Ingram, Nunn, Graham : les belles surprises du début de saison NBA

On ne les attendait pas si haut. En NBA, chaque saison, certains joueurs surprennent. Certains déçoivent (coucou Anthony Bennett) mais d’autres enjolivent nos nuits par des prestations sorties de nulle part. Chez En Tribunes, nous prônons le positivisme, alors zoomons aujourd’hui sur les belles surprises de la saison. De Kendrick Nunn, non-drafté, à Andrew Wiggins, choisi en première position en 2014, les 5 profils listés ci-bas sont loin d’avoir la même trajectoire.

Kendrick Nunn (Miami Heat)

Cette saison : 16,9 points / 2,5 rebonds / 3,3 passes

Renvoyé de l’équipe de basket de l’université d’Illinois en 2015 suite à des violences envers une fille du campus, Kendrick Nunn était mal parti pour faire une carrière en NBA. Pourtant, consciente du talent du bonhomme, l’université d’Oakland le signe pour la saison 2017-2018 où il explose. Deuxième scoreur du pays derrière un certain Trae Young, Nunn se présente à la draft 2018 en toute logique. Mais aucune franchise ne mise sur ce guard scoreur déjà âgé de 22 ans.

Après une belle saison en G-League conclue à 19 points de moyenne, le natif de Chicago signe pour le Heat à l’été 2019. Il ne lui faut que très peu de temps pour exploser aux yeux du grand public. Avec près de 17 points de moyenne après 15 matchs, Kendrick Nunn est le deuxième meilleur marqueur de Miami derrière Jimmy Butler. Si le Heat est aujourd’hui 3e de la conférence Est, c’est en partie grâce à l’éclosion de son rookie.

Devonte’ Graham (Charlotte Hornets)

Saison dernière : 4,7 points/ 2,6 passes / 1,4 rebond

Cette saison : 18,1 points / 7,1 passes / 3,4 rebonds

Dépourvus du meilleur joueur de leur histoire depuis le départ de Kemba Walker à Boston, les Hornets réalisent un début de saison surprenant avec 6 victoires en 18 matchs. Rien de flamboyant mais un bilan honorable pour un roster bien maigrichon. Si le rookie P.J. Washington montre des choses intéressantes, que dire du sophomore Devonte Graham ? L’an dernier, Walker et Tony Parker se partageaient les minutes à la mène. Depuis leur départ, Graham est un autre joueur. Son temps de jeu est passé de 14,7 minutes par match la saison dernière à 33,1 cette année. Largement meilleur passeur de Charlotte et meilleur scoreur devant Terry Rozier, Devonte Graham explose. Son début d’exercice le propulse logiquement comme un sérieux candidat au titre de MIP.

Jaylen Brown (Boston Celtics)

Saison dernière : 13 points / 4,2 rebonds / 1,4 passe

Cette saison : 19,2 points / 7,2 rebonds / 2,2 passes

Le 21 octobre dernier, quand Jaylen Brown signait une prolongation à Boston pour 107 millions de dollars sur 4 ans, on s’est demandé ce qu’il se passait dans le crâne de Danny Ainge. Un mois plus tard, l’érudit Brown a dissipé quelques doutes. Si ce chèque paraît toujours élevé, le début de saison de l’arrière des Celtics rassure. Après un exercice 2018-2019 décevant à seulement 13 points de moyenne et un apport défensif en deçà des espoirs suscités par ses performances lors des playoffs 2018, “JB” est entré dans une autre dimension depuis le championnat du monde avec Team USA cet été. Bien plus tranchant, plus responsabilisé par Brad Stevens, Brown, à l’instar de Jayson Tatum, redevient un rouage clé du système celte. Le départ de Kyrie Irving, remplacé par Kemba Walker, lui fait le plus grand bien.

Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves)

Saison dernière : 18,1 points / 4,8 rebonds / 2,5 passes

Cette saison : 25,2 points / 5,2 rebonds / 3,4 passes

Enfin ? Drafté en première position il y a (déjà) 5 ans, Andrew Wiggins semble devenir cette saison le joueur qu’il aurait dû être depuis quelques temps. En progression sur ses trois premières saisons, l’ancien joueur de Kansas semblait régresser sous les ordres de Tim Thibodeau. Son remplacement par Ryan Saunders sur le banc des Wolves lui a redonné un nouvel élan. 

« On voit Wiggins devenir ce qu’on imaginait qu’il pourrait être », commentait son coéquipier Robert Covington après une perf’ à 40 points contre les Warriors début novembre. Aux côtés d’un Karl-Anthony Towns toujours plus monstrueux dans la raquette, Wiggins prend ses responsabilités. A l’heure où ces lignes sont écrites, Minnesota pointe à la 7e place de la conférence Ouest. Si les deux compères maintiennent ce niveau de jeu, les loups lutteront longtemps pour une place en playoffs. 

Brandon Ingram (New Orleans Pelicans)

Saison dernière (avec L.A. Lakers) : 18,3 points / 5,1 rebonds / 3 passes

Cette saison (New Orleans Pelicans) : 26,1 points / 7,2 rebonds / 4,2 passes

Il est là le favori pour le titre de MIP. Son envol pour New Orleans avait tout pour faire passer un cap à l’ancien ailier filiforme des Lakers. Après 13 matchs disputés, toutes les stats de Brandon Ingram sont en hausse. La blessure de Zion Williamson en début de saison lui a ajouté des responsabilités, Ingram les prend sans broncher. En Louisiane, “Slenderman” enfile un costume de leader qu’il n’aurait jamais pu porter à Los Angeles. Son adresse à trois points est en très nette hausse, ses facultés offensives sont en progrès et son efficacité ne pâtit pas des défenses resserrées. Si son corps le laisse tranquille une saison complète, Brandon Ingram a tout pour être sacré MIP fin juin. 

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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