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A Anterselva, Martin Fourcade vient de clore sa dernière répétition avant les Jeux Olympiques par une victoire éclatante sur la mass-start. Idéal pour confirmer l’inversion des dynamiques avec Johannes Boe, son principal rival dans trois semaines à Pyongyang.

Il y a un mois, au Grand Bornand, quand Johannes Boe remportait le sprint et la poursuite en France, Martin Fourcade pouvait nourrir quelques angoisses. Lui qui sortait d’une saison historique, où chaque globe finissait dans sa poche, avait enfin un rival. La pépite norvégienne titillait le géant français comme peu l’avait titillé sur les cinq dernières années. Plus qu’une proximité au classement, Boe était au-dessus de Fourcade sur les skis et ses progrès en tir lui permettaient une régularité insoupçonnable quelques mois plus tôt.

Les fêtes sont passées. Une préparation physique efficace et deux étapes allemandes plus tard, Fourcade a retrouvé des couleurs et est en position plus confortable à l’approche des J.O. A Oberhof début janvier, le beau barbu avait bien digéré sa dinde et a fourré du norvégien en entrée lors du sprint. Boe et Svendsen sont restés bûche bée. Puis il a remis ça le lendemain lors de la poursuite en dominant trois norvégiens. A Ruhpolding la semaine dernière, même s’il s’est incliné de peu sur la mass-start (+4,5 secondes), il a cassé Johannes Boe en deux en le reléguant à plus d’une minute malgré le même nombre de fautes sur le pas de tir. Embêtant pour le scandinave. Enivrant pour le pyrénéen.

Rendez-vous à Pyongyang

Ce week-end italien, où Johannes Boe a fait de Fourcade sa chose lors des deux premières courses, a remis le doute dans l’esprit du français qui a cloué le bec à tout le monde lors de la mass-start. Fourcade n’est pas sorti du podium depuis le début de la saison et a montré au petit monde du biathlon qu’il n’irait pas en Corée pour cueillir des jonquilles. L’exercice 2017-2018 est pour l’instant plus compliqué que prévu pour le rayonnant barbu qui avait l’habitude de finir ses saisons dans un fauteuil. Il a désormais de la concurrence. A Pyongyang,  Martin Fourcade aura les cartes en main pour casser ses adversaires en mille morceaux. Allô maman, BoeBoe.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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