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Enfin ! Pour la première fois depuis 2006, l’Ecosse a battu deux équipes autres que l’Italie dans un même tournoi des six nations (l’Irlande puis le Pays de Galle). En plus de de cette fin de série, ces deux succès permettent à l’Ecosse de confirmer son retour dans la cour des grands. Depuis l’arrivée de Vern Cotter, le XV du Chardon n’est plus le même. Focus sur des Ecossais qui sont passés du statut sparring-partner à celui de potentiel champion d’Europe.

Deux années de Cotter et c’est le bonheur

Ce 18 novembre 2015 restera comme l’un des plus beaux exploits et l’une des plus grosses déceptions du rugby écossais. Opposé à l’Australie en quart de finale de la Coupe du monde, le pays du kilt s’incline 35-34, en concédant une pénalité injustifiée sur la sirène. Ce jour-là, les Ecossais ont impressionné le monde du rugby et Vern Cotter (alors en poste depuis un an) est alors apparu comme la pulpe qui manquait au jus d’orange.

Lors du tournoi des six nations suivant, en 2016, le XV du Chardon est transfiguré. Vern Cotter offre à l’Ecosse une quatrième place, bat notamment la France (29-18) et passe à un poil de l’exploit face à l’Angleterre (9-15) puis le Pays de Galle (23-27). Lors des tests de juin et de novembre, les Ecossais confirment leur renouveau en s’offrant par deux fois le Japon (26-13 et 21-16), en surprenant l’Argentine (19-16) et en passant à cinq minutes d’un nouvel exploit face aux Wallabies (défaite 23-22). Cette année, la sélection de Vern Cotter est une fois de plus au rendez-vous. Les Ecossais se sont offerts le scalp des Irlandais (27-22) et des Gallois (29-13), et ont fait de Murrayfield un château-fort imprenable.

Laidlaw et Hogg, deux génies de moins en moins seuls

Si l’Ecosse est aujourd’hui en lice pour remporter son premier tournoi depuis 18 ans, elle le doit en partie à ses deux meilleurs joueurs, que sont l’arrière Stuart Hogg (seulement 24 ans) et le demi de mêlée Greg Laidlaw (31 ans). Capables d’éclairs de génie, les deux hommes sont aussi décisifs que l’est Abou Diaby quand il n’est pas blessé. Avec cinq essais inscrits sur les cinq derniers matchs de l’Ecosse dans le tournoi, Stuart Hogg est probablement le meilleur arrière du monde. De son côté, Laidlaw est aussi bon pour transformer que Zaza lors d’une séance de pénalty. Le capitaine écossais avait notamment achevé le dernier tournoi avec une réussite de 88% face aux perches.

Mais tout le monde sait que dans un sport collectif il ne suffit pas de deux grands joueurs pour former une bonne équipe. Entourés des frères Gray, d’un perce muraille comme Strauss et de finisseurs comme Seymour et Visser, les deux têtes d’affiche sont de moins en moins esseulés. La victoire écossaise contre les Gallois illustre parfaitement la qualité de cette équipe. Sans Laidlaw et Stauss, le XV du Chardon a offert une prestation de haut niveau, avec un Price parfait dans le rôle de doublon de Greg Laidlaw. Vern Cotter a su tirer le meilleur de tous ses joueurs. Cette Ecosse est de plus en plus complète et compétitives aux quatre coins du terrain.

Victoire en vue à Twickenham ?

L’Ecosse est aujourd’hui la 5ème nation au classement IRB. Elle devance notamment le Pays de Galle, l’Afrique du Sud et la France, rien que ça. Actuels troisièmes du tournoi, les coéquipiers de Russell se déplaceront à Twickenham ce week-end. Malgré l’absence de certains cadres, les Ecossais ne viendront en Angleterre ni pour prendre le thé, ni pour prendre un selfi avec la Reine, mais pour remporter un match qui leur laisserait entrevoir la première place de la compétition. Pas favoris, le XV du Chardon aura une carte à jouer et nul doute qu’il la jouera. Ce match est aussi excitant que Christophe Willem en maillot de bain et le suspense aussi grand que Richi Gray.

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

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