Entretien avec Gleb Sakharov : « L’objectif ? Finir l’année dans le Top 150 mondial »

A 29 ans, Gleb Sakharov est au top de sa carrière. Né à Tashkent, en Ouzbékistan, le tennisman français a mis du temps à obtenir des résultats solides sur le circuit. C’est avec plaisir qu’il a accepté de répondre à quelques questions. L’occasion de découvrir les ambitions et le parcours d’un joueur aujourd’hui classé 190ème à l’ATP.

Salut Gleb ! Ton parcours est atypique. Tu es arrivé plutôt tard sur le circuit. Tu as des regrets par rapport à cela ou c’est plutôt une fierté de prouver qu’il n’y a pas d’âge pour débarquer dans le game ?

Je suis pas vraiment arrivé tard sur le circuit, j’ai juste eu du mal à avoir des très bons résultats très vite. Ça a pris du temps. Et effectivement, l’âge c’est dans la tête.

Quand tu étais au collège, tu t’entrainais avant et après chaque journée d’école. Parles nous de ce rythme de fou. Psychologiquement, c’était pas trop dur ?

Évidemment c’était dur, il fallait beaucoup d’abnégation. Il faut savoir pourquoi tu fais ça, avoir des objectifs clairs dans la tête. Mais c’est vite devenu une habitude.

Aujourd’hui, quand tu penses au chemin parcouru pour atteindre le top 200 mondial, tu ressens quoi ?

Ce n’est qu’une étape, j’ai envie de plus.

Quel rôle a tenu ton père dans ton parcours ?

Très important. Coach au début, soutient inconditionnel maintenant.

Tu as encore des liens avec l’Ouzbékistan, ton pays d’origine ? Quelle place a ce pays dans ton cœur et ta vie ?

C’est là ou j’ai passé une partie de mon enfance. Ça fait partie de moi. C’est très important de ne pas oublier d’où on vient.

Tu as toujours voulu être joueur professionnel ?

Non, ça s’est fait petit à petit.

Quels sont tes objectifs pour la fin de saison et sur les années qui arrivent ? Accéder au tableau final d’un Grand Chelem, ce serait magique ?

Finir l’année 150 ATP. Oui c’est un objectif à moyen terme.

Tu as un coup fétiche sur le court ?

Le décalage coup droit.

Régaler le public, tu y penses quand tu joues ? T’es plutôt du genre « victoire sans saveur » ou « défaite avec honneurs » ?

Je pense plus à prendre du plaisir et à respecter le jeu. Ça dépend, si je suis en finale d’un gros tournoi, je prends avec plaisir « une victoire sans saveur ».

La vie de sportif de haut niveau est superbe mais pose à un moment ou un autre la question de la reconversion. Tu y penses ? Où t’imagines tu après ta carrière ? Dans le sport ? Sur la terrasse de France Télévisions entre Nelson Monfort et Lionel Chamoulaud ? Ou dans un domaine totalement différent ? Caissier au Lidl de Jouy en Josas ? Président de la République ? Pharmacien ?

Toujours dans le tennis, c’est un milieu que je connais bien, alors ça serait logique de rester là dedans.

Dernières questions. Selon toi, dans le sport de haut niveau, en quoi le mental est essentiel ? Ça se travaille ?

Oui c’est très important et ça se travaille. Rester lucide, faire des bons choix dans les situations tendues, rester maître de ses émotions. Tout ça, c’est du domaine mental.

Tu es né exactement 46 ans après Chantal Goya. Un commentaire là dessus ?

Pas vraiment…

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

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