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Son arrivée à Golden State avait fait couler beaucoup d’encre cet été. Sa signature chez la meilleure équipe de la ligue posait question d’abord sur le plan éthique alors que certains lui reprochait la facilité. Sportivement, le fait d’être entouré de très bons joueurs aurait pu faire chuter conséquemment ses moyennes statistiques. Que nenni. Kevin Durant a fermé quelques bouches avec un début de saison monumental.

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Une adaptation immédiate

Dans un fracas immense, Kevin Durant avait annoncé début juillet son arrivée à Golden State pour 54M de dollars sur deux ans (la deuxième en option). Incroyablement critiqué, le natif de Washington savait qu’il allait devoir répondre présent lors du début de saison. Bingo, le bougre ne s’est pas manqué et a attaqué l’exercice 2016-2017 sur les chapeaux de roues. Avec 27,5 points de moyenne, plus de 4 passes et plus de 8 rebonds, Durant maintient ses standards de ses années dans l’Oklahoma. Mieux, l’ailier shoote à 57% alors qu’il était à 50% au Thunder. Bien intégré dans les systèmes de coach Kerr, Durant est comme un poisson dans l’eau dans la baie d’Oakland. Et on est plus sur un espadon gros calibre que sur un vulgaire maquereau.

Un profil atypique

Déjà au sommet de la conférence Ouest, les Warriors peuvent remercier le filiforme Kevin qui apporte sa qualité de scoreur et son physique atypique : Durant est peut-être (avec Curry), l’attaquant le plus impressionnant de la NBA avec une capacité à marquer de partout, une variété dans ses possibilités offensives et une lucidité impressionnante qui lui permet notamment de se fondre aussi bien dans le collectif des Warriors. Ses 2,13m et sa mobilité font de lui un joueur particulièrement difficile à défendre. Plus grand que DeMarcus Cousins ou DeAndre Jordan par exemple, Durant est très mobile pour sa taille et si son jeu fait de lui un ailier, sa taille est un obstacle pour des défenseurs mesurant souvent une bonne dizaine de centimètres de moins. A Golden State, Steve Kerr se régale avec Durant qui lui apporte des solutions intéressantes, notamment dans la death line-up où Draymond Green glisse en poste 5 et Durant passe en 4 pour accélérer le jeu et posséder des joueurs capables de tout faire : shooter d’abord (Curry+Thompson+Durant=Amour Éternel), courir (Avec Green en pivot, le 5 des Warriors est petit et donc plus mobile), puis passer (Plus de 7 passes décisives de plus que leurs adversaires)

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Tout le monde s’y retrouve ?

De telles statistiques après plus de dix matchs sont inattendues après si peu de temps d’adaptation. Un joueur de cette envergure à ce niveau là engendre forcément une baisse d’implication chez certains Warriors. Qui en fait le plus les frais ?

  • Steph Curry ?

Certes, ses stats diminuent un peu mais on ne peut pas en conclure que l’arrivée de KD à Golden State perturbe Steph Curry. Avec 27 points et 6 passes par match avec des pourcentages très élevés, le double MVP en titre réalise un très gros début de saison. Durant libère un peu d’espace et Curry est un peu moins scruté par les défenses. Le beau shooteur en profite pour aligner les ficelles et quand le Chef Curry régale, ce sont les défenses qui dégustent. Bon appétit.

  • Klay Thompson ?

En délicatesse avec son shoot extérieur, Thompson ne shoote qu’à 32% à 3pts cette saison. L’arrivée de Durant n’y est sûrement pour rien de ce côté là mais sa moyenne de points par match a baissé de 3 unités par rapport au dernier exercice. Klay shoote toujours autant mais met moins dedans. Toujours à plus de 19pts par match, l’homme au bouc est un pion essentiel du système de Kerr qui aura besoin d’un Thompson un peu plus fort pour la fin de saison mais elle est encore longue et on ne doute pas du Splash Bro’ pour se remettre dans le droit chemin, raser ce bouc que je ne saurais voir et enchainer les paniers en fermant les yeux.

  • Draymond Green ?

Moins scoreur, Green se concentre encore plus sur les tâches ingrates et il le fait plutôt pas mal. À 3 passes décisives (c’est beaucoup) et 0,3 rebonds par match (c’est pas beaucoup) du triple-double de moyenne, le couteau suisse, pas suisse, est omniprésent malgré une baisse de pourcentage notable aux shoots. Draymond doit apporter, comme Thompson, un peu plus en défense pour que les Warriors retrouve de leur superbe de côté là du parquet.

Conclusion : On s’attendait à ce que Durant empiète un peu sur ses nouveaux coéquipiers et on pouvait imaginer qu’un Thompson ou Green chute statistiquement. Certes, la saison vient démarrer mais on voit que KD grappille un peu des stats par ci, par là mais ne prend pas la part d’un joueur en particulier. De bonne augure pour des Warriors qui auront besoin de tous leurs éléments pour reprendre le titre à LeBron James et ses potes.

En concubinage sportif avec Dwyane Wade. Fervent défenseur du beau jeu et de la dernière passe, celle qui "fait la diff'".

Une réaction au sujet de « Dis Kevin, pourquoi tu es si fort ? »

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