Le chemin vers le septième ciel

Double champions du monde en titre, les Bleus remettent en jeu leur trophée, ce vendredi, en commençant face au Brésil, à Berlin. Le début d’une nouvelle aventure, histoire d’assoir de nouveau la suprématie tricolore et d’étoffer un peu plus le palmarès français.

C’est comme surfer la vague, avoir le vent en poupe et se laisser mener. Un mois après le sacre européen des filles, les garçons veulent prendre le relais, pour prolonger l’excellente santé du handball français. Car oui, les deux équipes de France trônent sur le toit du monde. Les filles depuis 2017, les gars depuis 2015.

Vainqueurs des deux précédents Mondiaux, les Bleus entrevoient d’écrire une nouvelle page de l’histoire, dans un livre bien rempli par les exploits des Bronzés, Barjos, Costauds et Experts. Déjà détenteurs du record de titres mondiaux, Didier Dinart et sa troupe visent une septième couronne planétaire.

L’autre objectif : être la première nation à soulever le trophée trois fois de suite. La France avait échoué à réaliser cette prouesse, en se sabordant lors du Mondial 2013.

La vie sans Karabatic… ou pas

Sauf que cette année, décrocher cette récompense devra (ou devrait) se faire sans l’atout majeur des Bleus, Nikola Karabatic. Opéré à un pied en octobre, le meilleur joueur du monde en 2007, 2014 et 2016 n’est pas remis et ne fait pas partie des 17 sélectionnés (liste qui sera réduit à 16 pour le premier match face au Brésil).

Mais le maitre à jouer des Tricolores laissera planer son ombre sur ses camarades. Tout d’abord dans le vestiaire, où il pourra apporter son expérience accrue du très haut niveau. Mais aussi… sur le terrain. Le joueur du PSG fait partie du groupe élargi des 28 et pourrait entrer dans l’équipe en cours de compétition, si son pied va bien ou si la France est à la peine. Autre raison aussi de voir la vie en Karabatic, son frère Luka est bien présent.

Tokyo en ligne de mire

Malgré l’absence actuelle de Niko, L’ambition, toutefois, ne manque pas à ce groupe qui « a de la gueule », pour l’entraîneur-adjoint Guillaume Gille, même sans sa star. « On n’est pas loin d’avoir un des plus beaux effectifs qu’on ait jamais eu en terme de talent et de qualité à tous les postes. On a vraiment un coup à jouer. On n’est pas les archi favoris mais on a de quoi aller chercher un dernier carré c’est sûr », affirment l’ailier Valentin Porte, qui cite l’Allemagne, le Danemark et l’Espagne parmi les rivaux les plus redoutables.

Pour dompter ses adversaires, le sélectionneur Didier Dinart pourra tout de même compter sur un noyau fort de cadres accomplis : Luc Abalo, Michael Guigou ou Cédric Sorhaindo. L’autre force vive repose sur la présence de jeunes talents au profil déjà mûr : Dika Mem, Ludovic Fabregas et Nedim Remili. Tout ce petit monde rêve de conserver le trône planétaire, mais aussi d’obtenir d’office le ticket pour les Jeux Olympiques 2020, à Tokyo.

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