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Ce soir, aux alentours de 23 heures, Paris saura. Le PSG saura si sa saison peut être réussie ou pas. Battus 3-1 à l’aller à Madrid, les hommes d’Unai Emery retrouvent le grand Real pour l’exploit. Pour sa survie aussi.

Paris a tout gagné à domicile

Ca y est, nous y sommes. 7 mois après le fol été parisien. 7 mois après les premiers flocages des maillots ‘Neymar’ et ‘Mbappé’. 7 mois après deux chèques à neuf chiffres signés. 7 mois après être entré dans une nouvelle ère, le Paris Saint-Germain joue sa saison. Ce soir, sur les coups de 20h45, le Parc des Princes deviendra le théâtre des désirs pour le Paris Saint-Germain. Le temps d’un match, près de 50 000 supporters encourageront leur équipe à s’en casser la voix. Il faudra au moins ça pour sortir le Real de Zizou. Il y a trois semaines, Paris a sombré à Bernabeu. Battus 3 buts à 1, les parisiens ont succombé à la grinta et la fureur espagnole. Mais c’était à Madrid. Ce soir, c’est Paname qui régale et les merengues vont goûter à l’antre parisienne. Paris n’a jamais perdu cette saison à domicile. Mieux, il a toujours gagné.

La folie des grandeurs

Sans Neymar, Paris ne se transforme pas non plus en Chamois Niortais. Privé de son ailier brésilien, le PSG devra faire avec Angel Di Maria, auteur de 13 buts et 5 passes en 14 matchs depuis le passage à la nouvelle année. Pas trop mal pour l’homme aux grandes oreilles, qui souhaite soulever une coupe à son image. Thiago Silva devrait effectuer son retour à la place du combattant Presnel Kimpembe tandis que Thiago Motta pourrait faire le lien entre défense et attaque au poste de sentinelle. Bref, les cadres seront de retour ce soir et Paris aura besoin de leur expérience pour passer à l’étape supérieure.

Ce soir, Paris devra marquer. Et vite si possible. En perdant 3-1, le PSG s’impose une victoire par au moins deux buts d’écart. Pour cela, il serait idéal de marquer en première mi-temps pour retourner aux vestiaires avec un espoir moins mince qu’au coup d’envoi. Les hommes d’Emery auront sûrement le ballon et il faudra concrétiser les grosses occasions pour gagner. L’efficacité des attaquants parisiens sera un des points clés de la rencontre. Aussi, Paris doit éviter de prendre des buts. Un but encaissé n’est pas rédhibitoire. Deux, si. La sentinelle (Motta ou Diarra) aura du boulot à ce niveau là pour stopper les offensives madrilènes. Pendant ce temps là, Rabiot et Verratti devront se projeter, au moins autant qu’en Ligue 1, car marquer est impératif.

Pour passer, il faudra mettre le doute dans les esprits de Cristiano & Co. Et cela engendrera un passage de folie, une période où Madrid doutera et où Paris devra en profiter en concrétisant toute occasion. Paris a pour mission de créer une atmosphère qui va au delà du sport, comme Barcelone l’avait fait la saison dernière au Camp Nou. Paris a subi il y a un an. Paris doit désormais faire subir. Rien n’est impossible.

Se qualifier pour ne pas encore échouer

L’enjeu est immense ce soir. Oublions les termes de victoire ou défaite. Dorénavant, on parle de qualification. En cas d’exploit, Paris s’imposerait comme un favori pour le titre final et sa crédibilité aux yeux de l’Europe en sortirait grandie. En cas d’échec et d’élimination, le parcours continental des parisiens s’arrêterait là. Un cran en dessous par rapport à l’année dernière et « l’accident » barcelonais. Certes, une défaite face à Madrid, double tenant du titre, n’a rien de honteux sur le papier. Mais justifier une élimination par une défaite face à des cadors n’est pas une excuse recevable. Pour gagner, il faut être le meilleur et, par essence, battre les gros. A n’importe quel stade de la compétition. Il est évidemment des parcours plus simples que d’autres mais à l’arrivée, c’est le plus solide qui gagne.

Ce soir, Paris doit se qualifier ou le constat serait terrible. Investir 400 millions d’euros en un été pour se faire sortir comme un vulgaire FC Porto ou Besiktas, ce n’est pas la vie pour laquelle ce PSG a signé.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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