[Fort de Café] Russell Westbrook, le match d’une vie

Toutes les deux semaines, la rédaction d’En Tribunes souligne la bonne performance ou dynamique d’un sportif ou une équipe. Cette semaine, zoom sur Russell Westbrook, qui vient de claquer le plus gros match de sa carrière. Et ça, c’est fort de café.

L’ogre a croqué les Nuggets

Il est des matchs que l’on n’oublie pas. Les 100 points de Wilt Chamberlain en 1962, les 81 points de Kobe Bryant face aux Raptors en 2006, le game 6 des finales 1998 où Michael Jordan pose un shoot au buzzer face au Jazz ou encore la grosse perf d’Alexis Ajinca face aux Grizzlies en 2014 où le pivot français marqua 2 points en prenant 4 rebonds dans la défaite des siens. Une erreur s’est glissée parmi ces performances immenses. Peu de performances individuelles entrent dans la catégorie du match de légende. Celui de Russell Westbrook a son mot à dire.

En déplacement à Denver cette nuit, le Thunder n’arrivait dans le Colorado avec aucun objectif collectif. Quasi assurés de leur 6ème place à l’Ouest, les hommes de Billy Donovan ont ouvert les portes du Pepsi Center avec un seul objectif : écrire le nom de Russell Westbrook dans les livres d’histoire. Auteur d’une saison stratosphérique, qu’il terminera à coup sûr en triple double de moyenne, le meneur mi-homme, mi-animal, mi-ogre (Il est tellement incroyable qu’il a trois moitiés) avait en ligne de mire un record imbattable, celui du nombre de triple doubles sur une saison. En 1961-1962, Oscar Robertson posait sans aucune peine 41 triple doubles en 79 matchs, tournant en moyenne à 30,8 points, 11,4 passes décisives et 12,5 rebonds. 55 ans plus tard, et alors que la NBA possède 21 équipes de plus qu’à l’époque de Big O, un autre extraterrestre a atterri sur la planète basket et cette nuit, il a croqué des Nuggets tout cru pour entrer dans la légende au terme d’un match immense.

Un match historique pour une saison qui l’est encore plus

Se rendant coup pour coup en première mi-temps, Nuggets et Thunder rentrent au vestiaire séparés d’un petit point (53-52). Déjà à 23 points, 12 rebonds et 6 passes après 24 minutes, l’ogre Westbrook vient de donner de la d’une partition qu’il récitera à la perfection. Bien emmené par Danilo Gallinari, Denver créé un écart en début deuxième mi-temps et c’est grâce à un Wilson Chandler de gala que les Nuggets prennent dix points d’avance (91-81). Russell Westbrook pose sa dixième passe décisive, synonyme de 42ème triple-double. Le Pepsi Center est debout. Mais Russ n’a pas tout dévoilé et le meilleur est à venir. Encore mené de 10 points à 2:27 de la fin du match, le Thunder se rebiffe. Westbrook porte son équipe, enchaine les paniers et démontre à ceux qui n’en étaient pas encore conscients qu’il est l’un des joueurs les plus clutchs de la ligue. Cerise sur le gateau, l’ogre de l’Oklahoma termine son chef d’œuvre avec 50 points et un shoot au buzzer à trois points qui offre la victoire au Thunder. Pas dégueu.

En résumé, Monsieur Westbrook a sorti un match gigantesque à Denver. Mené de 10 points à moins de 2:30 de la fin du match, son Thunder s’est imposé au buzzer grâce à un shoot monstrueux sur le gong. Westbrook termine le match avec 50 points, 16 rebonds et 12 passes, à 17/32 au shoot et avec seulement une faute et deux balles perdues. Russ pose ainsi son 42ème triple double de la saison, dépassant ainsi Oscar Robertson. Un match parfait. Alors que le meneur d’OKC claquait le match de sa vie, toi , la seule chose que tu aies claquée ce week-end, c’est ta cuisse gauche en voulant saisir ta bouteille d’eau pétillante après un set acharné de badminton face à tonton Eugène dans ton jardin avec un filet Decathlon à la hauteur douteuse.

Désormais, Westbrook a le trophée de MVP en ligne de mire et la bataille face à James Harden s’annonce ultra serrée. Le Thunder retrouvera d’ailleurs le barbu et ses Rockets au premier tour des prochains playoffs pour un duel au sommet entre les deux meilleurs joueurs de la saison. Idéal pour prouver à tout le monde qui est le patron de la NBA.

 

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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