Bourges – Lattes-Montpellier, duel au sommet

Le championnat de France de basket féminin a repris le 13 et 14 octobre lors de l’Open LFB. Cette année, deux équipes se dégagent pour prétendre au titre : Bourges et Lattes-Montpellier.

Il a fait beau cet été sur Bourges et Lattes-Montpellier. Mais pas exactement pour les mêmes raisons. Bourges a fêté en mai dernier son 14e titre de champion de France, un record dans l’histoire de la LFB, mais aussi sa 10e Coupe de France. Un doublé donc pour conclure une saison faste. La réussite sportive de la saison 2017-2018, n’est en revanche pas la source du bel intersaison du BLMA.

Lattes-Montpellier fait peau neuve

Septième de la saison passée, le club héraultais a décidé de passer la vitesse supérieure pour cette nouvelle année. Un budget en hausse de 20%, une nouvelle identité visuelle mais surtout, un recrutement XXL. Le club champion en 2015 a renouvelé son effectif en attirant de nombreuses joueuses de renom (huit arrivées en tout) : Samantha Whitcomb, fraichement championne WNBA et vice-championne du monde avec l’Australie, ou le shooteuse Taylor Wurtz. Mais aussi plusieurs internationales françaises : Endy Miyem, capitaine des Bleues ou encore Diandra Tchatchouang en provenance … de Bourges.

« Le projet BLMA, c’est de gagner et de retrouver la finale du championnat. On a un groupe remodelé à 80%, il faudra un temps de mise en place », assure Rachid Méziane, entraîneur de Lattes-Montpellier.  En tout, cinq Françaises présentes à la Coupe du monde 2018 jouent à Lattes, un atout pour le coach, également adjoint chez les Bleues : « C’est plus facile car on connaît les joueuses, on n’est pas en terrain inconnu. Elles jouent ensemble donc c’est plus facile pour avoir des connexions. J’ai aussi eu la chance de rencontrer Sami Whitcomb aussi à Tenerife, avec la sélection australienne. On ne part pas de 0. »

Le jeu : une équipe à fort potentiel offensif

Dimanche 14 octobre, le BLMA a remporté son premier match de championnat face à Nantes (85-69). Et il s’avère que la formation héraultaise peut devenir un véritable rouleau compresseur en attaque. Rachid Méziane se base sur une équipe capable de shooter de loin, avec en chef de file Samantha Whitcomb. L’ajout d’Hélène Ciak au poste de pivot permet de fixer la défense à l’intérieur. Les capacités de création du duo de meneuse Romane Berniès-Alix Duchet offre beaucoup de possibilités offensives. En témoigne les 29 passes décisives réalisées par le collectif de Lattes-Montpellier. En défense, le BLMA a été mis à mal pendant une mi-temps avant de prendre le dessus, occasionnant de nombreuses contre-attaques. Le jeu en transition sera l’une des forces de Lattes-Montpellier cette saison.

Bourges prône la stabilité

La place forte du basket féminin en France a su garder son effectif, mais a toutefois subi quelques pertes. Outre Tchatchouang, les Tango ont vu l’internationale française Valériane Ayayi ou l’expérimentée Laia Palau quitter le groupe. Des départs comblés par de jeunes joueuses, Lisa Berkani (21 ans) ou Iliana Rupert (17 ans), et l’arrivée de la MVP Nayo Raincock-Ekunwe. Sinon, les joueuses majeures de l’année précédente sont toujours là : Marine Johannès, Katherine Plouffe, Alexia Chartereau, Sarah Michel… « Il y a 7 sept joueuses qui étaient là l’année dernière. On a démarré la saison en se connaissant, contrairement à l’an dernier. On perd Diandra et Valériane mais il y a des jeunes joueuses qui sont là et qui vont apprendre à connaître ce qu’on veut d’elles. J’ai bon espoir d’être prêt plus tôt que la saison dernière », confie Olivier Lafargue, entraîneur de Bourges. En tout, Bourges dispose de sept internationales, dont trois tricolores.

Le jeu : « la base c’est la défense »

Le club du Cher a déjà accroché un nouveau titre à son palmarès : le match des Champions face à Charleville-Mézières, samedi 13 octobre (75-67). Une satisfaction pour Marine Johannès en comparaison du peu de préparation obtenue à cause de la Coupe du monde en septembre : « C’est clair que ça lance bien la saison, on a eu peu d’entrainements avec toutes les joueuses. C’était un match important pour le début de la saison, et fallait bien commencer ». Bourges a pourtant eu du mal à contenir les Flammes Carolo en défense. « Ce qu’on s’était dit au début du match, c’était de pouvoir faire des choses défensivement. On se rend compte qu’on n’est pas encore prêt. C’est avec la répétition des matches qu’on va améliorer », avouait Olivier Lafargue en conférence de presse. Offensivement, Bourges a été performant grâce au talent de Marine Johannès et à l’efficacité de Katherine Plouffe (19 points). Le duo de meneuses Ouvina-Sharp est aussi gage de performance. Mais conserver la titre sera une mission rude pour le Tango Bourges Basket.

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