L’irrégularité colle à la peau des Bleues

Les Bleues se sont qualifiées en quart de finale de la Coupe du monde. Deuxièmes de leur groupe, les Françaises ont dû passer par un barrage pour rejoindre le Top 8. Un barrage remporté ce mercredi face à la Turquie (78-61), mais où elles se sont montrées encore irrégulières.

Elles y sont et tant mieux ! Grâce à leur succès face à la Turquie en barrage (78-61), les Bleues sont en quarts de finale du Mondial. Ne pas atteindre ce stade d’une compétition, européenne ou mondiale, aurait été une première depuis 1999 pour l’équipe de France. Et avec la génération actuelle, une élimination précoce aurait été frustrante et décevante pour le basket français.

Le paradoxe du premier quart-temps

Les filles de Valérie Garnier auraient pu s’éviter un premier match couperet si elles avaient battu le Canada, mardi. Les deux nations, invaincues, se jouaient la première place du groupe, qualificative pour les quarts du Mondial. Motivées, les Bleues ont démarré tambour battant la rencontre : 25-12 à la fin du premier quart-temps. Une défense étouffante combinée à un jeu rapide et efficace. La France semblait partie pour dominer le Canada, une top nation mondiale. Sauf que voilà, le premier quart-temps passé, les Tricolores ont subi. Les rotations défensives s’opéraient moins bien. L’attaque perdait en réussite et les Canadiennes sont revenues dans le match. En seconde période, ces dernières ont largement pris le dessus sur une formation française dépassée (défaite 71-60).

Ce scénario, les filles de Valérie Garnier l’avait presque déjà répété dimanche dernier (deux jours avant le Canada), face à la Grèce. Pour leur deuxième match du groupe, les Françaises ont vite pris un avantage conséquent, grâce aux mêmes ingrédients : défense, intensité, adresse de loin. Résultat 26-17 à la fin du premier quart-temps. Une nouvelle base de 100 points qui s’est effritée sur la suite du match. Les Bleues se sont délitées en défense, et les pertes de balle s’enchaînant en attaque. La Grèce est passée devant dans le seconde partie du match. Finalement, la France s’est sauvée de peu en fin de rencontre en retrouvant de la solidité défensive (victoire 75-71).

«On doit améliorer la constance»

Ce mercredi face à la Turquie, les protégées de Valérie Garnier ont presque retenu les leçons, gardant toutefois cette irrégularité dans le jeu. Un départ canon marqué par une défense agressive et une attaque portée par Sandrine Gruda, 20 points en tout (29-10 après 15′). Mais comme auparavant, les Bleues se relâchent des deux côtés du terrain. « On réussit encore un bon départ, mais après on pêche un peu en deuxième mi-temps mais contrairement à hier (mardi face au Canada), on a su garder notre sang-froid, notre rythme et un écart », reconnaît Sarah Michel, arrière de l’équipe de France. L’écart descend en effet jusqu’à trois points (45-42), mais les Françaises remettent un coup de collier pour finalement l’emporter 78-61. « Si je savais expliquer nos problèmes de constance, j’en ferais part à toute l’équipe mais non, je ne sais pas… On doit améliorer la constance, la concentration sur les petits détails », confie après la rencontre Endy Miyem, capitaine des Bleues (18 points).

En quarts de finale, les Bleues joueront la Belgique, vendredi à 18h30. Et Sarah Michel est consciente que ça ne passera pas tout le temps : « On a mieux géré nos temps faibles face à la Turquie mais l’idéal serait de ne pas en avoir car sur des matches couperets ça peut être mortel. On va jouer la Belgique qui n’est pas là par hasard après un très bon Championnat d’Europe (3e en 2017), elles ont fini premières de leur poule ici et ont battu l’Espagne. On sait que cela va être dur. » L’équipe de France est prévenue. Elle sait où s’améliorer si elle veut monter sur le podium du Mondial.

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