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Opposée à la suissesse Timea Bacsinszky aujourd’hui en quarts de finale de Roland Garros, Kristina Mladenovic n’est qu’à trois victoires d’un titre en Grand Chelem. Alors, on commence à y croire ou ça sert à rien ?

Une partie de tableau favorable

Quel début de tournoi difficile pour Kiki Mladenovic. Annoncée parmi les outsiders du tournoi, la française a cravaché pour gagner ses rencontres et se retrouver aujourd’hui en quarts de finale à Roland Garros. Victorieuse de Jennifer Brady (3-6/6-3/9-7) au premier tour, puis de Sara Errani au second (6-2/6-3), la native de Saint-Pol-sur-Mer a ensuite dû se défaire de l’américaine Shelby Rogers (7-5/4-6/8-6) avant de venir à bout de la tenante du titre Garbine Muguruza (6-1/3-6/6-3). Dans le mal en début de tournoi à cause de douleurs au dos, Mladenovic s’est accrochée. Elle a eu raison. Aujourd’hui à trois marches d’un titre en Grand Chelem, elle peut légitimement nourrir des espoirs conséquents. Bloquez votre samedi après-midi car Kiki a de quoi aller au moins décrocher une finale.

Cet après-midi, à 14 heures, Mladenovic affrontera Timea Bacsinszky, qui, au delà d’avoir un nom de famille rapportant 41 points au Scrabble, vient tout juste de battre Venus Williams en 8èmes, la tête de série numéro 10. Elle même tête de série 30, la suissesse ne sera pas favorite face à notre française et si Titi a battu Kiki en Fed Cup en février, Mladenovic s’est métamorphosée en quelques mois et affiche des résultats plus qu’intéressants sur terre battue cette saison. Ses finales à Stuttgart et Madrid la placent en outsider logique pour une victoire finale à Roland-Garros ce week-end. Bacsinszky, de son côté, a déjà joué une demie à Paris mais n’apparait pas aussi en forme que le française. Ça devrait passer cet après-midi pour Kiki.

Ensuite, en cas de victoire, la française affrontera la gagnante du match opposant Caroline Wozniacki à Jelena Ostapenko. La petite prodige lettone ne sera pas favorite et son meilleur résultat en Grand Chelem (16èmes à l’Open d’Australie cette saison) ne plaide pas pour elle. Opposée à l’ancienne numéro mondiale, Ostapenko aura fort à faire et il serait fort de café de la voir s’imposer. La danoise parait plus solide et même si elle n’a jamais performé comme elle l’aurait souhaité à Roland-Garros, son expérience des gros rendez-vous et ses qualités devraient faire la différence. Wozniacki retrouverait alors Mladenovic en demie-finale et même si elle est moins bien classée, Mladenovic partirait en favorite. Sa grosse saison sur terre et le soutien du court Philippe Chatrier l’aideraient et Kiki aurait les qualités nécessaires pour battre la danoise. Pour nous, Mladenovic est favorite, dans sa partie de tableau, pour accéder à la finale.

L’épouvantail Halep

On ne parle pas ici d’une ville syrienne, théâtre de manifestations contre le régime de Bachar Al Assad, mais bien d’une joueuse roumaine de grand talent. Mais la puissance de frappe de la native de Constanta est comparable à celle des troupes du dictateur. Dotée de coups surpuissants, la joueuse au gabarit réduit (1,68m, 64kg) est la favorite de Roland Garros. C’est bien simple, la facilité qu’elle dégage depuis son entrée en lice est comparable à celle d’un Rafael Nadal dans le tableau masculin. Elle balaye ses adversaires les unes après les autres et n’a concédé que 19 jeux en 4 matchs ! Si son adversaire de demain, l’ukrainienne Svitolina, apparait plus dangereuse que ses précédentes proies, Halep devrait accéder à la finale sans d’immenses difficultés.

Dans le cas de figure où elle retrouverait Mladenovic en finale, qui, à l’heure où ces lignes sont rédigées, n’est encore qu’une hypothèse, la roumaine serait favorite. Elle est supérieure à la française dans bien des domaines. Elle a d’ailleurs battu Kiki il y a un mois tout pile à Madrid dans une finale accrochée (7-5/6-7/6-2). Ici, les conditions ne seront certes pas les mêmes, Mladenovic étant poussée par 15 000 personnes à chaque rencontre. Mais Halep a elle aussi passé un cap et impressionne depuis le début de la quinzaine. A la rédac’, on met une pièce sur une victoire finale de la roumaine mais le tableau est très ouvert cette année, avec les absences de Maria Sharapova et Serena Williams, et Kiki Mladenovic a les cartes en main pour devenir la première française victorieuse à la Porte d’Auteuil depuis Mary Pierce en 2000. Mais l’important, ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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