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Malgré une victoire face aux Pacers cette nuit, les Cavaliers de LeBron James sont dans une dynamique indigne d’un favori au titre NBA. Plombés par une défense aussi étanche que tonton Eugène le soir du réveillon, les hommes de Tyronn Lue n’y arrivent plus. Inquiétant alors que les playoffs se profilent.

Gros problèmes défensifs

Portés par une attaque encore redoutable, les Cavs, actuellement à la deuxième place de la conférence Est, sont en mode passoire en de l’autre côté du parquet. C’est bien simple, ces derniers temps, la défense de François Fillon est plus convaincante que celle des potes de LeBron James. Cleveland est cette saison la 22ème meilleure défense de la ligue. Sur 30 franchises. Pire, les Cavaliers sont la deuxième pire équipe dans ce domaine depuis la pause du All Star Game.

Comment expliquer cela ? Si la défense exige des qualités techniques et physiques certaines, une partie du job se fait dans la tête. L’effectif des Cavs n’a que peu changé depuis le titre de juin dernier et les cadres sont les mêmes. Ces derniers n’ont pas perdu leurs qualités défensives du jour au lendemain et une partie de cette diminution d’intensité lorsqu’il s’agit de freiner l’adversaire s’explique par une baisse d’implication et de concentration sur certaines séquences. Aussi, la cause de ce déclin peut provenir du manque d’investissement de Kevin Love et Kyrie Irving, qui ne défendent pas avec la même intensité qu’il y a quelques mois. Si ces problèmes sont inquiétants, ils sont résolubles. Mais cela ne se fera pas d’un coup de baguette magique et passera par des efforts individuels importants qui serviront le collectif.

Derrière, ça revient

Véritable épouvantail depuis 2014 et le retour à la maison de King James, Cleveland trône depuis trois saisons au sommet d’une conférence Est que l’on qualifiera affectueusement de faible par rapport à sa cousine de l’autre aile américaine. Si les deux dernières saisons ont été conclues par une qualification minimum en finales NBA plutôt tranquille, la rivalité semble plus présente que jamais cette année.

La situation actuelle :

Équipe

V

D

%

Diff.

1

Boston Celtics

50

27

64,9

0

2

Cleveland Cavaliers

49

27

64,5

0,5

3

Toronto Raptors

47

30

61

3

4

Washington Wizards

46

31

59,7

4

L’effectif des Cavaliers ne s’est que légèrement renforcé avec les arrivées notables de Kyle Korver ainsi que Derrick et Deron Williams. Ces renforts apportent leur expérience mais ne sont que des role-players entrant quelques minutes par match. Ce ne sont pas eux qui feront gagner le titre à Cleveland. Même s’il leur apport est loin d’être négligeable et que ce type de joueur est indispensable dans la course au titre, on ne pariera pas notre salaire, certes faible mais peu importe, sur l’érection d’une statue à l’effigie du beau mais vieillissant Kyle Korver dans l’Ohio.  Par contre, les autres franchises de l’Est se sont renforcées entre cet été et maintenant et arrivent en playoffs avec un sac rempli de certitudes.

Boston d’abord. Les Celtics jouent bien et gagnent en toute tranquillité, emmenés par un lutin vert nommé Isaiah Thomas qui, du haut de ses 175 centimètres, porte la maison verte au sommet de sa conférence. Et en défense, on ne déconne pas dans le Massachusetts. Avery Bradley, Marcus Smart, Jae Crowder ou encore Jaylen Brown cadenassent la forteresse celte et c’est toute partie d’un peuple nostalgique du quatuor Rondo-Allen-Pierce-Garnett qui se remet à espérer.

Washington ensuite. Après un début de saison très délicat (16 victoires pour 18 défaites début janvier), les Wizards sont sur une dynamique très positive depuis trois mois et tout porte à croire qu’ils seront redoutables en playoffs. Complets, avec un banc devenu convaincant, portés par un leader dans le top 10 voire 6 dans la course au MVP, les potes de John Wall ont tout pour prétendre gêner les grandes forces de l’Est.

Toronto enfin. On en parle moins mais ils sont toujours là. Si les Raptors sont toujours dans la course aux premières places de la conférence Est, ils le doivent avant tout à Demar DeRozan, auteur d’une de ses plus belles saisons en carrière ainsi qu’à la bonne gestion des dirigeants canadiens. Les départs de Terrence Ross et Bismack Biyombo ont été très bien compensés par les arrivées des discrets mais essentiels Serge Ibaka et P.J.Tucker.

Cleveland est donc toujours bien placé à l’Est et il n’y rien de dramatique et définitif dans leur situation actuelle mais la sonnette d’alarme doit commencer à résonner dans les antres de la Quicken Loans Arena. Les Cavs devront réagir s’ils ne veulent pas subir un échec en playoffs, qui serait le premier accroc depuis le retour de l’idole et qui pourrait modifier les plans de la franchise. S’ils étaient amenés à ne pas se ressaisir défensivement, quelques équipes attendent les crocs acérés.

Certes, les Cavs vont mal. Certes, ils n’ont pas autant de garanties que l’année dernière à la même période. Certes, ils attaqueront avec des doutes, peut-être trop. Mais Cleveland reste Cleveland et son armada aura le temps de s’acclimater en playoffs avec un premier tour largement à leur portée. Ne rangeons pas tout de suite LeBron James et ses bons amis à la Cav’.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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