radamel Falcao et James Rodriguez. Rybolovlev envoie alors un message clair à l’Europe : il faudra compter sur l’ASM dans les prochaines années.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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