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Auteur d’une saison régulière convaincante, Jayson Tatum a posé un step-up venu d’ailleurs en ce début de playoffs. Son talent fut précieux contre les Bucks puis il a étouffé Philadelphie. Il sera l’un des arguments les plus fiables pour contrer LeBron James et ses potes en finale de la conférence Est.

Impressionnant de maturité

Qui aurait misé ne serait-ce qu’un kopeck que ces Celtics décimés accéderaient à la finale de la conférence Est ? Peu de monde. Sans Kyrie Irving ni Gordon Hayward, recrues estivales blessées, Boston est venu à bout de Bucks accrocheurs (4-3) avant de désosser les Sixers, à la surprise générale. Les Celtics sont avant tout un collectif, une âme, comme nous l’analysions il y a quelques jours. Mais s’il fallait sortir un homme du lot, il s’agirait sans doute de Jayson Tatum. Kyrie Irving blessé depuis début mars, le rookie des C’s a posé sa paire de balls sur la table et a exploité à merveille ses qualités naturelles de scoreur. Déjà à 13.9 points, 5 rebonds et 1.6 passe en saison régulière, Tatum tourne à 18.3 points, 4.6 rebonds et  3.1 passes en playoffs.

Mieux, sa série face aux Sixers est un cran au dessus. Avec 23.6 points à 52.4 %, il a stoppé le Process à Philadelphie. Jojo Embiid et Ben Simmons se voyaient bien bousculer les Cavs en finale de conférence. Ils se sont fait casser en deux par une armada verte emmenée par un poussin soyeux et bourré de talent. Comme un demi-litre de lait dans une pâte à crêpes, Tatum fluidifie le jeu des Celtics. Sa capacité à marquer de partout fait un bien fou à ses coéquipiers, qui peuvent se reposer sur lui lorsque l’attaque patine. Son sang-froid impressionne et il tremble rarement lorsque la fin de match approche.

Rien à perdre contre les Cavaliers

Désormais, Cleveland se présente sur la route des Celtics. Avec trois finales NBA consécutives, les coéquipiers de LeBron James seront largement favoris. Mais la fougue et l’abnégation de Boston ont de quoi faire peur. La Green Army a surpris Philadelphie et ne compte pas s’arrêter là. Les Cavs ont galéré face aux Pacers au premier tour (4-3) et malgré une claque infligée à des Raptors masochistes (4-0, fête du sweep), Cleveland n’a rarement été aussi friable lors des 4 dernières saisons. LeBron James est immense, il est le meilleur joueur du monde, largement. Mais un titre se gagne rarement seul et le King n’est pas entouré de Prix Nobel.

Lors de la confrontation entre Boston et Cleveland, on aura droit à une différence abyssale de style. Côté Celtics, on mise sur la solidarité de guerriers au talent relativement homogène. Chez les Cavs, LeBron James est la plaque tournante. Tout passe par lui et ses lieutenants ne lui arrivent qu’à la cheville.

Cleveland part favori de cette série et a de grandes chances de filer en finales NBA. Mais il faut se méfier du Celtic qui dort. Boston a déjà tapé Philly, Cleveland est un cran au dessus. Jay Tatum aura du boulot mais Dieu sait que ce rookie est surprenant.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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