Mondial de basket : atout jeunesse pour les Bleues

Ce samedi, l’équipe de France féminine de basket débute sa Coupe du monde face à la Corée du Sud (14h30). À Tenerife en Espagne, les Bleues débarquent avec un rôle d’outsider au podium planétaire. Elles compteront sur une équipe jeune, mais talentueuse.

Le 25 juin 2017, une page se tournait dans l’histoire de l’équipe de France. Une grande page. Céline Dumerc, patronne des Bleues (262 capes), faisait ses adieux à la sélection nationale, après une finale de l’Euro perdue face à l’Espagne. Pour cette Coupe du monde 2018, les Tricolores s’avancent donc, pour la première fois, sans leur emblématique meneuse dans une compétition internationale. Et avec un trio de jeunes meneuses : Olivia Epoupa (24 ans), Romane Berniès (25 ans) et Alix Duchet (20 ans). « Ce poste est renouvelé par la jeunesse. Il y a bien sûr un manque d’expérience : on ne peut pas se passer comme ça de Céline sans y trouver des manques. Mais l’expérience est compensée par la fraîcheur avec un style de jeu différent », affirme l’entraineuse Valérie Garnier, dans une interview à 20 Minutes.

La liste des 12 joueuses convoquées pour le Mondial mêle joueuses d’expérience et celles en plein développement, où la moyenne d’âge est de 25 ans. Parmi les cadres, Sandrine Gruda (175 sélections) sera la tête de file des Bleus, si bien que le capitanat est attribué à Endy Miyem (186). Diandra Tchatchouang, Valériane Ayayi ou encore Sarah Michel font aussi partie des habituées. Derrière, place aux jeunes.

Marine Johannès en tête d’affiche

Comme cité précédemment, la France disposera de trois meneuses de 25 ans ou moins. Pour un total de 90 sélections à elles trois. Olivia Epoupa est de loin la plus expérimentée du trio (64 capes). La petite pile électrique, haute d’un mètre 65, a connu les Jeux Olympiques de 2016 comme titulaire, après le forfait de Céline Dumerc. Derrière Epoupa, Romane Berniès et Alex Duchet vont vivre leur première compétition, le maillot bleu sur les épaules.

Si Olivia Epoupa sera l’une des attractions des Bleues, Marine Johannès risque d’attirer toute la lumière. A 23 ans, la joueuse de Bourges est le phénomène de l’équipe française. Dribbles dans le dos, passes aveugles, ou shoots de très loin, Marine Johannès pratique un jeu peu commun dans le basket féminin. Inspirée par les joueurs NBA, l’arrière exécute parfaitement de nombreux mouvements spectaculaires, mais pas moins efficaces. Présente aux JO 2016, où elle s’est révélée, médaillée d’argent à l’Euro 2017, ce Mondial doit être la confirmation pour la Normande, comme le pense Valérie Garnier, son ancienne coach à Bourges et actuelle en sélection (dans Libération) : « Même si elle n’a que 23 ans, Marine doit commencer à avoir l’expérience d’un cadre. Et agir en conséquence en étant plus constante. » Durant le Mondial, Marine Johannès sera l’une des options offensives les plus dangereuses des Bleues.

« Ces filles ne craignent personne »

Comme Marine Johannès, sa compère à Bourges, Alexia Chartereau, commence aussi à s’affirmer dans le groupe France. Né en 1998, plus jeune des 12 Françaises, elle n’est pas encore titulaire, barrée par Endy Miyem notamment. Mais en préparation, l’ailière forte a démontré ses qualités de scoreuse, tant à trois points que sous le cercle, en finissant meilleure marqueuse du match contre la Lettonie (18 points, record en EDF).

La préparation a d’ailleurs été encourageante pour les Bleues : sept victoires et deux défaites. Malgré quelques moments de flottement, les Tricolores ont montré de belles choses, les jeunes osant prendre leur chance. Dernière démonstration en date, la fin de préparation face aux Etats-Unis, équipe invaincue depuis 2014. Durant trois quart-temps, les Françaises ont joué les yeux dans les yeux avec les Américaines, grandes favorites du Mondial, avant de s’incliner en toute logique. «C’est ce que j’aime dans cette équipe. Elle est jeune, mais ne veut pas entendre parler de jeunesse. Elle joue avec de la flamme, de l’audace. Ces filles ne craignent personne», certifie Valérie Garnier. De quoi aller chercher une médaille mondiale ? Début de réponse face à la Corée du Sud, ce samedi à 14h30.

 

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