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Le football est aujourd’hui le sport le plus populaire dans le monde. Ce sport  est indiscutablement celui qui crée le plus d’émulation sur notre bonne vieille Terre. S’il est bien souvent une raison de communion et de joie, il est aussi une cause de conflits, scandales et polémiques qui ciblent l’arbitrage neuf fois sur dix Est-on assez indulgent avec les arbitres ? Eléments de réponses.

On oublie le positif

L’être humain est de nature négative. Il faut savoir que pour une information positive, le cerveau retient trois informations négatives. Ce fait scientifique s’applique au football et à l’arbitrage. Qui pourrait aujourd’hui se souvenir de dix belles prestations d’arbitres sans avoir à faire des recherches Internet toute la nuit ? Personne. Qui pourrait aujourd’hui se souvenir de cinquante matchs avec des erreurs d’arbitrages ? A peu près tous les fans de ballon rond. Chacun a déjà vécu une injustice : un pénalty non sifflé, un carton rouge immérité, un but non valable accordé… Pourtant, chacun a aussi déjà suivi des matchs où l’arbitre a bien fait son job. Mais ces matchs là, ces matchs où l’injustice n’est pas, personne ne s’en rappelle.

Il faut commencer par relativiser. Certes, on observe de multiples matchs avec des erreurs d’arbitrage et de plus en plus d’ailleurs, nous y reviendrons après. Mais sur tous les matchs qui se disputent chaque jour, la grande majorité ne sont pas mal arbitrés. Le problème de ce genre de polémique, c’est que la moindre petite erreur a des répercutions terribles et l’on en parle pendant des semaines. Il suffit d’analyser les propos de Jean-Michel Aulas. Dès que Lyon concède un pénalty injustifié, on en entend parler jusqu’à ce que l’équipe en obtienne un. Ce genre de personnalité dézingue l’arbitrage. Leur influence est telle que leurs plaintes font la Une des journaux et diminuent la crédibilité des hommes en noir. La qualité de l’arbitrage n’est pas si nulle que l’on peut penser. Il faudrait pour s’en rendre compte arrêter de critiquer chaque décision mais surtout souligner et mettre en valeur les bonnes prestations des arbitres.

 

Le footballeur est tricheur

Pourquoi y a-t-il des erreurs d’arbitrage ? Parce-que les joueurs se font un malin plaisir à se moquer des arbitres. La simulation fait désormais partie de ce sport et c’est presque si elle est enseignée dans les centres de formation. Le football a évolué et la simulation est devenue une arme pour les joueurs. Comment obtenir un coup franc dangereux à 25 mètres ? Comment obtenir une faute dans la surface ? Facile. On se fait un croche-patte à soi même, trois roulés boulés, des cris de cochon égorgé et hop le tour est joué. Dans un sport où la fourberie gagne du terrain sur le fair-play, il faut donc pointer du doigt tous ces joueurs qui se jettent par terre.

La triche dans le foot, c’est aussi le fameux but de la main. Encore une fois, seule l’honnêteté des joueurs pourrait aider à ne plus voir ce genre de geste. Mais obnubilé par la victoire, le footeux se fiche un peu de la manière dont il gagne tant qu’il gagne. Quelque chose qui choque de même que la main et la simulation, c’est le manque de gêne avec lequel les footballeurs parlementent. Il est inadmissible de voir des joueurs nez à nez avec un arbitre en train de leur crier leur quatre vérités. Le respect est capital.

Comme on l’entend dans la bouche de chaque personne qui défendrait un arbitre, « l’arbitre est humain ». C’est absolument vrai. De plus, il est rare que les arbitres soient aidés par les joueurs. Eduquer un minimum ces privilégiés ne ferait que faciliter la tâche des arbitres. La récente punition infligée à Malcolm est un bon exemple de la route à suivre pour calmer les ardeurs des tricheurs. L’apparition de la vidéo est aussi un apport exceptionnel pour éviter ce type de bévue.

Des moyens limités

C’est là une chose qui inquiète. De plus en plus quand une équipe se plaint de l’arbitrage elle obtient compensation. Les sifflets du public, les plaintes des acteurs et les petits coups de pression d’avant-match poussent bien souvent les arbitres à se tromper. On peut comprendre qu’il est difficile de garder la tête froide face à certaines situations, mais un arbitre doit avant tout être sur de soi. Seul face à ses responsabilités, l’arbitre est littéralement abandonnée au milieu du désert. Pour la deuxième fois nous pouvons évoquer l’importance de la place de la vidéo. Au rugby, l’arbitre est extrêmement bien entouré. En effet, entre l’hyperactivité des juges de ligne et la vidéo, le rugby est beaucoup moins sujet à des polémiques d’arbitres comme dans le foot.

Ce métier est complexe. Les aides apportées aux arbitres sont trop faibles. S’ils sont si mauvais par moment, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas les moyens pour assurer leur fonction comme il le faut. Appel à la LFP, aidez un peu nos arbitres.

Ils méritent quand même certaines critiques

La faute peut être rejetée sur la LFP qui n’aide pas suffisamment les arbitres. Mais parfois, il faut le dire, ces derniers abusent un peu et prennent une décision que même un joueur de cécifoot n’aurait pas prise. Leur côté têtu est parfois insupportable et leur habitude de siffler dès qu’un joueur tombe est très désagréable. En plus de casser le rythme, il pousse les tricheurs à tricher et se font un peu plus détester. Ils ont aussi une fâcheuse tendance à ne pas bien communiquer avec les joueurs.

 

Au vu du dur rôle qu’ils ont, on peut se dire que oui, les arbitres sont plutôt maltraités. Ils sont déjà très courageux de venir chaque week-end dans des stades où, sur les milliers de personnes présentes, ils ne sont aimés que par eux même. On en fait toujours trop avec l’arbitrage. Certains devraient se concentrer sur leur travail et arrêter d’expliquer toutes leurs contreperformances par les erreurs d’arbitrage.

Généralement, quand un arbitre prend une décision, il pense que c’est la bonne. Il est vrai qu’il existe des injustices terribles. Nul doute que sans l’arbitrage, le PSG se serait qualifié en quart de finale de la LDC l’an passé. Mais  l’attitude convenable n’est pas de s’en prendre directement aux arbitres. Les réels coupables sont ceux qui sont plus haut dans la hiérarchie et qui n’agissent pas devant les nombreuses plaintes que l’on peut ouïr après chaque match. Oui les arbitres sont maltraités, mais parce qu’ils ne sont pas suffisamment aidés.

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

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