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Alors qu’on leur prédisait l’enfer après la perte sur blessure de leurs deux leaders Gordon Hayward (après seulement 5 minutes de jeu cette saison…) et surtout Kyrie Irving, les Celtics reverdissent en playoffs et après avoir écarté difficilement les Bucks d’un certain Giannis Antetokounmpo en 7 matchs au premier tour, ils mènent désormais 2 manches à rien face aux Sixers !  Focus sur la série la plus excitante de ses demi-finales de conférence et qui n’a pas encore livré son verdict final.

Boston, où l’éloge du collectif avant tout

Peu nombreux étaient ceux qui voyaient les Celtics passer ne serait-ce qu’un tour à l’annonce de la blessure longue durée de leur meneur Kyrie Irving. Pourtant, la franchise mythique aux 17 titres NBA est encore en vie, et quelle vie ! Les Bucks de Giannis avalés au premier tour, les voilà face à l’épouvantail de cette conférence, la jeune et terriblement ambitieuse équipe des Sixers emmenée par ses deux stars Jojo Embiid et Ben Simmons (leurs portraits à retrouver ici). Pour faire face à cette montagne de talent qui se dresse face à eux et essayer de s’en sortir sans leurs deux meilleurs joueurs, les Celtes et leur coach Brad Stevens ont posé un all-in sur non pas un joueur en particulier mais bel et bien sur leur collectif. Car c’est bien cela qui impressionne chez cette équipe devant faire sans deux All Stars, cette force de frappe collective et l’âme qui semble s’en dégager. Si vous êtes amateur de sensations fortes et que vous aimez tout simplement le sport et sa magie, allez donc jetez un coup d’oeil aux matchs joués par Boston dans son TD Garden en fusion, le spectacle est tout simplement incroyable.

 

La salle incandescente joue à merveille son rôle de 6e homme et porte son équipe, qui est pour l’instant invaincue à domicile dans ces playoffs. Tout le monde apporte sa pierre à l’édifice, à commencer par le grand Al Horford qui emmène tout le monde sur ses larges épaules, mais aussi les plus jeunes comme Jaylen Brown et Jayson Tatum, respectivement sophomore et rookie, et dont la maturité et la qualité de jeu sont plus dignes de vieux briscards d’expérience que de petits jeunots ! Et que dire de Terry Rozier, troisième meneur de l’équipe en début de saison et à qui on promettait plus de couper des citrons sur le banc que de marquer les esprits en playoffs, et qui assure autant sur le terrain avec des performances de mammouth (plus de 24 points 7 rebonds et 7 passes de moyenne sur les deux premiers matchs de la série, rien que ça s’il-vous-plaît) qu’à côté avec un énorme trashtalking sur Eric Bledsoe, qu’il a mangé en apéritif comme Marion Bartoli gobe les petits fours, et qu’il a achevé en se pointant au Game 1 face à Philly avec un maillot… du quarterback NFL Drew Bledsoe ! Merci, au revoir, circulez il n’y a plus rien à voir, ce brave Eric Bledsoe s’est fait découper en règle et Rozier nous a régalé comme jamais.

Collectivement, cette équipe de Boston est frissonnante, entraînante, chavirante voire même renversante (22 points de retard comblés dans le Game 2 face aux Sixers) et on se demande bien quand le conte de fée va s’arrêter. Tout le monde semble uni autour de l’excellent coach Brad Stevens et chaque joueur a trouvé sa place au sein de la superbe mécanique des Celtics, comme l’imposant rookie Semi Ojeleye, le vieux briscard Greg Monroe ou encore la teigne défensive Marcus Smart.

Attention toutefois à l’eau qui dort

Mais voilà, en face de cette jeunesse dorée de Boston se dresse une autre équipe jeune, fougueuse et dégoulinante de talent en la personne de Philadelphie. Ses deux leaders Embiid et Simmons sont deux monstres des parquets, et si la franchise de Pennsylvanie est dos au mur, attention à la réaction potentielle de ses deux franchise players. Le jeune Australien notamment s’est troué comme jamais au match 2 avec une ligne de stats tout simplement immonde (1 seul point, aucun tir rentré, une horreur pour les yeux) et n’avait pas fait beaucoup mieux au premier match.

Cette série que l’on annonçait comme la plus serrée de toutes est finalement survolée par les Celtics pour le moment, et il va être plus qu’intéressant de scruter à la loupe la réaction des jeunes Sixers. Embiid est meilleur que jamais lorsqu’il est poussé dans ses retranchements, et Simmons n’est pas subitement devenu un joueur de niveau National 3 même s’il ne s’est toujours pas acheté de tirs et qu’il ne peut pas mettre la gonfle dans le cercle au delà de 5 mètres de distance. Devant son public au Wells Fargo Center il va falloir pour coach Brown et ses hommes trouver les ressources nécessaires pour inverser le momentum et se relancer. Le game 3 de ce soir est un véritable must win pour Philly qui, dos au mur, doit montrer de quel bois elle peut se chauffer lorsqu’elle joue dans son antre. La légende Allen Iverson en personne a même décrocher son téléphone pour appeler le rookie (ou pas ?) australien et lui remonter le moral pour lui permettre de retrouver un niveau de jeu digne de son statut de peut être futur Rookie of the Year. La qualification sera à ce prix.

Quel avenir pour cette série ?

La talent et la profondeur d’effectif semble être du côté des Sixers, et c’est ce qui en faisait des favoris avant le début de ce duel. Cependant, les Celtics, merveilleux de solidarité, de combativité et magnifiquement bien drivée par un Brad Stevens capable de faire bien jouer au basket deux paquets d’allumette et un Twix s’il le souhaitait, semblent collectivement plus au point que leurs adversaires. Seront-ils capables de tenir encore un peu pour aller chercher 2 matchs de plus ? Chez En Tribunes, on a envie d’y croire, et même si on pense que Philly va réagir voire recoller au score avant le retour a Boston, ces Celtics ont trop de coeur pour mourir et méritent de retourner en finale de conférence, rien que pour prolonger le plaisir de les voir évoluer dans ce bouillant TD Garden.

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