Et pourquoi pas cette année ?

Dernière grande échéance de la saison, les Championnats du monde en ligne se disputeront ce dimanche à Bergen, en Norvège. Face à un Sagan en quête de triplé, un Kristoff à domicile et un Van Avermaet on fire en 2017, nos petits Bleus auront fort à faire. Vingt ans après Laurent Brochard, l’équipe de Cyrille Guimard espère frapper un grand coup et mettre fin à cette disette qui commence à se faire un peu longue.

Julian Alaphilippe veut gagner

Il l’a dit : « l’objectif c’est d’être champion du monde ». Julian Alaphilippe n’a qu’une idée en tête, devenir le premier français du XXIème siècle champion du monde de cyclisme sur route en ligne. Désigné comme le leader de l’équipe, le coureur de 25 ans pourra profiter d’un parcours qui pourrait faire la part belle à un puncheur de sa trempe. Avec une ascension de 1,5 km à une moyenne de 6,4% situé à 10 km de l’arrivée, le français serait bien inspiré de distancer les sprinteurs comme Sagan, Matthews, Gaviria ou Kristoff  dans cette ascension. Rapide au sprint, Alaphilippe ne serait pas pénalisé en cas d’arrivée en petit groupe. A lui de rester placé et attentif car malgré la longue distance (276,5 km), un championnat du monde peut parfois basculer en quelques secondes.

S’il veut briller, le Saint-Amandois (on se demande comment tu peux naitre dans un bled comme ça et devenir un des meilleurs cyclistes du monde) pourra compter sur une équipe créée spécialement pour lui. Entouré de gros rouleurs comme Roux et Gougeard, de bons grimpeurs comme Barguil, Gautier et Calmejane et de la jeune promesse Le Gac (champion du monde sur route juniors en 2010), le 3ème de Milan-San Remo ne devrait pas manquer de coéquipiers, à l’inverse de coureurs comme Sagan qui risque d’être aussi isolé que Christophe Jallet dans le vestiaire du Sénégal.

Si tout semble réuni pour que Julian Alaphilippe brille, nous n’avons pas encore évoqué le plus important : l’état de forme de notre petite pépite. De retour de blessure, le coureur de la formation belge Quick-Step a fait son grand retour sur le Tour d’Espagne. Il a d’abord fait le tour de Burgos mais bon, c’est l’équivalent de l’ATP de Metz au tennis, tout le monde s’en fout à part celui qui gagne. Je m’égare. Revenons à ce Tour d’Espagne. Vainqueur de la 8ème étape, le Français s’est montré très en jambes. Offensif, il a rassuré et semble plus prêt que jamais. S’il y en a bien un qui peut gagner dimanche, c’est lui.

Gallopin et Simon en seconds couteaux

En cas de jour sans pour Julian, rassurez-vous Cyrille Guimard est un malin. En plus des coéquipiers qui accompagneront Julian Alaphilippe, on pourra relever les sélections de Julien Simon et Tony Gallopin. Malgré un rôle de coéquipier, Julien Simon pourrait tenter sa chance. Le puncheur de 31 ans va rencontrer un parcours qui lui convient plutôt bien. Si on l’imagine difficilement gagner, on le verrait bien accrocher un top 10.

Le second, Tony Gallopin, apparaît lui comme le co-leader de cette équipe de France. Auteur d’une belle saison, il a notamment accroché un top 10 au classement général, une deuxième place à la Clasica San Sebastian et plus récemment une 6ème place au GP de Montréal. Très polyvalent, le coureur de 29 ans sera sûrement moins au service de son leader que ses petits camarades. Il ne serait donc pas étonnant qu’on lui donne carte blanche. Il fera parti des hommes à surveiller.

Comment courir ?

L’équipe de France va devoir adopter une stratégie. Mais que faire ? Gérer la course ou l’emballer, telle est la question. Au vu de l’équipe alignée, on imagine plutôt un Julian Alaphilippe ultra protégé et une équipe de France qui court en patronne. Il ne serait donc pas étonnant de ne pas retrouver de Français dans l’échappée.

Au moment où la course va se décanter, nos Bleus devront être vigilants car si le bon groupe part, tout est perdu. Avec des attaquants comme Barguil, Alaphilippe, Gallopin ou Gautier, les Français feront sûrement partie des dynamiteurs de cette course. Si Alaphilippe est le leader, il ne faudra pas mettre tous ses œufs dans le même panier. S’ils se sentent, que Barguil et Gallopin n’hésitent pas. Tout les deux sont capables d’exploits.

Pour être champion du monde, les Bleus devront surtout faire confiance à leur instinct et être malinx le linx. Un Championnat est une course à part où le vainqueur n’est pas toujours le plus fort…

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *