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En 1968, lors des JO de Mexico, se déroule l’épreuve de pentathlon moderne. Sport rassemblant l’escrime, la natation, l’équitation, la course à pied et le tir, le pentathlon moderne peut se pratiquer par équipe ou en individuel. Cette année là (1968 pour ceux qui ont pas suivi), Hans-Gunnar Liljenwall et son équipe suédoise arrive avec des ambitions et le podium dans le viseur.

 Une médaille de bronze…

A Mexico Hans-Gunnar Liljenwall dispute ses deuxièmes JO. Il a 27 ans. Quatre années plus tôt, à Tokyo, il a accroché une onzième place en individuel et échoué au pied du podium avec la Suède. Réputé au haut niveau, il fait partie des valeurs sûres de l’équipe suédoise. C’est un peu le Giroud suédois.

Lors de l’épreuve individuel, Hans-Gunnar Liljenwall prend un très bon départ. Il est sixième après l’épreuve du tir et cinquième après l’escrime, à deux tout petits points du podium. Malheureusement, sur les épreuves de natation, d’équitation puis de course à pied, il termine au delà des quinze premières places à chaque fois. Il dit adieu à ses espoirs de podium en individuel. L’ultime opportunité de ne pas repartir bredouille est de décrocher une médaille avec ses compatriotes lors de l’épreuve par équipe.

Là aussi ça part bien. La Suède est en tête suite au tir et deuxième derrière l’intouchable Hongrie après l’escrime. Et puis l’improbable se produit, les Hongrois craquent. La Suède de Hans-Gunnar grignote en natation et passe même devant la Hongrie pour quatre points grâce à l’équitation. Mais, lors de la course à pied, Hans-Gunnar Liljenwall se rate un peu, à l’image de son équipe qui est reléguée à la troisième place du classement. Toutefois, les Suédois ne boudent pas leur plaisir car ils viennent d’accrocher la première médaille de l’histoire du pentathlon suédois aux Jeux.

…puis le drame

En 1967, le Comité International Olympique a pris une grande décision. Le dopage ne doit plus faire partie du sport. Dans cette décision, résident le début des contrôles anti-dopage inopinés. Les JO de 1968 ne sont donc pas les plus propices pour prendre de la ventoline et tricher.

Or, juste avant de concourir, Hans-Gunnar avait senti le stress monter. Sous pression, il a bu deux bières sans pression. Bilan des courses : des traces d’alcool dans le sang et une disqualification. La Suède rend sa médaille de bronze et c’est le quatrième qui la récupère. Au passage, devinez qui a terminé quatrième…la France évidemment. Déjà à l’époque on aimait cette place de looser.

Hans-Gunnar Liljenwall devient le premier athlète dopé de l’histoire des Jeux olympiques. Il participera aux JO de Munich quatre ans plus tard et échouera une fois de plus dans sa quête de médaille. A jamais le premier. On se demande quand même comment il a fait pour toucher les cibles lors du tir. Ca devait tourner un peu.

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

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