L’arc-en-ciel passera par le sommet

Les titres de champion du monde de course en ligne seront décernés tout au long du week-end à Innsbruck, en Autriche. Et cette année, le parcours choisi est très relevé, au contraire des années précédentes, où les sprinters et puncheurs avaient eu leur part du gâteau.

Il y avait bien longtemps que les grimpeurs n’avaient pas été si nombreux à rêver du maillot de champion du monde. Le parcours tracé à Innsbruck les favorise grandement. Rarement un tracé n’aura été si difficile. Pour les hommes, la course fera 265 kilomètres, avec une bosse à escalader à sept reprises. Au total, 5 000 mètres d’ascension pour les coureurs. Et comme si cela ne suffisait pas, une dernière bosse a été ajoutée dans l’ultime tour pour la course masculine. Avec l’enchaînement, seuls les plus endurants, et les plus à l’aise avec la montagne pourront espérer l’emporter. C’est donc un parcours pour les coureurs complets qui est proposé au peloton.

Ce parcours vient, en toute logique, mettre fin au règne de Peter Sagan. Le Slovaque portait le maillot arc-en-ciel depuis 2015, et un succès aux États-Unis. Il s’était ensuite imposé à Doha en 2016, puis à Bergen, en Norvège l’année dernière. Il sera présent cette année pour défendre ses chances, mais le tracé semble trop compliqué pour lui. Pour autant, le sextuple maillot vert du Tour de France ne part pas vaincu. Mais il lui faudra être plus fort qu’une armada d’amoureux de la montagne pour l’emporter.

Un très gros plateau

Car les noms annoncés donnent envie. L’un des grands favoris se trouve du côté de l’Italie. Avec Nibali, les Italiens ont de grands espoirs de titre. Le Requin de Messine avait dû abandonner sur le Tour de France, victime d’une chute dans l’ascension de l’Alpe d’Huez. Le parcours lui convient largement, mais la grande interrogation, c’est sa forme. Lui clame qu’il n’est pas autant en jambes qu’il le souhaiterait, et laisse volontiers la pression sur les épaules de Gianni Moscon. Vérité ou simple ruse ? Difficile de savoir. Mais difficile, aussi, d’imaginer que le vainqueur du Tour 2014 ne soit pas présent sans grande ambition sur ce parcours qui lui convient à merveille.

Chez les Espagnols, le vétéran Alejandro Valverde sera de la partie. Il faudra compter avec lui dans le final, car sur la Vuelta, il a longtemps été en mesure d’inquiéter Simon Yates pour la victoire finale. Un titre de champion du monde serait une ligne de plus à son palmarès. Les absents de marque seront Britanniques. En effet, ni Chris Froome, ni Geraint Thomas ne seront présents pour défendre leurs chances. Côté italien, Fabio Aru sera également absent. Cela laisse de belles possibilités aux Français.

Chez les Bleus, Cyrille Guimard a composé une équipe qui a fière allure. Avec Thibaut Pinot en tête d’affiche. Le coureur de la Groupama -FDJ est en grande forme, en témoigne son Tour d’Espagne, ponctué à la sixième place, avec deux victoires d’étape. Il sera avec Romain Bardet, lui aussi en bonne condition suite à sa deuxième place sur le Tour de Toscane, derrière Gianni Moscon. Autre élément de taille chez les Français, Julian Alaphilippe. Lui aussi est très en forme, et il n’a, sans doute, pas oublié la déconvenue de Bergen l’an passé, où il était en tête dans les derniers kilomètres, avant d’être rejoint sous la flamme rouge. Tony Gallopin, Alexandre Geniez, Rudy Molard, Anthony Roux et Warren Barguil accompagneront les trois coureurs dans leur quête de maillot arc-en-ciel.

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