Chargement

Escalader la tour Burj Khalifa, s’accrocher à un avion qui décolle ou se maintenir en Ligue 1. Parmi ces travaux herculéens, c’est bien le dernier qui paraît le plus difficile à réaliser pour Troyes. Pour chambouler son classique schéma sinusoïdale Ligue 1/Ligue 2, l’ESTAC devra réaliser l’impossible. Une mission que seule la bande de Tom Cruise serait en mesure d’accomplir.

Un calendrier défavorable

Et bien qu’il y ait aussi un Benji avec une calvitie dans l’effectif troyen, il manquera la présence d’un Ethan Hunt. Surtout pour ce qui arrive. Il reste trois matchs au club de l’Aube pour se maintenir, deux déplacements à Lyon et Montpellier et la réception de Monaco. Trois clubs qui jouent l’Europe, même si les héraultais sont quasiment hors course, mais surtout trois équipes supérieures aux troyens dans tous les domaines. Lors de la phase aller, ces trois équipes se sont toutes imposées face à l’ESTAC, les lyonnais leur ont même collé une manita au Stade de l’Aube. Vu la dynamique récente des Gones, avec sept victoires consécutives en Ligue 1, on se demande bien comment Troyes pourrait aller grappiller ne serait-ce qu’un point au Groupama Stadium.

La 38ème journée sera aussi certainement décisive dans la course à la Ligue des Champions pour Monaco et, même s’ils sont en difficulté en cette fin de saison, Troyes ne ressemble pas à une véritable menace pour les joueurs de Jardim. Reste Montpellier, qui rencontre Nantes ce dimanche et qui a perdu ses trois derniers matchs. C’est lors de l’avant dernière journée que l’ESTAC a le plus de chance de rapporter des points. Mais ses adversaires directs pour le maintien sont nettement mieux lotis. Lille rencontrera Toulouse, un autre « prétendant » à la relégation, Dijon et Saint-Étienne et le Téfécé affrontera Bordeaux et Guingamp lors des deux dernières journées. Les joueurs de Jean-Louis Garcia devront se sublimer pour ne pas passer de cadre chez Conforama à livreur Domino’s.

Un sursaut d’orgueil

Et la victoire face à Caen lors de la 35ème journée était plutôt convaincante. Alors sur une série de sept défaites et deux nuls sur les neuf derniers matchs de Ligue 1, Benjamin Nivet et ses enfants ont su réagir en dominant les Caennais à la maison, après avoir encaissé le premier but. Fait assez rare pour le constater, les troyens nous avait plus habitués au schéma inverse. Face à Sainté, Monaco et Marseille, ils menaient au score pour à chaque fois se faire surprendre en fin de match. Les coéquipiers de Stéphane Darbion devront avoir le mental au moins aussi solide que contre Caen pour espérer rester dans l’élite la saison prochaine.

Tout n’est pas perdu, le retour de Rémi Walter a fait du bien à l’ESTAC au dernier match. On n’est pas non plus à l’abri d’un exploit de Grandsir, d’un énorme sauvetage de Zelazny ou d’un coup-franc bien senti de Khaoui. On en est là. Pour se maintenir, Troyes devra écrire un scénario digne d’un Mission : Impossible. À rendre Tom Cruise jaloux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En haut