Giro : les 8 hommes à suivre

Depuis Israël s’élance aujourd’hui la 101e édition du Giro. Thibaut Pinot arrivera-t-il à perdre moins de cinq minutes sur le contre la montre ? Fabio Aru parviendra-t-il à faire oublier Vincenzo Nibali ? Chris Froome terminera-t-il avec dix minutes d’avance sur la concurrence avec l’aide d’un taux de salbutamol litigieux ? Toutes les réponses et bien plus dans ce tour d’horizon des principaux acteurs de ce Tour d’Italie.

Le favori : Christopher Froome (Team Sky)

S’il fallait casser son PEL sur un coureur, ce serait sur Froomie ! Le grimpeur de la Sky aborde ce Giro avec l’ambition de faire le doublé Tour d’Italie-Tour de France. Le contexte tendu autour de son cas pourrait le perturber. Une enquête le concernant pour une suspicion de dopage est toujours en cours. Mais Froome est solide dans la tête et a toutes les raisons de tout casser sur ce Giro, le seul grand tour qui manque à son palmarès. A 32 ans, il sera notamment entouré de Kenny Elissonde et Sergio Henao en montagne. Vainqueur du Tour de France et du Tour d’Espagne l’an dernier, Froome compte bien enchaîner.

L’outsider : Tom Dumoulin (Team Sunweb)

Il roule fort le bougre ! Et il ne fait que ça. Tenant du titre, Dumoulin entend garder sa couronne sur les routes transalpines. D’abord cador dans l’exercice du contre la montre, le Néerlandais a énormément progressé en montagne, aspirant désormais à jouer la gagne sur des courses de trois semaines. Sur le début de saison, le coureur de la Team Sunweb n’a pas montré grand chose. Est-il en méforme ou en garde-t-il sous le pied pour son rendez-vous de l’année ? Réponse d’ici quelques jours.

Le frenchy : Thibaut Pinot (Groupama-FDJ)

La seule chance française, c’est Dream Thibs ! Même s’il devrait prendre une immense cartouche dans le contre la montre de 34 kilomètres lors de la 16e étape, Pinot est en grande forme, en témoigne son succès sur le Tour des Alpes, devant Froomie notamment. Le leader de la Groupama-FDJ pourrait profiter des nombreuses arrivées au sommet pour exploiter ses qualités de grimpeur. Sur ce début de saison, c’est lui le plus en forme. Alors Thibaut, on serre les dents quand il faut rouler et on met des grosses minasses quand la pente s’élève.

Le local : Fabio Aru (UAE Team Emirates)

Vincenzo Nibali n’est pas là alors on jettera un coup d’oeil à Fabio Aru. Vainqueur du Tour d’Espagne en 2015, l’Italien a déjà prouvé qu’il était robuste sur trois semaines de course. Cette même année, il avait accroché une belle 2e place sur le Giro alors pourquoi ne pas mettre une petite pièce sur lui ? En montagne, il a de quoi rivaliser avec les autres et on ne doute pas une seconde que l’engouement suscité autour de lui a de quoi lui donner des ailes. Il tentera de combler le vide laissé par Nibali. Aru de secours.

Le bringuebalant :  Esteban Chaves (Mitchelton Scott)

Difficile de jauger l’état de forme du grimpeur colombien. Victorieux sur l’Herald Sun Tour, il a fini hors délais à Paris Nice et abandonné sur le Tour de Catalogne. Chaves n’est pas au top de sa forme mais il ne faut toujours se méfier du Colombien qui dort. Il pourrait se réveiller à tout moment et venir dévorer une ou deux arrivées au sommet, et pourquoi pas viser la victoire finale. Le Giro, c’est son dada. Chaves a terminé 2e en 2016. Vous avez dit cramé ?

Le nouveau : Miguel Angel Lopez (Astana)

Attention au Colombien d’Astana. Angel Lopez s’est mué en quelques mois en l’un des meilleurs grimpeurs au monde. Il dispute son premier Tour d’Italie mais ne compte pas jouer les touristes. Même si le Colisée vaut le détour, Angel Lopez vise un autre tour que celle de Pise. Tout dépendra de la capacité du grimpeur fou à enchaîner. S’il tient sur trois semaines, une place dans le top 5 lui est promise.

Le papy : Domenico Pozzovivo (Bahrain Merida)

35 piges le garçon ! Le grimpeur de poche de la Bahrain Merida n’a jamais fini sur le podium du Giro. Mais il a toujours terminé placé. Sa deuxième place au Tour des Alpes n’augure que du bon. A l’image d’un Pinot, il devrait prendre un sacré tarif sur le chrono. Le top 10 est accessible, le podium atteignable.

La grosse cote : Michael Woods (Education First – Cannondale) 

A 30 ans, on peut encore progresser. Michael Woods en est la preuve. Jamais placé sur un grand Tour, le Canadien a terminé 7e de la dernière Vuelta et a grandement progressé en montagne. Ses qualités de puncheur ne sont plus à prouver et s’il affiche une forme similaire à celle qui lui a permis de décrocher la 2e place sur Liège-Bastogne-Liège, il faudra se méfier.

 

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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