Joyeux Joël : les Sixers sont inarrêtables !

Emmenés par leur rookie star, Joël Embiid, les Sixers n’ont plus de limites et viennent d’aligner une septième victoire en neuf matchs. Risée de la ligue depuis de trop longues saisons, Philadelphia est en passe d’apercevoir la lumière du jour. Et celle des playoffs ?

Jojo en chef d’orchestre

Qu’elle parait loin l’époque où une victoire des Sixers était moins fréquente qu’une bonne vanne de Kev Adams ! En novembre 2015, après un revers à Houston, Philadelphia battait le record de défaites consécutives dans l’histoire du sport américain en en alignant une 27ème. 14 mois plus tard, les Sixers viennent d’aligner une 7ème victoire en 9 matchs. Une seule équipe fait mieux actuellement. Et en plus ils ont quatre all stars dont un pas trop degueu qui a le même nom qu’une sauce délicieuse dans un kebab. Vous l’avez ?

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Côté Philly aussi, il y a une star qui mène l’équipe vers les sommets et détruit les défenses les unes après les autres. Il leur fait la complète, la salade-tomate-oignon. Dire que Joël Embiid est talentueux est comme dire que Gaël Givet fut un bon joueur de foot. C’est vrai mais son talent n’est pas à la hauteur du qualificatif. Car le fantasque camerounais (Embiid, pas Givet) n’est pas qu’un simple joueur talentueux. Il est phénoménal. Limité dans son temps de jeu, Jojo tourne à 20 points, 8 rebonds et 2,4 contres en seulement 25 minutes. Ramené à 36 minutes, le pivot détruit le reste de la concurrence et si les Sixers sortent du trou cette saison, ils le doivent en grande partie à leur pépite.

Talentueux mais aussi charismatique

Capable de shooter, dunker, passer, dribbler mais aussi passer un coup de serpillère sur le parquet après le match si nécessaire, Joël Embiid réussit une saison rookie monstrueuse et même s’il venait à se fracasser une jambe, on ne voit pas comment le titre de rookie de l’année pourrait lui échapper. Ultra polyvalent et reflet d’une NBA moderne qui met en lumière des joueurs capables de tout faire, Joël Embiid a tout pour s’imposer comme un pivot dominant dans les prochaines saisons. A 22 ans, son potentiel semble élevé. Avec près de 4 balles perdues par match, Jojo produit trop de déchet et il va falloir les recycler. #JoëlMammaire

Si son talent sur le parquet impressionne, Embiid est également hyper attachant en dehors. Très charismatique, le pivot n’hésite pas à casser les codes. Beaucoup suivi sur les réseaux sociaux, il jouit d’un capital sympathie qui lui permet sûrement de surfer sur une certaine hype, notamment aux États-Unis où ce genre de personnage est apprécié. Par ailleurs, son originalité et son humour sur Twitter pourrait lui permettre d’être titulaire au All Star Game car Embiid a récolté énormément de vote sur le réseau social.

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Les playoffs dans le viseur ?

Si les Sixers sont en grande forme, il ne faut pas oublier qu’avant leur série de 7 victoires en 9 rencontres, ils avaient un bilan de 7 victoires pour 24 défaites. Certes, cela prouve qu’ils sont sur une pente ascendante mais n’annule pas un début de saison délicat collectivement. Actuellement 13ème à l’Est, Philadelphia est, pour l’instant, loin d’être une force majeure de la conférence Est. 4 franchises séparent les hommes de Brett Brown des playoffs. Mais Chicago, 8ème à l’Est, n’a perdu que 4 matchs de moins que Philadelphia et voilà que l’espoir d’une qualification en playoffs nait en Pennsylvanie. Impensable à l’aube de cette saison NBA que les Sixers entamaient sans leur rookie star Ben Simmons, blessé à long terme, et avec Gerald Henderson, Sergio Rodriguez et Robert « Bob » Covington dans le 5 de départ.

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Vous vous demandez sûrement comment Joël Embiid et Ben Simmons, tous les deux très talentueux peuvent être rookies la même saison. La réponse est bien simple. Blessé lors de son arrivée en NBA, Embiid n’a pas joué pendant 2 saisons et est donc considéré comme un débutant en NBA. De son côté, Simmons vient d’être drafté par Philly mais s’est également blessé en début de saison. Ne voulant pas prendre de risques, les Sixers préservent leur pépite australienne jusqu’au moment où la robustesse de l’ancien de LSU sera garantie.

A son retour, prévu en mars, on n’ose imaginer les dégâts que pourra causer le duo Simmons-Embiid. Dans tous les cas, l’avenir s’annonce de plus en plus éclairci du côté de Philadelphia. Enfin.

 

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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