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Ce samedi, à 17h45, l’Equipe de France de rugby reçoit le XV de la Rose au stade de France. Deux semaines après un succès difficile contre l’Italie (34-17), les Bleus vont affronter le double tenant du titre dans un match capital pour les deux équipes.

La bataille pour la deuxième place

La défaite surprise des Anglais contre les Ecossais lors de la dernière journée permet aujourd’hui d’y voir un peu plus clair quant aux enjeux de cette fin de tournoi. Sauf cataclysme, l’Irlande devrait remporter le tournoi et l’Italie décrocher une nouvelle cuillère de bois. La bataille qu’il sera intéressant de suivre est celle pour la deuxième place. Actuellement, quatre équipes se tiennent en trois points. Cinquième, le XV de France ne pointe qu’à trois points de l’Angleterre, deuxième du classement. Une victoire samedi permettrait donc aux hommes de Jacques Brunel de passer devant les Anglais.

En revanche, une défaite annihilerait tous les espoirs de bien figurer dans le classement et apparaît comme la quasi certitude d’achever ce tournoi avant dernier. Comme on le dit avant chaque match de l’équipe de France, la victoire sera impérative. Côté anglais, il s’agira de relever la tête. En Ecosse, la petite leçon reçue par le XV de la Rose n’était que la seconde défaite en vingt-six matchs d’Eddy Jones en tant que sélectionneur. Si la victoire finale n’est pas définitivement oubliée, elle passera d’abord par une victoire bonifiée en France.

Un véritable écart sur le papier

Quand on se penche sur l’efffectif des deux équipes, la différence fait mal au cœur et à l’orgueil. L’Angleterre et la France ne boxent plus dans la même catégorie. Si l’on observe poste par poste, quel français serait titulaire dans le XV de la Rose ? Très peu, voire aucun.

Pour commencer, les Anglais ont des joueurs largement meilleurs individuellement. D’ailleurs, quand on regarde la composition type du XV de la Rose, elle a de quoi faire relativement peur. Chaque poste correspond à une individualité capable de faire la différence à l’image de Cole, Itoje, Farrell, Joseph ou Brown pour ne citer qu’eux. Alors que côté français, les seuls vraiment capables d’étincelles (défensivement ou offensivement) sont Guirado, Bastarraud (quand il pense à faire des passes) ou Thomas. Sachant que Teddy Thomas ne sera pas là ce samedi, on se demande sincèrement comment les Bleus vont réussir à marquer des essais. Malgré son courage et ses qualités de défense, on imagine mal Guirado prendre la défense anglaise de vitesse sur 40 mètres.

Les automatismes penchent aussi en faveur de l’équipe anglaise. Pour illustrer les automatismes de cette équipe, quoi de mieux que la paire Farrell-Ford. Alignés ensemble à 20 reprises, les deux hommes se trouvent maintenant les yeux fermés. A eux deux, ils sont aussi dangereux que toute l’équipe de France réunie. Côté français, il y a tellement de changement que beaucoup pensent encore que Vincent Moscato joue encore au sein du XV de France. Idem pour l’expérience. Quand un tiers de la population française a une sélection en Bleu, le capitaine anglais et talonneur Dylan Hartley en cumule déjà 79. Il est là depuis dix ans, rien que ça.

Réapprendre à gagner

La bête anglaise est blessée suite à l’échec essuyé à Murrayfield. Dans un stade de France qui sera quasiment comble, les Anglais seront remontés comme des pendules. Toujours avec cette rivalité qui anime ce Crunch dans un coin de la tête, les Bleus devront laisser leur vie sur le terrain s’ils veulent obtenir un résultat face à la furie anglaise.

On ne sait pas qui c’est.

Si le début de tournoi n’est pas des plus encourageants, nos cœurs doivent rester patriotes et derrière le XV de France. Ca fait belle lurette qu’on n’a pas battu les Anglais, quatre ans exactement. Finalement, peut-être qu’une victoire contre l’Angleterre en rugby c’est comme les JO. Il y en a tous les quatre ans.

Supporter de L’OL en Ligue 1 et de l’ASM en Top 14. La deuxième place, c’est pour lui.

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